Printing from this world

Wellington – J+10

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ouvert un article avec un jeu de mot anglophones: je vais en effet vous livrer ici mes toutes dernières impressions sur ce nouveau monde.

Je suis donc posé fort agréablement dans cette nouvelle colloc’, comme aux plus grandes heures canadiennes, en compagnie d’une foule de personnages bien sympathiques et dans une chambre qui, bien que vide au départ, comporte désormais un splendide lit (payé 50 bucks à la SA locale) et un beau drapeau canadien sur le mur.

Je viens de battre un record personnel inattendu: passer deux nuits de suite dans des lieux de débauche dansants (aka des boites). Il se trouve en effet que la charmante suédoise appelée Tina part en Indonésie s’occuper de singes. Nous avons donc, en compagnie de deux anglais, d’une malaisienne, d’un français, d’un hollandais et d’une californienne, fêté cela dignement en écumant les rades locaux, depuis le resto du Sea Front (où les serveurs étaient… français) jusqu’aux nightclubs de Courtenay Place la bien nommée.

Cette ville est quand même bien foutue: l’intégralité des bars/restos/boites/pubs est concentrée dans une zone de deux rues et où tout est accessible en dix minutes (même en état d’ébriété avancé, Lisa pourra vous le confirmer). Les videurs laissent rentrer quasiment tout le monde et je n’ai pas encore vu de baston de bourrés ni de dégueuli dans les rues.

A ce propos, je me réjouis constamment de la propreté des rues: pas un seul papier en vue, pas une merde sur laquelle marcher, des poubelles tous les dix mètres et un civisme qui ferait froid dans le dos de plus d’une mamie canidéenne.

J’ai été également fort aise d’assister hier soir à mon premier match de rugby local (enfin via la TV) et de voir toutes les pépéttes locales, achalandées comme immeubles en rénovation, s’arrêter de danser pour s’assoir sur des vieux fauteuils défoncés et regarder les Blacks se faire laminer par les ennemis de l’ile d’en face.  Ça a un côté jouissif de voir dix gars faire le Haka au milieu du rade, avec les mêmes gueules et la même hargne dans les yeux que les joueurs à la télé.

Sinon il va falloir quand même que je mette d’ici peu de temps  à la recherche du premier vrai emploi local, histoire de ne pas être totalement déplumé quand l’hiver été sera venu !

Si on maori dit ça avant…

PS: Premier album photo dans la rubrique photo.

2 thoughts on “Printing from this world

  1. Plongeur, ça compte bien comme un premier boulot, non ?
    Bon, en tout cas, compte pas sur bûcheron, ça me parait mal barré dans tes contrées actuelles…

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