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S’il n’en reste qu’un…

Crevé. Tel le pneu de vélo ayant roulé sur un clou inopportun. Porté trop de caisses de lait. Vraiment.

En plus, journée à malheurs aisément quantifiables: 4 litres de lait chocolaté qui se sont répandus à mes pieds. Une boite de crème fraiche qui trainait par terre et dans laquelle j’ai shooté. Une alarme incendie qui se déclenche exactement au moment où j’éternue. Horrible horrible.

Je pense que je vais vite changer mon rythme horaire. 40 heures, c’est trop pour le pvtiste innocent que je suis. Je sens poindre en moi le vieux cri du français que je croyais enterré à jamais: « 35 heures, 35 heures » !

Voire même 30 heures que je n’en mourrais pas. Parce que détail intéressant: à Whitehorse, « tout » (sous entendu, banques et compagnie) ferme à entre 16.00 et 17.00. Et moi je finis à 17.30. Donc je vais calmer un peu le jeu et remettre en valeur le V de PVT (permis VACANCES travail). Et aller faire mon caribou dans les montagnes environnantes pardi.

Autrement, encore des dons désintéressés qui ont fait arriver chez nous des nouveaux meubles, des tableaux, des chaises… Aqui es la revolucion !

Bon, hasta siempre et compagnie, moi je pars me coucher en concluant sur un extrait d ‘Ultima Verba de Victor Hugo

J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer.

Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S’il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !