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Silence, ça tourne !

Première expérience hautement sympathique jeudi dernier puisque vous n’êtes pas sans rappeler que j’ai participé, moyennant moult rémunération, à mon premier tournage de cinéma, quatre ans après avoir conclu (pas) brillamment mes études universitaires dans le domaine éponyme.

Le principe n’était pas compliqué et je vous le résume rapidement:

« B.Poèlevorde se met une mine dans des bars et fait nawak ».

Ça, c’est pour résumer le scénario et les scènes que nous avons tourné. Cependant, tourner est un bien grand mot puisque notre participation active s’est résumé à boire des verres dans un bar tout en tapant la discussion avec les collègues figurants sur n’importe quel sujet et en prenant grand soin de ne jamais regarder la caméra.

Sur ça, rien à dire: l’expérience est intéressante: l’ambiance d’un plateau, l’effervescence, des rencontres humaines sympathiques, la proximité de quelques stars, les discussions réalisatrice-acteurs et tout le toutim.

Par contre, ça a été plus compliqué dans la gestion temporelle: nous sommes arrivés à 16 heures, repartis à minuit et demi et avons donc été présents huit heures et des poussières.

Temps effectif de travail: vingt minutes (et encore, je suis gentil) et je rajoute cinq minutes de rab’ pour les changements de t-shirt: nous avons gagné une grosse centaine d’euros à ne rien faire (ou presque).

Heureusement que j’étais en bonne compagnie et dans un lieu que je connaissais très bien, ce qui nous a permis de taper le carton, de planter des fléchettes et d’essayer de combler l’ennui sans trop de soucis.

Autrement, l’ambiance chez les figurants réguliers était beaucoup morose: recherche permanente de contacts: « tu fais du ciné ? Nan ? Au’r’voèr », pas ou peu de plaisir visible à être là et petits regards en coin – vas y comme je te jauge. Pas ma tasse de saké tout ça.

Anyway, vous aurez peut-être la chance de voir mon dos/mon ombre/ma silhouette apparaitre pendant deux petites secondes en extrême arrière-plan quand le film sera sorti, ce qui constituera sans aucun doute une gloire éternelle pour mon humble personne et inscrira en lettres dorées mon nom dans le Panthéon du Cinéma.

Sur un tout autre sujet, remerciements pour les vœux d’anniversaire, qui a été très dignement fêté dans le repaire habituel.

A prévoir pour le blog: la V3 est bien avancée et devrait apparaitre dès mon retour de Londres, en fin de semaine prochaine donc, vu que je pars m’exiler quatre jours chez les rosbeefs avec un groupe, as usual !

C’était Paris, à vous les studieux !