C’est bèèèhte

Nulle envie de départ ni d’abandon, mon dernier article n’ayant pour but que d’imiter vaguement un certain style télégraphique. Le fait est qu’apparemment, mésentente il y eu, laissant croise que je pourrais abandonner ce merveilleux lieu, ce qui n’est pas encore du tout dans mes projets !

Autrement, il commence à faire très, très chaud dans ce boudiou d’Otago où je réside actuellement après mon départ de Prebbleton et ma semaine passée à couper du bois et des haies avec le charmant David, dont je n’ai foutrement rien compris à propos de son boulot.

Je suis donc présentement à 7 kilomètres de Waikouaiti, après avoir traversé les 200 bornes depuis C’church samedi dernier en me faisant embarquer dans 5 bagnoles différentes tout au long du trajet, croisant deux charmantes blondinettes étudiantes, une québécoise paumée, une fidjienne ayant vécu au Yukon (!!!), un chauffeur de truck en voiture et un babacool qui nous a paumé dans les routes de l’arrière-pays.

J’exerce donc depuis dimanche des merveilleuses nouvelles fonctions qui peuvent se résumer ainsi:

  • Courir après les chèvres
  • Courir après les lamas
  • Couper du bois
  • Creuser des tranchées
  • Découper des carcasses de boeuf et/ou de vache
  • Jardiner

La famille qui m’accueille est assez délicieuse: une française de Martinique mariée à un agriculteur kiwi, hébergeant en simultané le père d’icelui et la tante d’icelle, avec de temps à autres de joyeux helpers dans mon genre débarquant dans ce paradis du rangement. Car oui, m’sieurs et m’dames, c’est un endroit où il ne faut rien laisser trainer.

Le Chris’ de service (le m’sieur) range absolument tout et passe plus de temps abaissé à nettoyer le sol que debout blotti dans les bras de sa (charmante) femme. Je ne sais pas si c’est une phobie du désordre mais je n’ai jamais vu un truc pareil. J’essaie depuis mon arrivée de faire pareil mais le bordel de ma chambre tend à me prouver que mes intentions sont encore au stade d’élaboration non conçues.

Il faut noter également la présence de Don, boucher retraité de 77 ans qui passe son temps à skyper ses potes du 3ème âge et à découper toutes les carcasses passant à proximité de ses couteaux, avec une dextérité qui me fait pâlir d’envie. Il me donne nonobstant de bons conseils et m’apprends à glisser la lame dans les jointures des os, à faire un mouvement ample et élégant pour suivre la courbure naturelle du squelette et à séparer le gras de la viande avec une classe innée.

Bref, la vie est pas spécialement dégueulasse dans ce qui est maintenant ma 4ème expérience d’apprenti-fermier/jardinier/boucher/berger et je ne pense pas que ça va s’arrêter là.

En attendant le prochain post, qui devrait normalement être écrit de Dunedin, bonne semaine à tous !

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