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Retour à l’anormal

Jolie petite formulation qui change des éternelles ouvertures à moitié foireuses qui font ma gloire et ma réputation légendaire dans le cercle très fermé des blogueurs yukonnais.

Qu’est ce donc que ce retour à l’anormal ?

Un simple constat, qui va encore me faire passer pour un détrousseur de poches vides et un défenseur des causes perdues d’avance: j’ai eu l’immense honneur, le privilège, la joie indicible de passer récemment un entretien pour un poste ma foi fort alléchant avec en ligne de mire un salaire à quatre chiffres, un studio de fonction à loyer modéré (comprenez qui suffirait à louer un Manoir dans le Larzac) et des responsabilités d’Head Coach avec une Team qui permettra de gérer les Supply entre Back et Front Office, via un Inside Network monté par le Helpdesk et joignable sur la Hotline.

Bref, en français: un bon boulot de bureau avec trois assistants pour aider à faire tenir le truc debout.

J’y suis allé, j’ai visité, j’ai entretientionné et j’ai pas gagné.

La raison ?

Surement beaucoup de choses mais plus précisement l’une d’entre elles, inédite dans mon historique de tentative d’embauche et d’échec: le fait d’avoir trop d’assurance, fait qui m’a été asséné après que j’ai délibérément, vicieusement et machiavéliquement dit que « mes dix années d’expérience sur le terrain légitimaient ma candidature et pouvaient sans souci combler le manque de diplôme [souhaité pour ce poste] ».

Bref, les lois de l’entretien nord-américain ne semblent définitivement pas être applicables dans notre belle contrée hexagonale.

La morale de cette histoire ?

Pour ce travail obtenir, il aurait fallu que je susse la méthode demandée.
Ors n’étant point fellationneur de nature, de la savoir m’eût suffi !
Mais hélas, de nos jours, point de salut ni de bonté,
Pour les pauvres Cedric yukon-nés !