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Le temps des adieux

Fin d’une époque à Wellington la venteuse, avec cette belle victoire néozélandaise (quoique bien programmée nonobstant) et une grande vague de départ au sein de la CVI (communauté des voyageurs internationaux).

J’ai eu la chance, au cours de ces deux mois passés dans la capitale locale, de faire des rencontres humaines formidables, de celles dont on reparle ému de longues années après, au coin d’un feu ou attablé au zinc d’un rade dégueulasse, avec un petit éclat joyeux dans l’œil.

Que ce soit la mafia francophone, fièrement représentée par les Celine, Matthieu, Fred, Berthille, Claire et autres Nicolas ou Ivan, mes potes kiwis du couchsurfing, les fumeurs de beuh californiens, les collègues de rugby, les collocs ou même celle que mon ventre chérit (Lisa herself) et qui a su me mijoter des plats malaisiens à longueurs de temps tout en restant d’une patience admirable à mon encontre, mon petit carnet d’adresse est d’ores et déjà rempli de visites programmées pour les X prochaines années.

Mais comme d’habitude, il y a un goût bizarre lors de ces rencontres de voyage: on ne sait jamais trop bien dans quoi l’on s’implique, sans savoir s’il ne serait pas sage de dresser une barrière affective « Stop. Voyageur. Pas d’implication sentimentale. Merci ». Mais ce serait alors passer à côté de temps de choses merveilleuses, de moments partagés, d’aventures en commun et de retrouvailles à venir !

C’est donc autour d’un dernier café, d’une dernière part de gâteau que j’ai clos cette semaine de débauche, ponctuée d’une finale, d’un anniversaire, de deux soirées d’adieux et de longues errances nocturnes.

Alors encore une fois, je refais mes valises, recheck les horaires de ferry et visualise vaguement les nouveaux endroits où mes pas vont me mener. Demain Picton puis Havelock et enfin Pelorus Sound et ses 4000 moutons. Puis ce sera le temps du Canterbury et de Cheviot.

Mais ce soir,en attendant, mon cœur est à Wellington !