Travel With A Mission

Mercredi soir dernier, j’ai été convié à la soirée de lancement d’un nouveau mode de voyage, fortement axé sur l’alternatif et l’engagement: le TWAMING

twam-logo

Qu’est ce qui se cache derrière ce sigle anglophonisant ? Quel est le concept de Travel With A Mission ? C’est ce que je vous propose de découvrir avec moi, tout de suite et maintenant !

Travel With A Mission

D’où ça vient ?

A la base, j’ai découvert ça grâce à Nico, celui-là même avec qui j’ai bourlingué en Nouvelle Zélande pendant mon WHV. Il me parlait depuis quelques temps d’un nouveau mouvement, créé par un mythe vivant: Ludovic Hubler, celui-là même qui a passé 5 ans à faire le tour du monde en Stop (et qui en a tiré un chouette bouquin), donnant des conférences et intervenant dans différents lieux au fur et à mesure de ses avancées.

Le créateur et son bébé
Le créateur et son bébé

De cette aventure est donc née la volonté de fonder le Twaming (si j’ai tout bien suivi !).

Le concept

En très, très gros et vach’ment simplifié, le Twaming se situe quelque part dans une zone assez indéfinie, assez éloignée des autre sites alternatifs , en se basant sur deux objectifs principaux (tirés sans vergogne du site off):

– Faciliter la rencontre entre individus souhaitant partager un savoir, une connaissance ou une expérience (les Twamers) avec des individus souhaitant leur offrir un public (issus par exemple d’écoles, d’universités, d’hôpitaux, de centres communautaires, etc. – les Twamhosts).

– Faire avancer la cause du Twaming, un type de voyage engagé en plein essor favorisant le dialogue interculturel, l’éducation pour tous,.. la création d’un monde meilleur fait de dialogue et d’échange.

Source

La différence avec les sites précités se situe dans la volonté concrète de faire évoluer les choses, de faire tomber les barrières et de collaborer, tous ensemble à un monde meilleur, en « partageant plus que de la connaissance » (Sharing more than Knowledge en VO).

Comment ça marche ?

Tout se passe par le biais du site mis en place et suis une procédure assez classique: inscription, création d’un profil et ensuite prise de contact avec votre TwamHost.

Contrairement, une nouvelle fois, avec les autres sites de voyage alternatif, plusieurs différences existent que j’ai résumé ainsi au détour d’un Tweet:

Aucune limite de temps, de distance, de thèmes ou de nationalités entre un #Twamer et un #Twamhost.

Le panel des hôtes potentiels semble assez vaste. On a ainsi pu voir, durant la soirée de lancement, une école au Pakistan, une association colombienne ou encore un mouvement de réinsertion au Sénégal (je crois !).

Toutes les bonnes volontés paraissent les bienvenues et la durée du séjour peut aller de deux semaines à… deux ans !

Ils en ont parlé…

Plusieurs intervenants sont venus parler de leur action Twam personnelle.

J’ai ainsi eu le plaisir de découvrir Fabien Docet (Membre Honoris Causa de la #TeamGivrés !) qui va traverser l’Antarctique à pied et associer les écoles à son projet, Marc Vella, un pianiste nomade, humaniste fou et musicien baladeur qui se trimballe avec son Piano depuis trente ans sur les routes du monde

Marc Vella X2
Marc Vella X2

C’est également Jean Beliveau qui est intervenu depuis le Québec en Skype et qui nous a fait part de son expérience de marcheur (onze années sur la route, quand même !) de la Paix et des Enfants.

Le futur de TWAM

Autant le dire: c’est maintenant que le plus dur commence. Le mouvement est lancé, les fondations construites et solidement posées et toute une équipe est derrière, motivée.

A titre personnel, j’adhère à 200% au concept et à l’idée de pouvoir associer Voyage et Projet. Cependant, combien de personnes vont franchir le pas et effectuer une vraie démarche de collaboration et d’engagement ?

C’est ce facteur qui va être déterminant pour l’Avenir de Travel With a Mission et il ne tient qu’à nous de prendre part à cette aventure qui a le mérite vrai et unique d’aller plus loin que les beaux discours que nous lisons si souvent (et qui ne sont que rarement suivi d’actes concrets !) sur le Voyage responsable, éthique, alternatif.

N’hésitez pas à vous inscrire et à suivre les différents comptes Facebook et Twitter !

13 thoughts on “Travel With A Mission

  1. C’est interessant tout ces concepts qui se mettent en place autour du voyage…Là ça semble encore assez flou (même si c’est aussi je pense la force de ce concept), mais si je comprend bien, ça te permet de voyager et d’aller dans des endroits pour faire des sortes de conférence, mais a des écoles, asso, ce genre de chose, pour leur parler un peu de ta culture, ou de ce qui te plait?

    1. En gros, c’est ça.

      C’est basé sur le système éternel du type HelpX, Wwoof and co (un intervenant et un hôte) mais positionné sur un mode d’engagement plus… humanitaire (pas sur que ce soit le bon terme) et engagé.

      Je sais pas, de même, s’il y a des contreparties (bouffe, logement ?).

      A suivre de plus près !

  2. Ravi d’avoir pu discuter avec toi lors de la soirée, ce fut un plaisir de te revoir !

    Concernant les contreparties, elles sont à la discrétion des parties prenantes.

    On peut par exemple imaginer un professeur d’une école au Pakistan souhaitant accueillir un voyageur pour jouer de la guitare devant ses élèves, de manière à promouvoir l’utilisation de la musique comme vecteur de paix à travers le monde. Le professeur peut tout à fait proposer l’hébergement ainsi qu’un repas à l’intervenant.

    De même dans des pays comme l’Australie, les USA, le Canada, il n’est tout à fait possible d’imaginer une compensation financière pour certains types d’interventions (conférence d’un Twamer sur les énergies renouvelables devant les membres d’un Rotary Club par exemple).

    Pour faire simple, le but premier du site http://www.travelwithamission.org est de favoriser les échanges interculturels par la mise en relation d’intervenants potentiels (les twamers) avec des structures prêtes à les accueillir (les twamhosts). Ensuite à eux de s’accorder sur les éventuelles contreparties.

      1. Est-ce que cette ouverture totale, bien que j’en voie le potentiel, ne crée pas aussi un risque de détournement marchand ?

        1. Et bah c’est une bonne question qu’on se posait en parallèle avec un collègue. Et je t’avoue ne rien en savoir, à vrai dire !

          1. Oui le principe est là : chacun s’arrange comme il le veut, aucune porte n’est fermée.

            Il est bien sûr possible que certains Twamers utilisent TWAM avec un objectif lucratif. Ce n’est bien sûr pas notre objectif mais on ne peut l’empêcher …

            Ensuite il est évident qu’un Twamer souhaitant intervenir dans un pays pauvre sait qu’il ne pourra le faire que si son intervention est gratuite.

            La philosophie de TWAM reste celle de favoriser les échanges interculturels et le respect entre les peuples, loin de toute considération commerciale de la chose 🙂

          2. Aucun problème, ravi de pouvoir intervenir sur ton blog !
            Je reste à disposition de tes lecteurs s’il y a d’autres questions à propos de TWAM.

            A bientôt !

  3. Désolé, il faut lire : « De même dans des pays comme l’Australie, les USA, le Canada, il est tout à fait possible d’imaginer une compensation financière »

  4. Je n’ai pas pu assister à la conférence, à regret, et d’autant plus quand j’en lis ton compte-rendu.
    Reste donc à suivre ce que ces belles idées donneront sur le long terme! En tout cas mes « likes » sont avec eux !

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