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Un PVT de deux ans: scénarios et théories

Comme vous le savez sans doute, il est désormais officiel (depuis Belle Lurette) que la durée du PVT (Permis Vacances Travail) Canada va être portée à 24 mois soit 2 ans. Cependant, nul ne sait encore quand cette mesure deviendra effective et si cela concernera la cuvée 2014. Pour beaucoup de futurs PVTistes, ce changement est autant une bonne nouvelle (deux ans, putain, deux ans !) qu’un désastre possible (mais… non, pas l’année prochaine !!!). Pour ma part, je suis un tantinet déçu de ne pas avoir pu profiter de cette option. Heureusement, au lieu de ronronner et de pester, je m’interroge: comment cela va-t’il être mis en place ? Sous quelles conditions ? Entre géopolitique, analyses et humour, c’est le sujet de ce jour !

NB: Tout le contenu de cet article est purement spéculatif, n’est tiré d’aucune source officiel et ne saurait être considéré comme tel. Il n’est le fruit que de mes réflexions, accompagnées d’éléments factuels

Un PVT de deux ans: scénarios et théories

 

Pour faire simple, je vais vous exposer, de la plus probable à la plus tordue, les différentes possibilités que j’envisage pour cette prolongation. Libre à vous d’y croire, d’y réfléchir ou de n’en avoir rien à faire !

La plus probable

Le PVT est accordé, d’office, avec une durée de 24 mois et basta. Aucune clause, aucune condition, aucune négociation. Chaque futur participant aura une présence autorisée, légale et effective de deux ans complets à partir de son entrée sur le territoire canadien. C’est celle qui parait la plus simple à mettre en place et qui recueillera surement les votes du public concerné. Par contre, je ne suis pas convaincu que le marché du travail québécois apprécie particulièrement, à moyen terme, cet afflux massif. D’autre part, j’ai bien peur que cela soit une invitation explicite à entamer fissa fissa des demandes de Résidence Permanente… Je me demande, de même, si cette prolongation ne signerait pas l’arrêt de mort du PVT tel que nous l’avons connu (quoique cela soit très subjectif, il se peut aussi que l’effet inverse se produise !).

Le plus australien

La durée normale du PVT est d’un an, extensible à une seconde année sous certaines conditions, comme cela se fait pour le WHV Australien: avoir travaillé XX jours dans une certaine catégorie professionnelle. Par exemple, un PVTiste qui aura bossé plus de 90 jours dans l’élevage de chèvres ou dans une manufacture de peaux de castors, voire même dans une cantine à Poutine (et qui pourra le justifier) verra son PVT renouvelé par le biais de simples démarches. C’est ma solution préférée car elle sous-entend une volonté de prolonger l’expérience, quitte à galérer un tantinet dans certains cas.

 

Le plus « No Immigration »

Le PVT a une durée légale de deux ans mais s’arrête automatiquement si des démarches d’immigration sont entamées avant un certain délai. Autrement dit, n’importe quelle tentative de demande de RP, JP ou autre, déposée avant un certain moment (à PVT +12/18 mois par exemple) entrainerait l’annulation pure et simple d’icelui, pour cause de mauvais usage du permis de travail et de tentative d’immigration clandestine. Aussi cynique soit-il, j’aime (un peu) celui-là car il ne galvauderai pas le « PVT Spirit » tel que je l’aime, égoïstement.

Le plus « Deux années donc une seule session »

Hautement improbable, cette option voudrait dire que les quotas ne seraient plus distribués qu’une seule année sur deux, ce qui n’est pas si illogique que ça si on part du concept que 100% des PVTistes resteront deux ans au Canada. Cela éviterait une saturation du marché du travail et permettrait à chacun de peser réellement son choix. Par contre, c’est la guerre assurée pour le Service Réclamation de l’Ambassade…

 

Le plus « T’y es donc tu profites »

Les PVT auront bel et bien, dès cette année, une durée de deux ans mais le quota de l’année prochaine se verra amputé du nombre de PVTistes ayant « activé » leur seconde année. Vicieuse et malsaine de par ce qu’elle sous entend, cette méthode n’a strictement aucune chance (ou presque ?) de voir le jour, de par le chaos qu’elle déclencherait et la haine qu’elle ne manquerait pas d’attiser.

 

Le plus « On vous veut ! »

La seconde année du PVT ne s’activera qu’en cas de dépôt d’une demande d’immigration à long terme. Je ne veux pas en parler: c’est un cauchemar à imaginer.

 

Le plus » Chacun son choix »

Chaque territoire ou province décide d’offrir la seconde année de PVT à la condition expresse que le PVTiste y réside et y travaille à XX% de son temps. Ainsi, la première année serait purement voyage et la seconde « installation et boulot ». Peut-être pas si mal ?

 

La plus « Green Card »

La délivrance de la seconde année se fait par tirage au sort, tout simplement. On peut imaginer que cela se fasse dès le dépôt de dossier, par demande explicite, par envoi de papiers, par paiements de frais de participation…

 

Les autres (im)possibles

En vrac: réservée au Québec, aux anglophones, aux moins de 30 ans, aux plus de 25 ans, aux couples, aux francophones installés ailleurs qu’à Québec, aux résidents d’un certain territoire (pendant un laps de temps donné), aux Zootopia, aux gagnants du concours du plus gros mangeur de poutine, à celui qui pêchera le plus gros saumon… Etc etc !

 

Et vous, quel serait votre meilleur et votre pire scénario ?
Que pensez-vous de cette extension ?