This is Scotland – Paie ton Loch

Quitter Edimbourg ne fut pas un gros souci : la magique compagnie Megabus proposant x² navettes par jour à destination de toute l’Ecosse et à des prix défiant toute concurrence (1£ !). C’est donc plein d’entrain et de joie que nous avons traversé la verte Ecosse pour atterrir finalement dans la riante bourgade d’Inverness, gateway des Highlands et du Loch Ness.

Inverness

Je sais pas pourquoi mais je m’étais toujours promis que j’irais un jour là-bas. Peut-être que mon légendaire championnat écossais joué à Fifa 96 sur Snes y est pour quelque chose (seul le club local avait réussi à arracher un nul à mon équipe de bourrins tout en pétant en même temps le genou de milieu de terrain) ?

Inverness

La ville est coquinnette voire même choupinette (© Basque Powa), sans trucs particuliers à voir mais se parcourt agréablement, au fil de la rivière, des ponts et du gros chateau en travaux. On y trouve quelques supermarchés (Lidl, Aldi), beaucoup de bus, des pubs, des restos et même une enfilade de 5 écluses à la suite.

Vous ne passerez pas !

A noter la présence d’un super génial agréable bien foutu petit café sis à 2 minutes sur les mains de la gare routière et qui a été notre coup de coeur: Yum ! (un poil cher quand même).

Enfin, le truc qui nous a fait marrer pendant tout le reste du voyage :

Watch Out, Elderlies on the road.

Le camping; le campong

Pour faire dodo, j’avais repéré en amont un charmant camping situé en bord de Loch et dont le prix justifiait l’éloignement relatif de la ville (2 miles pour 10£) : le Bunchrew Campsite. C’est un vaste terrain bien situé, desservi par le délectable bus n°28 (genre 3£ le billet) et tenu par un patron moustachu très sympathique. Les emplacements sont assez nombreux, bien placés mais pas des masses ombragés ni protégés de la pluie et du vent.

Les sanitaires sont corrects malgré le système préhistorique de douche à poignée et malgré qu’il y ait pas de facilitiy pour faire sa bouffe, un charmante lady tient un stand de bouffe à prix raisonnable (grosse assiette à 5£).

Sinon et si on fait abstraction du nombre hallucinant de français posés au mètre carré, le spectacle d’un coucher de soleil et des jeux de lumière sur le Firth of Beauly permet de se croire le temps d’une soirée dans un autre monde :

Beauty of Firth
Set the night on fire

Un dernier détail : Bunchrew, ça se prononce Beunche-roux !

Le Loch Ness

Vu que c’était juste à côté, limite juxtaposé, on n’allait quand même pas y couper, à cette excursion – chasse au dino’  programmée depuis Belle Lurette. Seul et léger souci: la suraffluence (logique) de touristes ayant la mauvaise et saugrenue idée de faire cedit truc le même jour que nous !

Il a donc fallu ruser (notre spécialité) et faire un choix entre château, rando ou encore visionnage de vidéos.

Moi j’dis…

Ça a été en fait très vite vu : on a pris le bus (le local, pas le touristique !), on s’est arrêté dans un bled au nom imprononcable  (Drumnadrochit) et on a foncé vers les randonnées les plus proches, histoire de fuir en paix la foule environnante et de pouvoir ainsi respirer à pleins poumons l’air frais des Highlands.

Du Loch Ness en lui-même, nous ne vîmes guère qu’une vaste étendue d’eau entourée par de gaillardes montagnes collines et sans aucune tête un tantinet difforme à l’horizon. Petite déception vu l’aspect fantasmatique présenté de toute part… à croire que le service marketing du coin est redoutablement efficace.

Cependant notre petite épopée fut très sympathique, pas trop pentue et a constitué une agréable mise en jambe :

Loch Néness

On a aussi vaguement tenté d’aller jeter un œil au chateau du coin, le truc avec un nom orque (Urquhart Castle) mais l’agressivité du prix d’entrée associé à la pluie nous a vite fait remballer et rentrer à toute jambe vers la chaleur du bus. Faut aussi dire qu’on ne voit foutrement rien depuis le parking et qu’il faut allonger moult monnaie pour avoir le droit de déambuler dans les ruines du machin.

Chateau ruiné et ruineux

Le stop

Gn’en a fait et ça a presque pas mal marché vu que des charmants écossais nous ont pris, aller comme retour, après un temps d’attente relativement court. J’ai pu ainsi effacer les doutes honteux, infâmes, inacceptables et dénués de tout fondement de ma moitié voyageuse quant à la viabilité de ce mode de voyage (vrai morceau de mauvaise foi dans ce paragraphe !).

A suivre: Sandwood Bay !

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