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Mine de tout Partie 2

Trois hommes dans une Nature sauvage et cruelle où la moindre erreur conduit à la mort. Une épopée faite d’héroïsme, de gloire, de sang et de larmes, un quête vers un but inaccessible, un Graal randonesque !

Voici pour votre plus grand plaisir, le second volume des aventures de trois glandus à Kennicott en Alaska:

A la Conquête de Bonanza

Les sacs sont solidement harnachés sur le dos, les bouteilles sont remplies, les chaussures lacées et le moral au beau fixe, tout comme le soleil d’ailleurs. Nous sommes prêts et c’est d’un pas gaillard et viril que nous partons pour ce qui doit être une petite randonnée pépére d’une demie-journée avec un dénivelé à peine positif au travers d’une forêt agréablement ombragée, dixit not’ copine de l’office de Tourisme de l’Alaska Highway.

Tout d’abord, nous nous acquittons de nore écot pour pouvoir emprunter la navette à destination justement de Kennicott MacCarthy, la ville minière fantôme qui nous a fait faire ce détour monstrueux. Pour vous résumer très vite l’histoire, les mineurs du coin ont découvert un énorme gisement de copper (cuivre) dans le coin au début du XXème siècle donc blabla développement, blabla industrie, blabla monnaie, thune, flouze, pèze, blabla ville, blabla extension. Epipouf, aplu cuivre. Donc on ferme tout mais en même temps c’est beau donc on va quand même laisser ça en état.

Voila le résumé succinct quoique brillant de l’apogée puis de la chute de la mine de Kennicott et qui nous permet d’enquiller sur les moutons, à savoir la suite de la randonnée.

Après donc avoir fait nos touristes « photos, c’est beau, ça servait à quoi ? », nous partons – enfin – pour notre randonnée. Deux choix possibles: Jimbo ou Bonanza avec respectivement 9 et 7 heures de marche. On se regarde, on circonspecte et on commence à peine à flairer l’éventuelle possibilité d’erreur potentielle d’interprétation.

 » Mais basta ! On est jeunes, riches, beaux et en Alaska, on a fait Tombstone et Denali, c’est pas Bonanza qui va nous faire peur ! » nous disons-nous in petto.

Vous noterez d’ailleurs en passant l’humour certain des mineurs américains puisque Bonanza n’est autre que le nom de l’endroit où a été trouvé le premier filon de la Gold Rush (mais vous le saviez déjà puisque j’en ai déjà parlé !).

Bref encore, ranafoot et on y va.

Quinze minutes après: Ca grimpe.

Trente minutes après: Ca grimpe beaucoup.

Cinquante minutes:  Mais vraiment beaucoup. (…)

Une heure et demie: Arf. Urh. Urggh. Argh. Pause… Eau… Water… Elle est où l’eau ? Dans ton sac ? Y a rien ? Tombée dans le bus ? Pas ramassée ? On a une bouteille à moitié vide pour trois ?

Et on repart, sous un cagna de folie avec pour supplice supplémentaire, la présence proche (c’est relatif) d’un immense glacier qui nous fait saliver à chaque fois que nous tournons la tête vers lui. Mais vaillants nous sommes et c’est après trois heures de montée que nous arrivons à un premier vestige minier se présentant sous la forme d’une plateforme de reception de marchandises, reliée à l’aide d’un câble métallique au bled du bas.

Pause repas, pause boisson (la fameuse bouteille) et pause stupéfaction lorsque l’on s’aperçoit que notre Mine qui commence à être maudite est en fait située tout en haut de la montagne et que nous parcouru à peine la moitié du chemin…

Survivrons-nous à cette terrible nouvelle ? Arriverons-nous à boire ? Reparlerons-nous à la charmante donzelle croisée pendant la montée ?

Tout ça et bien plus encore dès demain dans le troisième épisode de la Saga !