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PVT et reflexion

Petite introspection en ce mercredi 24 novembre de l’an de grâce 2010, alors que le soleil darde ses rayons au travers du nuageux ciel parisien.

Considérant que je retrouve petit à petit un rythme normal (comprenez: ne pas me coucher à 7 heures du mat’) et que j’arrive vaguement à accepter le fait que se lever le matin n’est pas un fait si malsain que ça, a priori, je me surprends à sourire à l’idée d’une journée parisienne.

Souvenez-vous donc de février et de mon retour avec Cathy Mini, la tête pleine de projets, bien décidé à tout reprendre à zéro, à effacer l’avant pour écrire le présent afin de rendre le futur correct. Devenir producteur de séjours polaires puis rédacteur de guide Yukon puis coordinateur de centre de vacances.

De fil en aiguille, d’échec en échec, plus ou moins programmés, je suis finalement retombé, avec une délicieuse ironie, dans mes anciens travers: animateur, directeur et vas-y DJ, mixe le prochain morceau, c’est un air bien connu !

Las ! Il m’a fallu apprendre à accepter le fait que le Canada était, pour le moment, bel et bien derrière moi et que la Vérité de là-bas n’est en aucun cas celle d’ici. Et cela m’a bien pris 6 mois, au bas mot, au bas mat.

Maintenant que cette page est relativement tournée, que j’ai commencé à lire les lignes de la nouvelle et que je cherche vaguement le sommaire du récit de ma vie (gné bô !), je me dis que c’est quand même salaud un PVT. On vous laisse crapahuter, découvrir, vivre, marcher et se balader, crasser et décrasser, vous ruiner et vous enrichir pour finalement vous laisser tomber au final comme une bouse du cul d’une vache, sans même lever la queue au passage.

Et vous vous retrouvez, après une année, tremblant sur le tarmac d’un aéroport de banlieue, serrant fort contre vous ce sakado qui vous a suivi partout, zyeutant périphériquement à la rercherche d’une tête connue pour finalement gémir/pleurer/rigoler/sautiller/baver devant les affres du retour de l’être aimé.

Alors oui, c’est une belle ordure ce PVT. Mais bordel, qu’est ce qu’on l’aime !