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Nouvelles russes

Suite à une belle erreur de communication interne entre l’auberge et nous-même, nous voici arrivés bien (trop) tôt en la terre inhospitalière du Podulko International Airport, après notre semaine de vadrouille russe. J’en profite donc pour vous narrer quelques petites anecdotes piquantes au passage…

L’humour russe:

Contrôle de passeports à l’entrée d’une bouche de métro. Rien de surprenant en soi quand on sait que c’est l’un des jeux préférés de la Militsia locale sauf que là, le cerbère de service me balance, en rigolant, un gros “Ausweiss” ce qui correspond au terme allemand pour un laisser-passer. J’ose croire qu’ils nous ont pris pour des allemands et que la vieille rancoeur germano-soviétique les a poussé à faire cette petite blagounette ultra fine qui n’aura duré que le temps d’un shot de vodka.

La bouffe russe

Des pizzas, des pizzas, des sushis, des steacks et des oeufs bactériorisés qui ont donné un beau mal de bide aux fous qui en avaient pris. Résultat: une nuit à l’hosto pour un minot et une demie journée d’attente pour en sortir suite à des négociations dignes de la Guerre Froide entre ladite clinique, l’assurance et ma CB. Et je n’ai pas payé (2000 euros !!!).

Les demoiselles russes

Y a des Kournikova partout, des Adriana à tous les coins de rues, exhibant des gambettes à faire se damner le premier saint viendu.

Pierre et Paul

Jolie forteresse dans laquelle reposent quelques dynasties de Tsar, des Catherine, des Pierre, des Alexandre, entassés dans des tombes de marbre blanc/noir et sans autre identification possible qu’une vague plaque en cyrillique difficilement déchiffrable pour le pekin moyen non accompagné de son guide.

Le ballet

Le lac des cygnes, c’est sensé être chébran. Mais quand vous êtes entourés par une ribambelle de beaufs en chemise hawaïenne qui font crépiter les flashs de leurs APN pendant le ballet, qui causent et recausent, on en vient à regretter que la canicule locale ne soit pas plus radicale. En plus, si les cygnes en tutu ne manquaient pas de grâce, le Prince Ziegfried, jeune premier blondinet en collant moule-burnes, sautait avec la grâce d’un capri malade et atterrissait avec un style tout pachydermique. Et le combat final contre le Seigneur Ténébreux du Mordor se résume à des doigts levés – Jésus/Saturday Night Fever et manque cruellement de panache.

Les taxis

Se négocient avant de monter, font incontestablement du proselytisme pour l’église orthodoxe vu le nombre d’icônes dans chaque char et surtout, conduisent comme des gueux finis au cerveau non oxygéné. Il vaut mieux prier pour rester en vie et ne pas ouvrir les yeux. Ambiance cependant fort sympathique avec musique russe en fond.

To be foloued.