Un roadtrip en Irlande du Nord

par Cedric Tinteroff

Un roadtrip en Irlande du Nord

Un roadtrip en Irlande du Nord

Cedric Tinteroff
Photos : Cedric Tinteroff
8 mai 2017
L'Irlande du Nord façon roadtrip en famille, en sept lieux.

L’Irlande du Nord : un territoire incognito, auparavant plus connu pour la violence de son Histoire que pour la beauté de ses paysages. Pourtant, depuis quelques années, la tendance se renverse à 180° : ce qui était naguère frayeur, bombes et No Go Zone est devenu une destination trendy où il fait bon aller en famille, marcher sur les traces de GoT, se recueillir à Derry, s’immerger à Belfast la renaissante ou encore s’émerveiller devant le spectacle éternel de la Chaussée des Géants, site emblématique du pays s’il en est.

Amoureux de l’Irlande que je suis, je ne pouvais laisser passer mon tour plus longtemps. Aussi, c’est avec énormément d’attentes, d’espoirs et – déjà – d’Amour que j’ai embarqué, le temps d’une dizaine de jours, avec Femme et Enfants, pour un roadtrip de découverte, avec Belfast pour départ et arrivée, via Derry et, en point d’orgue, Halloween.

Le récit de ce voyage, en version Long-Format, c’est ici et maintenant, au travers des sept lieux (avec histoires, recommandations et adresses) que nous avons adoré. J’ai aussi demandé à #DeT et Pitchoune de contribuer : un éclairage supplémentaire sur ce voyage, pour passer du JE à NOUS.

Bonne lecture,
Cedric

La seconde vie de Belfast
Le Titanic Museum - Une attraction majeure de la capitale nord-irlandaise.

Autrefois, Belfast, qu’est-ce que c’était ?

Une ville qui faisait la une des journaux au rythme des attentats. Une ville où les réalisateurs venaient tourner des films traitant d’indépendance, de combats, de violence et de bombes explosant jour après jour. La capitale de l’Irlande du Nord vivait une existence incertaine, remise en cause au quotidien, dans l’espoir ténu et fragile de lendemains meilleurs. 

Mais tout cela, c’était avant, c’était hier, c’était jadis et autrefois : c’était et cela n’est plus car Belfast a su tourner la page, prendre son destin à deux mains et faire table rase du passé. Aujourd’hui, en effet, Belfast est devenue une destination qui compte et où il est de bon ton de s’arrêter avant tout périple nord-irlandais. Explorer le centre-ville, errer sur les quais, faire du shopping, visiter les nombreux musées de la Ville ou encore s’arrêter pour découvrir la nouvelle scène foodie locale, ce ne sont là que quelques options parmi toutes celles que le voyageur intrépide pourra expérimenter au gré de ses envies et balades.

 

Nos visites recommandées

Pendant ce voyage, Belfast fut un regret en même temps qu’une joie : regret de ne pas être restés plus longtemps et joie de l’avoir découverte en famille. Ainsi, si notre arrivée fut quelque peu chaotique, nous avons cependant apprécié d’avoir pu y passer les dernières heures de notre voyage avec trois visites de très bon aloi :

Où manger à Belfast ?

Forcément, on ne peut pas que se balader à Belfast. Ce serait une hérésie que de ne pas profiter de l’offre culinaire locale, accessible à tous les budgets et à tous les goûts, depuis les gluten-free jusqu’aux vegans en passant par les carnivores, les enfants et les ados. Immense point positif (qui peut s’étendre à toute l’Irlande du Nord) : des menus enfants et des chaises hautes partout ! Ainsi, voici donc une sélection testée et approuvée de quelques adresses :

 

Où dormir à Belfast ?

Nous n’avons testé qu’une seule adresse : le Europa Hôtel, un très bel hôtel situé au coeur de Belfast. Tout ce qu’on peut attendre d’un 4* était au rendez-vous : staff super efficace, gentillesse, professionalisme et élégance. Les enfants ont apprécié les petites intentions (les canards de bain, les parts de gâteaux dans la chambre). C’était d’ailleurs la première fois que Pitchoune et Fils dormaient dans un tel lieu : ils ont (beaucoup) apprécié !

D’autre part – et ce qui ne gâche rien – le petit déjeuner est très bon et copieux. Idéal pour prendre des forces et se lancer dans une journée de voyage. Donc, si vous avez envie d’une petite immersion dans le luxe sans pour autant dépenser une fortune, je ne peux que recommander de passer sur le site officiel pour vérifier les éventuelles promotions : le prix commence à 148€ (chambre double) et monte jusqu’à 1150€ pour la Suite Titanic.

Le regard de #DeT

Connaissant cette ville uniquement pour son passé violent, je m’attendais à le ressentir en parcourant la ville à pied. J’ai eu du mal à y imaginer les affrontements et les « checkpoints ». Les rues piétonnes du centre-ville sont très agréables : larges et propres, les locaux s’y pressent pour y chercher leur déjeuner ou faire du shopping. Je regrette de ne pas avoir eu l’occasion de m’éloigner du centre pour visiter la banlieue au moyen d’un Black Cab : un taxi noir dont le chauffeur vous emmène dans les coins encore chauds de Belfast pour vous dévoiler les murals et vous raconter l’histoire de ses quartiers. 

L’avis de Pitchoune

Le musée du Titanic est super parce qu’il y a des lieux qui expliquent tout ce qu’il y a dans le bateau : la cabine du capitaine, l’escalier avec un ange en or au milieu des deux barres et dans un endroit protégé par une baie vitrée, il y avait même une chambre avec des images par ordinateur de gens qui parlaient avec le Capitaine. On voit même comment il a coulé. C’était trop génial ! Je vous conseille d’aller à l’hôtel qui s’appelle Europa : les lits sont super confortables et l’accueil est très chaleureux.

 

 

 

 

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Quand Derry ne rime plus avec Bloody.
Le mythique panneau du Bogside

Savez-vous quel est le mot anglais qui compte le plus de lettres muettes ?  
LondonDerry.

C’est avec cette blague que j’ai fait connaissance avec Derry, un soir, dans un pub parisien. Racontée par Aude, une vieille copine irlandophile, entre deux tintements de pintes aussi noires que la nuit. Déjà, je comprenais que quelque chose était différent, là-bas, quelque chose dont j’ai déjà parlé longuement de ma découverte du Bogside et de son Histoire terrible, sanglante.

Pourtant, comme tout Belfast a su aller de l’avant, Derry a fait de même. En capitalisant sur son énergie, en ne rejetant pas le passé mais en s’en servant comme appui, c’est devenu une ville changeante, où il fait bon vivre et se promener, en observant l’ancien et le neuf se cotoyer un peu partout, sur les remparts de la vieille ville, sur les fresques ou dans les ruelles. Cependant, Derry, ce n’est pas que ça : c’est aussi, le temps d’une semaine, l’exubérance la plus totale à mesure qu’approche la célébration d’Halloween et le plus grand défilé au monde. Les squelettes cohabitent avec les zombies, les Princesses ont les dents sanglantes et les enfants rient d’effroi au gré des rencontres. 

 

Alors oui, peut-être que Derry est encore un peu Bloody… mais seulement dans le bon sens !

Nos visites recommandées

La ville de Derry est riche, très riche en musées. Pendant les trois jours que nous avons passés sur place, nous avons décidé de mettre l’accent sur deux domaines historiques bien définis : l’histoire du Bogside et l’histoire de Derry, vue de façon ludique. Nous avons ajouté, à nos visites, quelques petites balades et des découvertes impromptues, guidées par le hasard. Voici donc ce que nous pouvons vous recommander pour votre séjour :

Célébrer Halloween à Derry

C’était le but officieux de notre voyage, un fantasme que je caressais depuis de longues, longues années : célébrer Halloween à Derry. Autant vous dire que nous n’avons pas été déçus de notre voyage ! Pendant la semaine qui précède LA grande soirée, toute la ville se met au diapason de l’événement à venir : déguisements, décorations et toiles d’araignées parsèment les rues et il ne faut pas s’étonner de croiser quelques suprenants personnages au détour d’une promenade sur les remparts…

Halloween à Derry, ce n’est pas seulement cela : c’est aussi l’occasion de faire la fête et de défiler dans les rues de la ville, dans le cadre de la Parade et du feu d’artifice, deux évenements incontournables pour lesquels la ville se prépare pendant une année entière.

L’ambiance, pendant les jours qui précèdent, nous a paru très bon enfant. L’espace festif est très bien délimité et la forte présence policière parait encadrer de façon très ferme tous les éventuels débordements. Toutes les zones fréquentées par les familles sont surveillées et décrêtées Alcohol et Drug Free : autrement dit, aucun soucis à vous faire pour les bambins ! En ce qui concerne le soir même d’Halloween, le 31 octobre donc, il se peut que le cran de l’animation nocturne soit poussé un tantinet plus haut : pensez donc à éviter les zones très peuplées après une certaine heure, même si vous risquez plus de fuir la pluie que la Police.

Enfin, si je ne devais vous conseiller qu’une seule chose : ANTICIPEZ ! D’une part parce que Derry est très courue à cette période de l’année et, d’autre part, parce que cela vaut largement le coup de venir quelques jours avant Halloween, pour pouvoir profiter pleinement de toutes les activités proposées en amont de l’évenement et, enfin, parce qu’il faut s’y prendre à l’avance pour pouvoir admirer pleinement la Parade afin d’éviter de se retrouver, comme nous, au milieu de la foule et sous l’averse…

Où manger à Derry ?

Comme toujours, on trouve absolument de tout pour se nourrir très correctement à Derry. L’offre est suffisament conséquente pour répondre aux besoins les plus variés, du très luxueux au très modeste. Voici trois adresses testées et approuvées par nos soins !

Où dormir à Derry ?

Tout comme à Belfast, nous n’avons testé qu’une seule adresse, qui a cependant laissé un très beau souvenir à tous les membres de la famille : le Bishops Gate Hôtel, situé sur la rue éponyme. Je ne vais pas me lancer dans un concert de louanges dythirambiques mais force est de constater que notre séjour a réellement frôlé la perfection, bien que cela ne soit rien d’autre que le but recherché par les établissements de catégorie supérieure.

De la gentillesse du personnel à son efficacité en passant par ses conseils avisés, ses discussions impromptues et sa capacité à gerer 50² requêtes en simultané, le volet humain est parfait. La décoration est chaleureuse (mention spéciale pour les tableaux canidéens) et la cheminée à côté de la réception est un gros plus pour farnienter. Gros succès aussi pour le petit déjeuner et la réalisation héroïque des chocolats chauds matinaux de Pitchoune. 

Bref : gros coup de cœur pour cette adresse de charme idéale pour découvrir Derry depuis le centre. Les prix, encore une fois, ne sont pas aberrants au regard de ce qui est proposé et offert : en fouinant sur le site, il est possible de trouver des packages à 139£ par personne, pour deux nuits, deux petits déjeuners et un repas. Autrement – et en fonction des périodes, les prix commencent à 135€ la nuit, pour une personne et montent jusque 250€ pour la Suite Junior.

Le regard de #DeT

Ne ratez pas la promenade sur les remparts de la ville ! J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette ville et je pense que cela est en grande partie du au charme de son centre-ville enfermé dans les remparts comme dans un écrin (d’ailleurs le croisement central se nomme le « diamond »). Outre le plaisir de voir vos enfants s’imaginer en soldats réalisant leur ronde, on profite d’une vue superbe sur le reste de la ville et notamment d’un côté le Loyalside (quartier de la garnison anglaise) et de l’autre le Bogside et ses murals. Clou de la balade : arriver devant l’Hôtel de Ville de Derry, le Guidhall, fier édifice qui se dresse dans le ciel nord-irlandais telle une église.

L’avis de Pitchoune

J’ai trouvé ça super car les gens ne polluaient pas trop et il faudrait y aller plutôt à Halloween car c’est à ce moment que c’est le plus cool. J’ai aimé le feu d’artifice, l’hôtel où j’ai dormi et, surtout, la salle où on a diné avec l’office de tourisme.

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La Chaussée des Géants : l'immanquable absolu.
Les formations hexagonales du basalte

Si je vous demande quel est l’endroit le plus connu de toute l’Irlande du Nord, il est fort à parier que vous me répondiez, immédiatement, « La Chaussée des Géants ». Mythique, légendaire, iconique : tout a été dit, écrit, photographié à propos de ce lieu dont la conception défie l’entendement et soulève bien des questions dont les légendes sont la plus belle des réponses. Inscrit aussi bien au patrimoine mondial de l’UNESCO que dans tous les itinéraires des guides de voyage, le Giant Causeway – en VO – est bien plus qu’un immanquable : c’est une expérience à vivre par soi-même.

 

Visiter la Chaussée des Géants

Avec – environ – 800 000 visiteurs par an, une chose est sûre et certaine : vous ne serez pas seul pendant votre visite et, à moins de vous lever très tôt le matin (j’ai testé et c’est formidable, soit dit en passant), il vous faudra cohabiter avec, a minima, plusieurs dizaines d’autres spectateurs sur le site. Si vous arrivez à vous mettre dans votre bulle et à faire abstraction des perches à selfie et des trépieds, aucun souci. Autrement, il se peut que vous deveniez misanthrope pendant quelques minutes, ce qui peut arriver à tout le monde ! 

De façon plus sérieuse, vous remarquerez très vite que le site est très, très populaire et il suffit de voir les alignements de voitures garées à plusieurs kilomètres pour saisir l’un des enjeux principaux d’une visite : payer ou ne pas payer pour visiter la Chaussée des Géants.

Payer ou ne pas payer ?

Faisons les choses simplement et répondons de suite à cette interrogation essentielle : OUI, il est possible de ne pas payer pour visiter la Chaussée des Géants, vu que le site est en libre-accès, à trois conditions près :

  1. Ne pas utiliser les structures officielles (Parking et Visitor Center) et donc se garer loin, très loin.
  2. Ne pas passer au Visitor Center.
  3. Venir sur le site entre l’aube et le crépuscule.

A titre personnel, je ne jette aucunement la pierre à ne ceux qui ne veulent pas payer 9 £ // 10£50 par adulte mais, si vous êtes véhiculés et que vous avez prévu de passer par le Visitor Center, ne réfléchissez pas plus loin, vu que TOUT est inclus dans la somme à régler, c’est à dire le Parking ET l’entrée pour le centre. Si vous décidez cependant de tenter le parking « alternatif », sachez que des solutions officielles existent et permettent de faire quelques économies : le Park and Ride depuis le village de Bushmills est une option très acceptable en ce sens. Enfin – et afin d’encourager les déplacements durables, un système de réduction intitulé Green Savings a été mis en place et qui offre de 0.75 à 3£75 d’économie sur votre billet si vous arrivez sur le site autrement qu’en voiture !

Du coup, une seconde interrogation bien légitime découle de la décision de se garer : cela vaut-il le coup de visiter le Visitor Center ? En toute honnêteté, je vous le dis : OUI. Bien sur, tout le monde ne veut pas forcément en savoir plus sur la Chaussée des Géants et tout le monde n’a pas forcément envie de se documenter. Pourtant – et je parle en connaissance de cause – j’ai rarement vu une structure aussi bien foutue, très pédagogique, très ludique, avec beaucoup d’informations très pertinente qui offre un éclairage nouveau sur le site. En plus, histoire de ne rien gâcher, la reconstruction du Centre a été faite de façon raisonnée, en utilisant les moyens les plus écologiques pour impacter le moins possible l’environnement. La meilleure des validations a été celles des enfants qui ne voulaient plus repartir !

A mon sens, donc, la visite du Visitor Center apporte un vrai plus. Cependant, si vous êtes pressés et que vous n’êtes pas en voiture, vous pourrez passer outre. Afin de tout résumer, voici le parcours idéal tel que proposé par le National Trust, la structure en charge de la gestion, de la protection et de la sauvegarde de la Chaussée des Géants.

© National Trust – Visitor Experience

 

La Chaussée des Géants : lieux et itinéraires

Visiter la Chaussée n’a rien de compliqué : il suffit de suivre les chemins, votre instinct et vos envies. Cependant, selon que vous ayez envie de marcher (ou non), que vous soyez pressés (ou non) ou que vous ayez envie d’être seul (ou non), plusieurs options sont possibles :

  1.  Vous êtes pressés : prenez la navette (payante) qui part du Visitor Center et qui vous amène sur la Chaussée en une poignée de minutes. Une fois sur place, en fonction de votre planning, explorez les environs, montez sur les pierres, prenez autant de photos que possibles et reprenez une nouvelle fois la navette pour retourner au Visitor Center. Aussi laid cela soit-il à mon sens, il est ainsi possible de « faire » la Chaussée en moins d’une heure.
  2. Vous n’êtes pas pressés, vous aimez marcher et vous avez du temps ? Suivez donc la « route » qui part du Visitor Center en prenant soin de vous arrêter devant les différents panneaux pour réperer les formes géologiques spéciales et en apprendre plus sur leurs histoires. Une fois arrivés sur les Pierres, n’hésitez pas à vous éloigner et à poursuivre votre route vers les Orgues, la Botte et les autres surprises du coin !
  3. Vous n’êtes pas pressés, vous êtes du genre matinal et vous avez envie de profiter de la Chaussée en solitaire ? En ce cas, je vous propose de vous lever avant le soleil et de partir sur le Red Trail en direction des escaliers du Shepherd’s Steps. C’est facile, avec une vue démentielle et un sentiment de solitude intense. Il suffit de faire simplement attention où vous marchez de ne pas vous approcher (trop) près des falaises. Notez que c’est également le chemin le plus simple si vous décidez de ne pas passer par le Visitor Center. 

 

Si vous voyagez avec des enfants en Irlande du Nord, je ne peux que vous recommander la plus grande vigilance sur le site, notamment si votre descendance est adepte des jeux tels que « Je saute de rochers en rochers » ou « J’adore escalader tout ce qui peut s’escalader » voire même « Je prends un selfie avec la grosse vague qui arrive là-bas au fond et qui fera un fond parfait pour mon prochain snap ».  Même si les lieux sont surveillés et encadrés par un personnel qualifié, il serait trop bête que votre voyage se termine en un « On a testé les soins médicaux locaux » !

Dormir et manger à la Chaussée des Géants 

Dodo

Pourquoi faire « deux en un » concernant cette rubrique ? Tout simplement parce que nous avons dormi et manger dans le seul hôtel donnant directement sur la Chaussée des Géants : le Causeway Hotel (oui, c’est d’une originalité folle). 

C’est un trois hôtel qui ne paie forcément de mine vu de l’extérieur mais qui possède un charme certain lorsqu’on se balade dans ses entrailles avec une mention spéciale pour les canapés du Pub d’où, une fois posé, on ne peut envisager décemment de se lever, surtout avec un concert live en même temps ! Les chambres sont fonctionnelles et plutôt jolies. Certaines disposent d’une vue directe sur la Chaussée, d’autres ont une petite terrasse privative du meilleur goût, idéal pour partir directement sur le Red Trail de bon matin.

Il y a 28 chambres dont la réservation – tôt – est très fortement conseillée, pour des prix commençant à 127£ (environ) pour une chambre double avec vue sur la mer. Gros point positif qui peut changer votre plan de voyage : il y a un parking spécial pour les clients !

Miam Miam

Le restaurant de l’hôtel est assez classieux, dans un très beau cadre (avec lustre au plafond). Le service est efficace et le staff semble bien aimer les enfants, vu que Fils s’est vu offrir une belle glace à la vanille après être tombé (et avoir pleuré). Le repas pour quatre personnes (avec plat et dessert) nous avait coûté une quarantaine de livres (environ). 

Le regard de #DeT

Bien que peu fan de l’audioguide, car cela isole des autres, il me semble indispensable pour apprécier ce site de façon complète. On peut ainsi prendre le temps de retrouver chaque pierre à forme originale et connaitre la ou les légendes que les locaux lui ont attribués. La location de l’audioguide est incluse dans le prix du ticket d’entrée du Visitor Centre. Vous les trouverez juste à la sortie du centre.

L’avis de Pitchoune

J’ai trouvé ça excellent car de voir les vagues s’écraser sur ce qu’on appelle « l’abeille » était impressionnant. On dirait vraiment que des pierres ont été posées sur la mer. J’ai vu une grotte et la Chaussure.

 

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Cushendun is a beach.
La plage de Cushendun

Parfois, les aléas d’un voyage font que certains endroits – dans lesquels vous n’auriez jamais pensé poser le bout du pied – deviennent des coups de coeur subits et donnent envie de déclamer Amour Eternel. Vous l’aurez compris : c’est ce qui s’est passé entre nous et Cushendun, un tout petit village côtier peuplé de 138 âmes, d’un port, d’un pub et d’une chèvre.

 

Aller à Cushendun

Si vous recherchez Cushendun sur Google, l’une des premières pages qui s’affiche en résultat est un avis de Trip Advisor intitulé : « Aller à Cushendun, ça se mérite ». En effet, le moins que l’on puisse dire est qu’il est difficile d’y arriver par hasard étant donné la situation géographique du village ! Grosso modo, il n’y a que deux façons de rejoindre le lieu : en passant par l’extraordinaire, côtière, sournoise et sinueuse Torr Road ou bien en prenant les petites routes locales qui quittent la A2 (Loughareema Road en ce secteur) de temps à autres et en suivant les panneaux indicateurs.

Sachez que si vous décidez d’arriver par le Nord (et donc par la côte), je vous conseille fortement d’être prudent avec votre voiture et de prendre tout votre temps. Nous parlons ici d‘une (toute) petite route nord-irlandaise, avec son manque de visibilité, son étroitesse, ses moutons et ses pentes parfois très (voire même trop) inclinées. Les locaux plaisantent même sur le nombre incroyable de rétroviseurs paumés dans ce coin du fait du manque de préparation des visiteurs // touristes ! Une fois arrivés, deux possibilités pour vous garer : au cœur même du village (près de la chèvre) ou bien un peu plus loin, à côté de l’espace de jeux, le long de la plage (avec des toilettes à côté). De là, comptez de cinq minutes à trois heures pour rejoindre les points d’intérêts locaux, en fonction de votre humeur, du temps et des envies de votre famille !

Que faire à Cushendun ?

Ce que vous allez vite découvrir, en vous promenant à Cushendun, c’est que le village est tout petit, petit, petit. Du coup, et de par la logique des choses, les choses à faire peuvent être réduite à peau de chagrin. Cependant, un voyage ne tourne pas toujours autour d’une liste ou d’un programme. Des fois, la logique décide de partir en vacances et de laisser l’âme gérer le bordel courant. C’est exactement ce qui se passe là-bas : il faut oublier la vie réelle et se laisser bercer, pendant quelques temps, par l’atmosphère anachronique du lieu et, simplement PROFITER.

Si vous aviez cependant besoin, à tout prix, d’avoir quelques indications, sachez qu’il y a, selon moi, trois choses principales à faire pendant votre séjour à Cushendun :

  1. Profiter de la plage, profiter de la plage, profiter de la plage.
  2. Aller rendre visite à la Chèvre, LA star locale, digne héritière de Johann, première du nom et ancienne égérie des lieux, malheureusement décédée en 2001.
  3. Aller faire un tour au Pub.

 

SI vous êtes des fans de Game Of Thrones (la série que je n’ai jamais regardé), sachez qu’il y a des grottes, à proximité, où ont été tourné des scènes de la série : les grottes éponymes. De plus et, de façon beaucoup plus intéressante, le pub abrite (ou abritait) une Porte taillée dans le bois d’un arbre tombé dans le fameux Dark Hedge. Personnellement, ça ne m’a pas franchement bouleversé mais il parait que c’est très important pour d’autres !

Où manger à Cushendun ?

Pour le coup, ce n’est pas compliqué : le Pub local faisant office de restaurant, vous y serez les plus que bienvenus pour vous y restaurer. Comme d’habitude, tout est fourni pour les enfants (menu, chaise haute…) et les lieux puent l’authenticité à plein nez : plusieurs salles, du « vrai » mobilier comme on aime, de la bonne grosse décoration bien irish et une ambiance en même unique et universelle, ce qui est le paradoxe des pubs irlandais.

 

En ce qui concerne le menu, aucune surprise : la carte comporte tous les immanquables de la cuisine irlandaise // nord-irlandaise. La bouffe est généreuse sans être exceptionnelle et mon burger a tenu toutes ses promesses. Comptez entre 7 et 12£ pour un beau plat. Mention spéciale pour les très bonnes bières à la pression avec, notamment, la sublime Rathlin Red (avec son Macareux !).

Pour en finir avec mes éloges du lieu, une (nouvelle) mention spéciale à la décoration, simplement pour en rajouter une couche (parce que OUI, j’ai adoré ce pub).

Le regard de #DeT

La plage !!! En allant en Irlande du Nord et notamment fin octobre comme nous, on ne s’attend pas à lézarder sur une plage de sable fin. Pour autant, découvrir cette plage même sans envisager une seconde de se baigner, a été une belle surprise. Un coin calme et magnifique où les enfants ont adoré courir sur le sable et s’y attarder un long moment. 

L’avis de Pitchoune

Il y a une plage magnifique et une toute petite falaise avec une statue de chèvre, accompagnée d’une vraie chèvre. J’ai beaucoup aimé parce que c’est tellement joli et craquant !

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Torr Head, le bout du Monde

Les bouts du monde : ils sont partout et nulle part à la fois. La fin d’une route, une impasse, une falaise, une côté déchiquetée, une frontière abandonnée. Chacun possède les siens et s’est déjà senti, au moins une fois dans sa vie, arrivé, littéralement « au bout », là où il n’y a plus rien d’autre que l’immensité abyssale du vide. Pour ma part, c’est en Irlande du Nord que j’ai trouvé mon bout du monde, sur les vestiges d’une station radio abandonnée : à Torr Head, là où tout s’arrête et tout recommence.

 

 

 

Comment aller à Torr Head ?

Si vous regardez attentivement une carte de l’Irlande du Nord, vous remarquerez quelque chose de très intéressant : Torr Head est un cul-de-sac, une impasse. Aucune possibilité d’aller plus loin que le parking situé au pied de la ruine du poste d’observation. Du coup, si vous avez roulé un tout petit peu dans les alentours auparavant, vous comprendrez très vite ce qui découle de cela : petite route très etroite où il faut faire très attention et ne pas tenter de battre des records de vitesse ! Il est quasiment impossible pour deux voitures de se croiser et, par conséquent, cela peut nécessiter d’acrobates manoeuvres. Soyez donc prévenus !

 

De façon plus concrête, il suffit de suivre les panneaux indiquant « Torr Head » ou de suivre la Torr Road depuis Cushendun via la Torr Scenic Drive. Si, comme nous, vous préférez des chemins un peu plus simple, il est possible de venir depuis l’A2 (Cushendall Road) et de récupérer la fameuse Torr Road sur une section plus paisible : à vous de choisir !

Que faire à Torr Head ?

Pour une fois, la réponse est aussi simple qu’exhaustive : en prendre plein les yeux. Le lieu est simplement sublime et préservé car écarté des grands axes touristiques habituels. Sa relative difficulté d’accès empêche les gros cars d’y aller et cela a permis au coin de conserver sa beauté et son cachet si spécial. Du coup, même si ce n’est plus vraiment un secret réservé aux seuls initiés, cela ne doit pas vous empêcher de respecter les lieux et de pas contribuer à gâcher l’expérience de ceux qui viendront plus tard : ne jetez rien, faites attention où vous marchez, n’abîmez pas les structures déjà bien détériorées, ne faites pas peur aux moutons et ne vous approchez pas trop près des falaises pour prendre un selfie. Le plus simple est de garder en tête ce motto : « Leave nothing but footprint. Take nothing but pictures ».

Le chemin pour accéder à la station est un peu pentu mais très facile depuis le parking. Je recommande une grande vigilance si vous êtes avec des enfants et si vous explorez la station. Le sol est inégal et l’état de conservation aléatoire. Une prudence toute particulière est à prendre vers l’escalier et les marches bétonnées : c’est un beau casse-gueule !


Si vous avez l’âme exploratrice, il est possible de monter sur le toit de la station. C’est un spot sympa pour des photos de l’horizon. Rien de bien compliqué mais, encore une fois, vérifiez bien l’état de l’échelle avant de vous engager. Cela permet en tout cas de (mieux) saisir pour ce coin a été choisi pour bâtir une telle bâtisse !

Pour le reste, il ne tient qu’à vous de suivre les sentiers officieux déjà existants. Les vues qui se dévoilent à l’horizon, par beau temps, sont vraiment des plus splendides. Peut-être ferez-vous, comme moi, des rencontres locales avec des pêcheurs qui racontent des histoires de naufrages, qui expliquent le décor et montrent les chemins secrets (dont j’ai promis de ne pas causer).

Où dormir à Torr Head ?

Il ne semble pas y avoir, sur place, de Bed and Breakfast à proprement parler même si j’ai cru en voir un sur la route. Cependant, comme je n’en retrouve pas trace (ce qui ne cesse de m’étonner), je vais me contenter de vous indiquer l’adresse de celui où nous avons dormi la veille et que nous avons beaucoup aimé : Teach an Cheoil, le seul B and B bilingue anglais / gaélique de la région.

Nous avons beaucoup aimé l’accueil et la gentillesse de notre hôte Michael. La chambre était tout à fait en adéquation avec nos besoins et les tarifs sont dans la moyenne du pays (70£ une chambre avec un lit double, 35£ par personne la chambre avec deux lits). Gros coup d’amour pour le Breakfast !

Pour la petite histoire, Pitchoune a oublié son doudou dans un tiroir mais ne s’en est aperçu que le lendemain. Ledit lapin a donc gagné un voyage vers Paris en colis express, par les bons soins de Michael. 

 

Le regard de #DeT

Je recommande chaudement le Bed & Breaksfast Teach an Cheoil de Michael et sa famille, qui vaut bien un détour s’il n’est pas tout à fait sur votre route. En pleine campagne, le coin est très paisible.  Michael est très accueillant et aux petits soins pendant tout le séjour. Le petit-déjeuner irlandais est le plus savoureux que j’ai pu mangé en Irlande du Nord. Il y aussi la possibilité d’un petit-déjeuner plus continental avec des céréales par exemple. Pour compléter cette plongée dans la culture irlandaise, Michael et sa femme dispense des cours de musique irlandaise et de chant et l’on peut consulter et acheter des recueils de poème rédigés par notre hôte. Un endroit qu’on a du mal à quitter !

L’avis de #Pitchoune

J’ai bien aimé aller sur la falaise qui donnait sur la mer. Le site était naturel avec des ruines d’une maison (et Maman pensait que c’était trop dangereux pour je descende toute seule).

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De Châteaux en Châteaux : Carrickfergus et Dunluce

Depuis toujours, l’île d’Irlande est une terre de forts et de châteaux : qu’ils soient classiques, moyen-âgeux, contemporains, situés dans les Terres Ancestrales ou encore de l’Âge de fer, vous en croiserez partout dans votre voyage. Durant notre périple, nous avons choisi d’en visiter deux, qui représentent chacun un aspect particulier de l’Histoire nord-irlandaise : l’un est massif, minéral et ancré comme profondément : c’est Carrickfergus. L’autre n’est que ruines en bord de falaise et semble s’accrocher envers et contre-tout, à la recherche de sa Majesté d’autrefois : c’est Dunluce. Deux époques, deux lieux, deux approches et deux visites superbes !

Carrickfergus: le roc nord-irlandais

 

La première chose qui surprend le voyageur, à l’approche de Carrickfergus, c’est la massivité totale de la bâtisse. Lourde avec une géométrie aux lignes si droites qu’elles en paraissent coupantes : on devine ici l’immuabilité d’un fort construit dès 1177 et qui a été en usage jusqu’en 1928, traversant ainsi près d’un millénaire de bon et loyaux services, connu trois constructions et reconstructions ainsi que de nombreux épisodes (plus ou moins) guerriers

Aller au Château de Carrickfergus

Son emplacement n’a bien sur pas été choisi par hasard mais il est toujours autant stratégique pour les voyageurs du XXIème siècle que pour les guerriers des années 1400. En effet, idéalement situé au nord de Belfast, il constitue une très belle première (ou dernière) escale avant d’attaquer les routes côtières et de bifurquer vers l’ouest. Avec seulement une vingtaine de kilomètres de distance via la A2 (et autant de minutes de trajet), c’est une destination appréciée par les locaux ET par les touristes que nous sommes ! Il est de même tout à fait possible d’y aller en transports en commun si vous n’êtes point motorisés. Aucun souci pour répérer le « Monstre » : il se voit de loin et les places de parking sont assez nombreuses pour ne pas vous laisser dans l’embarras. Pour ne pas vous tromper, garez-vous le long de la rade : le spot est sympa pour pique-niquer, entre deux mouettes, bien assis sur un banc !

La visite du château

Comptez une (bonne) heure pour faire le tour, à votre rythme, de tout ce que propose la forteresse de Carrickfergus : la visite des différentes salles (avec une mention spéciale pour la salle de banquet, vraiment splendide) et, une fois icelle effectuée, un grand tour des différentes structures (les remparts, les tours), grand tour qui va réjouir les petits, heureux de pouvoir s’éclater dans un vrai décor de film ! L’ensemble est vraiment impressionnant et c’est agréable de pouvoir découvrir un château aussi bien conservé. N’hésitez pas, d’ailleurs, à observer les différents canons : certains d’entre eux ont servi pendant les guerres napoléonniens et on n’ose imaginer les dégâts que causaient les boulets lancés par ses monstres venus d’un autre temps…

Les prix d’entrée sont raisonnables : 5£ pour un adulte, 3£ pour un enfant (de 4 à 16 ans inclus). Le billet familial (jusqu’à 5 personnes) est vendu 13£. Notez que, pour des raisons pratiques, il vaut mieux laisser les poussettes dans la voiture et privilégier le porte-bébé : cela vous permettra de gravir les différents escaliers en toute quiétude ! Enfin, on trouve sur place toute la qualité nord-irlandaise habituelle avec une boutique de souvenirs // snacks, des toilettes, une aire de pique-nique, le tout propre et bien entretenu !

Pour conclure : une visite agréable, que je recommande si vous aimez voyager dans le temps et que vous avez envie d’une halte agréable sur le chemin d’un roadtrip. De plus, et pour ne rien gâcher, les lieux sont assez photogéniques pour permettre de réaliser quelques jolis photos !

 

Dunluce : les ruines en majesté

De Dunluce, bizarrement, je ne garde qu’un souvenir diffus. Dernière étape de notre roadtrip côtier, visité le matin d’Halloween (avant d’aller vers Derry) sous un ciel un peu gris, je me souviens surtout de ruines se découpant sur un paysage de falaises acérées. Peu de monde ce jour-là, une Pitchoune sautant partout et un fils à moitié endormi. Pourtant, en regardant à nouveau les photos, je retrouve une atmosphère et une ambiance spéciales, comme un bulle ouatée située en peu en-dehors du temps..

Visiter le château de Dunluce

Situé à dix minutes en voiture, à l’ouest de la Chaussée des Géants (via la A2 et Bushmills), le château de Dunluce est souvent le dernier point d’intérêt visité lors d’un circuit « Irlande du Nord », comprenant le pont de Carrick-A-Rede, la Chaussée des Géants, la distillerie de Bushmills et, donc, ces ruines. Plusieus raisons à cela : l’aspect historique d’une part (avec une construction entamée au XIIIème siècle) et l’aspect culturel d’autre part : le château a servi de lieu de tournage à de nombreux films et série tout comme d’illustrations à certains disques très connus (la pochette intérieure de l’album Houses of the Holy du groupe Led Zeppelin n’étant pas la moindre). Autre raison : la photogénie des lieux et le cadre environnant. La vue est très dégagée et certains coins des ruines offrent un panorama superbe !

La visite en elle-même dure une petite heure (environ) selon vos envies. Les prix sont les même que pour Carrickfergus (5£ pour les adultes, 3£ pour les enfants, billet familial – jusqu’à 5 personnes – à 13£). Les enfants ont la possibilité de se déguiser à l’accueil – dans le Visitor Center – et de devenir Chevalier, Princesse ou Ecuyer, selon leurs envies. Prenez donc le temps d’explorer tranquillement l’intégralité du site : les ruines sont vraiment belles et les anecdotes à leur propos foisonnent (saviez-vous que la cuisine était tombée à la mer et que, du coup, l’épouse du propriétaire refusa de rester y vivre plus longtemps ?). 

En vous dirigeant vers le bas et en empruntant un (long) escalier, vous aurez accès au secteur inférieur du château, avec une grotte inacessible (attention aux enfants) et une vue en contre-plongée. Un petit détour un petit peu acrobatique, assez glissant les jours de pluie.

Bref : si vous aimez les vieilles pierres joliment conservées et que vous avez l’âme d’un poète : visitez Dunluce Castle, ça vaut le coup !

Le regard de #DeT

J’ai aimé imaginer la vie d’antan dans les belles ruines de Dunluce : on peut se balader avec le plan donné à l’accueil et reconnaitre chaque recoin du château et ses usages. Il y a un grand encadrement de fenêtre de la salle de réception qui est encore bien visible et permet de s’imaginer de belles fêtes. Le cadre est magnifique lorsqu’on regarde vers la mer et les falaises. Le prêt des déguisements aux enfants à l’entrée est une très bonne idée, ils se mettent tout de suite dans l’ambiance de ce château qui est aussi celui de Narnia !

L’avis de Pitchoune

J’ai aimé les deux châteaux. Le premier où j’ai pu grimper sur les canons et regarder l’horizon. Le second où je me suis déguisée en Chatelaine. C’était très drôle de faire « la princesse » dans un vrai château, même s’il était en ruines. C’était le château de Narnia !

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Glenariff : la balade élémentale

Quelque part, dans l’arrière-pays de l’Irlande du Nord, se trouve un parc forestier d’une superficie de 1185 hectares. Accessible seulement par des petites routes sinueuses, il semble être un secret transmis d’initiés en initiés. Nous avons découvert son existence en préparant le séjour et nous nous sommes dit « Tiens. Et pourquoi pas se faire une petite randonnée ? ». Nous nous attendions à une petite promenade et nous avons découvert la balade des cinq éléments, entre eau, forêt, vent et beauté : c’est le Glenariff Forest Park !

Aller au Glenariff Forest Park

Une condition quasi obligatoire pour pouvoir vous rendre au parc forestier : être véhiculé ! En effet, de par sa position reculée et en-dehors des grands axes, le lieu est difficilement accessible sans voiture et il n’y a qu’une seule route y allant : la A43 (sobrement intitulée « Glenariff Road »), sinueuse et presque montagneuse, offrant de beaux panoramas sur les décors des alentours. Roulez doucement quand vous arrivez à proximité de l’entrée, il est facile de la manquer !

Attention : l’accès au site est payant et les tarifs varient en fonction de vos activités. Pour ce qui est de Glenariff, il est demandé de payer 5£ pour l’utilisation du parking. Si vous comptez venir et venir encore, vous pouvez acheter un pass annuel d’une valeur de 33£. Sachez également qu’il est possible de rester – en camping car // caravane sur le parking depuis la Saint Patrick jusqu’au 30 septembre, avec une durée maximum de 14 nuits (de 23 à 25£ la nuit, selon la haute ou basse saison). Il n’y a, par contre, aucune installation pour les tentes (ce qui est presque dommage d’ailleurs).

Lorsque nous sommes arrivés sur le site, il n’y avait personne pour vérifier que le paiement était bien effectué et cela n’était indiqué que par un panneau surmontant une boite. Pourtant – et tout comme les quelques « égarés » de ce jour (quatre voitures sur le parking), nous avons payé notre obole, sachant que cet argent sert à l’entretien des lieux. Tout le monde n’est certes pas d’accord sur le fait de faire payer l’accès à la nature mais, utiliser de belles infrastructures bien entretenues, cela n’est pas forcément toujours gratuit. Faites en votre âme et conscience mais souvenez-vous si les locaux ne rechignent pas à payer, cela devrait aller également de soi pour nous !

 

Les randonnées du Glenariff Forest Park

Il est très facile de trouver son bonheur dans les différentes randonnées du Glenariff Forest Park et vous pouvez même préparer votre future aventure en regardant cette carte [lien en PDF]. Faites cependant attention : il se peut que le chemin de vos rêves soit fermé pour cause de travaux agricoles, d’entretien, de restauration… Faites un tour sur le site officiel avant de vous lancer, afin de ne pas être déçus, notamment en ce qui concerne lesTree Diseases !

Pour cette sortie nature, nous avons choisi de tenter la Waterfall Walk Trail (autrement dit : la balade des chutes d’eau), une promenade d’environ trois kilomètres, qui passe au cœur de la forêt, longe la rivière et offre de jolis points de vue sur de non moins jolies cascades. Comme le chemin passe par des ponts et passerelles en bois sur la toute la première partie, il est virtuellement impossible d’y aller en poussette, sauf à vouloir se compliquer la vie à un point incroyable. Faites (une nouvelle fois) attention : par temps humide, ça glisse (beaucoup). Il vaut mieux donc éviter de courir. 

La balade est très agréable et se fait facilement en famille, avec de nombreux points de repos possibles. Il faut compter – sans se presser – environ une heure et demie pour revenir au Visitor Center (fermé pendant notre passage hors-saison) et profiter, pourquoi pas, de la petite exposition ouverte tous les jours. 

Si vous voyez un arc-en-ciel, ouvrez donc les yeux : il se peut qu’un petit bonhomme barbu avec un drôle de chapeau se promène dans le coin à la recherche de son chaudron….

Que dire de plus sur le Parc Forestier de Glenariff ? Rien si ce n’est que nous avons beaucoup apprécié cette immersion dans la nature nord-irlandaise, bien que le temps fut humide. Je ne saurais dire en revanche ce qu’il en est en haute-saison avec une affluence supérieure.

Le regard de #DeT

C’est une balade très accessible même pour les petits marcheurs. On commence par descendre de nombreuses marches, la remontée se fait via une longue mais douce pente. En bas, face à la cascade, la profusion de végétaux et la beauté des lieux donne l’impression d’être dans un cocon de nature. Un très beau moment en famille ! En retournant au parking, on trouve des toilettes et une caféteria (fermée d’octobre à février), ce qui est bien appréciable.

L’avis de Pitchoune

J’ai trouvé ça très beau car naturel. J’ai aimé courir face au vent tout en regardant le paysage d’Irlande du Nord. Même que Cédric et Maman ne savaient où j’étais passée alors que j’étais cachée juste à côté. La balade était belle et j’ai trouvé les cascades spectaculairement belles !

Et, au fait !

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On s’y retrouve ?

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