Un simple voyage

Dans une semaine, cela fera trois mois que j’erre comme une âme pas en peine dans ce nouveau pays qui est le mien, ce pays que l’on dit du long nuage blanc, Aotearoa et cetera.

Depuis la dernière fois où je vous ai narré mes aventures moutonnières (ou presque), il s’est passé bien des choses que je vais tenter de résumer ici, ô vaste mission !

Puisque toute chose en ce bas monde à un commencement, revenons en arrière: j’ai donc passé sept jours au sein de la délicieuse famille d’HelpX sise à Wilson Bay, dans les paradisiaques Marlborough Sounds, vestiges de l’ère glaciaire si j’ai tout bien compris aux explications du skipper écossais qui conduisait le bateau postal (celui-là même qui dessert hebdomadairiquement le courrier dans ces coins paumés).

Mon curriculum Vitae s’est donc enrichi de plusieurs compétences fort intéressantes puisque je sais désormais:

  • Couper des queues de moutons
  • Arracher des testicules à mains nues
  • Bouffer lesdites testicules en omelette
  • Réparer des kilomètres de clôture
  • Courir après les moutons
  • Choper des agneaux et les maintenir
  • Rassembler des troupeaux

La semaine a été principalement orientée sur du Lamb Tailing, opération vach’ment technique qui consiste à courir après le bestiau, le choper par les pattes arrières et le maintenir en place pendant qu’il se fait vacciner, émasculer puis équeuter sans pitié aucune. Il va sans dire que si la bestiole remue et bêle à coeur fendre, je n’en ai eu strictement rien à foutre, ma force physique étant heureusement supérieure à celle de ces stupides animaux.

J’insiste d’ailleurs particulièrement sur ce point: un mouton est d’une connerie absolument abyssale et dénué de tout instinct basique de survie. Il court là où il ne faut pas courir, cherche désespérément à être avec ses potes et ne semble connaitre pour tout chemin que la ligne droite entre les prés et l’enclos. En plus, ils se chient dessus – au sens littéral du terme.

Autrement, je me suis amusé comme un petit fou avec les deux mioches de la famille – des psychopathes de première – qui prennent des cours par correspondance et rigolé comme un bossu aux blagues de Trevor, le patriarche familial à l’accent incompréhensible qui chasse le cochon sauvage et l’écorche sans réfléchir.

Une fois mes adieux émus à ce petit coin de Pas d’radis, j’ai repris la route après une courte nuit à Havelock (avec un pétage de bide aux moules vertes) et erré vers Picton où j’ai couchsurfé trois nuits dans une colloc’ mexico-suisse ,rencontré par la même ma collègue de roadtrip, une suisse nommé Anna et repris la route le dimanche…

Mais cela sera conté la prochaine fois !

C’était Cedric, en direct de Cheviot, Canterbury

PS: Deux albums photos en cadeau, dans la rubrique idoine d’ici-même !

4 thoughts on “Un simple voyage

  1. Bon tu manges des trucs dégueu mais est-ce que tu manges assez au moins? non parce que t’aurais pas maigri un peu toi ?!
    Pauvres petits moutons, sont peut-être cons mais c’est pas une raison, pauvres petites bêtes toutes mignonnes!
    Seulement trois mois et déjà plein d’aventures ! vivement la suite ! Bonne continuation !

    1. Carpe40 la fidèle !

      Je mange assez (et même des fois trop, comme la semaine dernière !) et ce qui fait que l’infime (voire inexistante) couche de gras qui n’existait pas a (plus ou moins) disparu 😛

      Et pour les moutons, ranafoot, sont vraiment trop cons 😀

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