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Le mythe du Road Trip V2

Après quasiment une semaine d’absence, voici donc le troisième volume de cette série de billets sur le Road Trip. Après avoir donc pris position puis explicité lesdites positions, je m’attelle donc à un autre point de vue: l’apologie !

This fox is unknow.

Le Roadtrip est bel et bien un mythe, une épopée, une aventure. Ingrédient inévitable, obligatoire, nécessaire d’un voyage au long cours (court ?), il est introduit de facto dans le programme du voyageur érudit qui ne voudra en aucun cas passer à côté de cette expérience inoubliable.

Ces quelques lignes ne sont aucunement teintés d’ironie: je crois en la valeur intrinsèque, éducative, populaire du voyage et donc de tout ce qui en découle: bonnes ou mauvaises expériences, remise en cause de soi, découverte de l’inconnu, etc etc.

L’organisation d’un roadtrip au sein d’un voyage, ou encore que le voyage soit le roadtrip en lui-même est une occasion formidable car:

  • Le RT, c’est la liberté.

Pouvoir aller où bon semble, ne suivre aucun itinéraire préconçu, se laisser guider par les flots impétueux de l’Aventure, errer de bled en bled sans savoir où sera demain… C’est un sentiment exaltant, souvent inconnu et qui a un avantage déterminant: il ne s’use jamais car se renouvelant sans cesse de jour en jour

  • Le RT, c’est l’école de la Vie

Faire face à l’inconnu, improviser, savoir se tirer de situations périlleuses, burlesques, imprévues: tout ce qu’on apprend pas sur les bancs de l’école/collège/lycée/fac, on l’apprend ailleurs (comme aurait dit ce bon Lapalisse). Or, quoi de mieux qu’une errance sans but pour savoir quoi faire, quand le faire et comment le faire ?

Inconsciemment, le vécu tiré du voyage s’ancre profondément dans la conscience et sert bien souvent de référentiel dans la vie quotidienne. Certes, il n’est point facile de trouver un rapport entre un pneu crevé au-delà du cercle arctique et une Pitchoune qui pleure à la sortie de l’école mais vous m’accorderez quand même, j’en suis sur, le bénéfice du non-doute.

  • Le RT, c’est la découverte

Un pays se découvre, s’explore, se dévoile de multiples façons, aussi diverses qu’indénombrables. Il y a ceux qui sont fan de la découverte systématique, balisée, programmée: de A à Z en passant par B, C, D et sans oublier F, G, H. Ceux-la vivent. Il y en a d’autres qui font des listes, des Trukavoir, des Trukafaire, proposant, soumettant, optionnant (comme chez les Romains !). Il y a également ceux qui sortent des sentiers battus, des autoroutes et qui cherchent la différence, le pas noté, le « pas vu, pas pris ».

Et quoi ! Tous ces gens ne voyagent-ils pas ?
Ne sont-ils pas les décideurs de leurs trajets, les capitaines de leurs vaisseaux, les timoniers de leurs navires ?

Le RoadTtrip, c’est la découverte à l’état pur.

  • Le RT est humain

Faire des rencontres sans hier mais avec lendemain, parler, discuter, échanger autour d’un feu de bois, d’une pinte de bière ou d’un quartier de boeuf saignant: voyager, c’est échanger. Comment ne pas parler de la dimension extraordinairement humaine d’une telle épopée ? Comment oublier cette irlandaise violoniste et danseuse de guigue croisée dans un pub enfumé de Cork ou encore ce chasseur de caribou avec qui une soupe fut partagée dans une hutte d’un NP océanien ?

Nier les rencontres, les refuser, c’est se nier soi-même.

  • Le RT, c’est du bonheur

Autant à tartiner qu’à partager, autant à garder pour soi qu’à raconter !