La route des grandes Alpes

Comme d’habitude, ne cherchez pas le moindre rapport entre le titre de ce 595ème article et le contenu supposé: il n’y en a (quasiment) pas.

Cependant, ce n’est pas  une raison pour m’endormir sur mes divins lauriers, vu que je m’en vais ce jour vous causer de la fabuleux itinéraire sur lequel j’ai erré pas plus tard que vendredi, entre Valmeinier et Annecy:

La route des grandes Alpes

Vous n’êtes surement pas sans savoir que j’aime à me perdre dans les immensités glacées du Grand Nord, dans le Backcountry néozélandais ou, plus raisonnablement, sur les départementales de notre beau pays. Vous n’êtes également pas sans savoir que tout ce qui est plus ou moins montagneux m’attire follement (héritage génétique, éducation foireuse, attrait personnel pour les marmottes ?) et que je suis souvent prêt à me vendre corps et âme pour aller errer dans des coins pas possibles.

Du coup, lorsque mon Papounet n’à moi a suggéré avec moults envie dans les yeux que ce petit itinéraire serait « sympathique, voire pas franchement dégueulasse », j’ai compris que c’était un Must-Do que je me devais d’ajouter vite fait bien fait à mon inventaire de voyageurs:

Le parcours

Au programme des réjouissances, seulement une petite partie effectuée, avec quand même quatre cols:

  • L’Iseran – 2770 mètres
  • Le Cormet de Roseland – 1968 mètres
  • Le Col des Saisies – 1650 mètres
  • Le Col des Aravis – 1486 mètres

Pour les infos techniques, le véhicule usité était une Titine de Série dotée d’un GPS roumano-péruvien ayant une tendance particulière à choisir les pires départementales possibles, surtout en Bourgogne. Le conducteur de ladite Titine, pour sa part, répond au doux nom de Slyounet, a une tendance fâcheuse à conduire à gauche, à ne considérer les limites de vitesse que comme « indicatives » et vouloir éjecter dans le fossé tout ce qui se situe entre lui et son objectif.

A part cela, c’est un excellent compagnon (et conducteur, de temps en temps).

L’Iseran

Un bon point pour commencer:

Pas fermé

Un second très bon point: la situation géographique dudit Col, en plein dans le Parc de la Vanoise (miam !), reliant entre elles les vallées de la Maurienne (re-miam) et de l’Isère (re re miam !).

Concrètement, au mois de juin et en photos, ça donne ça:

Montagne

Et encore:

Sommet

Ou bien

Versant Nord

La route en elle-même est tout ce qu’il y a de plus montagneuse, avec plein de virages, de la neige, des cyclistes, des motards, des Ferraris et même quelques marmottes égarées de ça et là.

A noter qu’il parait vaguement que le village de Bonneval sur Arc  est un des plus beaux villages du pays. Pour notre part, la vue d’un magasin de souvenirs ouvert à 9 heures du matin a suffi à nous faire rouler très vite loin de là…

La route descend ensuite vers la vallée, croise Tignes avant de réattaquer, bien doucement et entre deux vallées, vers le délicieux col n°2:

Le Cormet de Roseland

Dans un cadre toujours aussi majestueux, entre le Beaufortain et le massif du Mont Blanc, on note une baisse dans l’altitude environnante: les monts se font moins agressifs, moins enneigés, la nature est déjà plus verte et plus accueillante, moins rocailleuse, plus vivante.

La route !
Jyfou
Là haut

Pour les affamés, c’est avec mout plaisir qu’un stand de produits locaux propose de se ravitailler à prix citoyens/ouvriers (les 3 saussiflards à 10€, le sandwich à 4€, etc etc).

Un peu plus loin après le col, un lac immense doté de son barrage fait son apparition, ainsi que X² restaurants/snacks, entassés sur le bord de route: nous avons fui, une nouvelle fois.

Les troisième et et quatrième cols du circuit nous ont laissé beaucoup plus sur notre faim: celui des Saisies ne présente guère d’intérêt spécial et il vaut mieux partir se paumer sur la toute petite départementale allant sur le Mont Bisanne, remplie de petits chalets et de vaches bienveillantes.

Un petit beau quand même

Quant aux Aravis, enfuyez-vous: c’est un arrêt à autocars !

Bilan des courses

Une petite journée on ze road, un demi plein, plein de beaux paysages, un sandwich au beaufort/jambon de pays et plus de 400 photos prises !

8 thoughts on “La route des grandes Alpes

  1. Plutôt qu’en voiture, je te conseille fort de te promener à pied et loin des routes (quand bien même sinueuses). Y’a des jolies balades dans ce coin là. L’an dernier à la même époque, voir le soleil se lever sur le lac de Presset et la Pierra Menta avait de la gueule par exemple :

    1. Ouaip mais j’ai été tenu par de sombres impératifs spatio-temporels.

      Par contre, j’y retournerais avec grand plaisir.

  2. ça me rappelle de bons souvenirs… je vais passer quelques heures dans le beaufortain à la fin du mois, je vais m’en mettre pleins les papilles. C’est chouette de vivre à 1h30 des Alpes.

    1. Mouais, mouais 1H30 c’est pas mal… mais vivre à la montagne c’est encore mieux !!!! ahahahaha !!!!!!

  3. Ah les alpes, on a de la chance de les avoir à proximité tout de même. L’hiver pour skier et l’été pour les promenades. Perso, j’aimais beaucoup y aller pour faire les cols à vélo il y a quelques années. Je me souviens en particulier du col de la Bonnette à 2860m après 25km de montée, des paysages lunaires et de la neige en juillet. Tu me rends presque nostalgique avec tes photos tiens !

    Passe encore un bon week-end !

    Léon

    1. Sans vouloir me montrer présomptueux le moins du monde, il me semble bien qu’il s’agit plutot de la cime de la Bonnette… Qui n’est pas un col. (Désolé, chipotage de local 🙂 )

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