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Allons z’en Chine !

Fi de voyage à l’autre bout du monde pour aller au pays du riz, du vélo et de Mao.

Il n’y a qu’à prendre le métro pour se rendre à la station Monceau, errer quelques minutes et prendre l’Avenue Velazquez pour se retrouver au Musée Cernuschi, niché dans une rue bordée de riches maisons.

Je vise depuis quelques jours tous les lieux gratuits de Paris. Et quand je n’ai point un ami infiltré ou ne tente pas de gruger sur mon âge, et bien j’en suis rendu à profiter des richesses culturelles de la Capitale à qui je dois bien ça: quand il s’agit de s’instruire et de faire le tour des musées, on est quand même mieux qu’à Vancouver !

Pour en revenir à nos chameaux, il se trouve donc que le Sieur Cernuschi, Henri de son prénom et fondateur attitré, était fan de trucs asiatiques. Il a donc collecté et fait don plus tard de tout son bordel. C’est fichtrement réussi.

Les collections permanentes rassemblent une belle assemblée de Bouddha, pas mal de poteries et d’ustensile divers et non avariés. Il y a dans chaque pièce les sacro-saint feuilles de plastique qui expliquent tout et on n’est pas totalement perdu dans les Fu, Whang et autres Li.

Un petit regret: le personnel – quoique fort aimable – n’a pas pu répondre à mes questions sur les étymologies des Bouddhas. Du coup, j’ai pas compris pourquoi il y avait tant de noms différents. Sight !

Bref, visite fortement recommandée si vous errez dans le coin.

Quand je fouine pas pour mon plaisir dans un Paris que je ne connais pas, je cherche toujours à assurer mes arrières et continue donc à mailer encore et encore les boites qui m’intéressent. J’ai donc postulé la semaine dernière dans un truc en Alsace pour assurer des fonctions de ****** dans un ******.

N’ayant point reçu de réponses après dix jours, j’ai donc renvoyé un mèl (Ac.Fr représente !) au sieur chargé du recrutement en m’enquérant en termes fleuris de ma candidature et en espérant secrêtement lui faire comprendre qu’une réponse -même négative – serait la bienvenue.

J’ai donc eu l’indicible bonheur de recevoir ce matin un mél (mèl ?) de ce joyeux luron, que je réinterprète pour vous ici:

“Monsieur” !

Le processus de recrutement est long, fastidieux, nécessitant une analyse pointue des cv reçus pour dégager au terme d’une reflexion poussée et coercitive quoique cérébrale des candidats éventuellements potentiels et désignables pour le second entretien informel précédant la pré-embauche post finale.”

“Votre empressement intolérable à vous enquérir de l’état de votre candidature me met dans une telle rage irrationelle que j’en déduis indubitablement que vous êtes un fanfaron doublé d’un cuistre qui veut tout faire plus vite. Ou qui est impatient. Voire trop sur de lui”.

Bref, ladit coco m’a gentiment envoyé paitre sur les roses, tout occupé à étudier la probable tonne de cv reçus – sachant qu’à l’heure où j’écris ces lignes, l’annonce vient d’être remise en ligne pour la 8eme fois en 8 jours avec une deadline dimanche…

Gros soupir donc pour ce qui devient mon nouveau cheval de bataille !

PS: Pour ceux qui voudraient s’enquérir de mon entretien d’avant: réponse d’ici la fin du mois.