L’amitié vraie

Retour à l’anormal après le brillant quoique court passage mumusien en ces lieux, que je remercie au passage pour sa prose brillante qui n’a pas manqué – j’espère – d’éblouir mon légendaire lectorat.

Ceci étant dit, j’acte et décrète la chose suivante:

La vie à l’étranger est un filtre à amis.

Qu’entends-je donc par là ?

Que partir voyager/habiter/résider à court/moyen/long terme dans un espace situé loin de ses repères habituels entraine de facto un bouleversement dans les rapports développés au fil des années et considérés comme solides (ou à toute épreuve, c’est selon).

Je ne me livre point ici à une quelconque et vulgaire charge contre mon cercle proche, que j’estime et énamoure plus que de raison mais… Force m’a été de constater que l’année passée à errer dans des contrées nordiques a eu des effets très intéressants et surement pas programmés du tout:

– Je me suis rapproché, du fait de la distance, de gens avec qui je ne partageais pas (ou plus) forcément grand chose.
– Je me suis, à contrario, éloigné  d’autres personnes, sans conséquences particulières.

On peut attribuer ça à plusieurs facteurs: les nouvelles données/pas données, l’ancienneté de la relation, la solidité d’icelle, le passé commun… La liste est longue et je n’ai pas vocation à la développer (pas le genre de la maison).

On va, à côté, parler d’itinéraires, de choix de vies, de chemins partant dans d’autres directions. Ici un mariage, ici un enfant, par là un CDI. Ce sont des aléas inévitables qui entrent en compte dans toute réflexion. On les subit, on les accepte, on en tire joie, chagrin, tristesse, envie… Au choix de chacun.

Je n’ai aucun mal avec cela. Nous sommes tous assez grands pour choisir ceux que nous fréquentons, comment nous les fréquentons et ce que nous attendons (si tant est qu’on puisse en attendre quelque chose nonobstant).

Je suis toujours heureux de revoir d’anciennes personnes, d’en rencontrer des nouvelles, de naviguer dans les eaux parfois troubles des relations humaines, de m’y noyer ou d’y nager, au gré de mes possibilités.

Mais…

Qui était là avant ?
Qui va être là pendant ?
Qui sera là après ?

Le Grand Jeu du Loto-Amis, à cocher avant de partir et à valider au retour !

PS: Oui, ce post n’a aucun sens. C’est pas grave, je me comprends.

5 thoughts on “L’amitié vraie

  1. C’est vrai que c’est un bon filtre à ami… Je ne pensais par exemple jamais me rapprocher autant de certaines personnes, qui étaient pourtant parties elles aussi à l’étranger : des fois, il y a un lien fort que l’on ignore et qui se révèle dans certaines circonstances. Certaines (rares) amitiés me semble immuables, d’autres sont déjà condamnées. Mon année à l’étranger m’a aussi permis de faire le vide autour du moi et de me rendre compte que je n’avais besoin que de l’essentiel et que certaines personnes de ma vie étaient parasitaires. C’est en tout cas une des choses qui m’a le plus marquée !

  2. « Ps: oui ce post n’a aucun sens… »
    SI!
    Ce post a un grand sens je trouve….Car chacun se reconnais,ou se reconnaitras dans celui ci…
    A partir du moment ou géographiquement on est plus ‘au meme endroit’ que ces proches,amis,famille durant un certains temps,8 mois,1an ou 2 ou n’importe…il se passe quelque chose….et le ‘tri’ se fait tout seul,naturellement…ou pas…
    Comme y dit Renaud: « Sa fait ptetre mal au bide mais c’est bon pour la gueule »
    J’en ai aussi fait les frais…
    Mais il parait que:  » Oublié dans son pays,inconnu ailleurs….Tel est le destin du Voyageur »

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