La mère veille toujours deux fois.

Après mes élucubrations poétiques yukonnaises d’hier, voici venu l’heure de parler d’arches.

Je ne vais point citer ici l’oeuvre de Noé, ni les trucs surplombant les totoroutes hexagonales, ni le sport éponyme (le tir à l’arche) et encore moins l’archétype.

Non.

Je m’en vais gaillardement vous causer de la merveille sise dans l’Utah, quelque part au sud de cet Etat rempli de vergers, de Parcs, de Canyons et de désert de sel, si chère au coeur d’une certaine collègue bloggueuse.

Nos pas (ou les roues de Titine) nous ont conduit là-bas avec Georginou, sachant que j’avais imposé ce parc en échange du détour Mesa-Verdien.

Et alors ? Pouf, blam, poum, bang.

Des arches dans tous les sens ! Des petites, des grandes, des tordues, des cassées, des pas finies, des cheloues, des discutables, des térix, des balètes et d’autres trucs encore.

Nous marchâmes, errâmes, baladâmes, suâmes et finissâment, éblouizéravis, contemplant le soleil se coucher sur le symbole de l’Etat: Delicate Arch.

Alors, forcément si vous n’aimez les courbes délicates de la roche taillée par des soufflets de vents au fil de milliers d’années, si vous êtes un rustre insensible à la beauté muette de l’architecture naturelle, si vous un rejeton de barbare païen inculturé, forcément, passez votre chemin.

Dans tous les autres cas, allez-y donc. C’est garanti sur non-facture !

2 thoughts on “La mère veille toujours deux fois.

  1. Alors c’est étrange car je sais que tout le monde adore Arches, que ce soient les simples touristes, les gamins, les baroudeurs comme toi… Un parc tout public, en somme… Après trois jours là bas, je n’ai pas du tout été convaincue : je trouve qu’il manque quelque chose à ce parc, je ne suis pas sûre d’avoir pu mettre le doigts dessus mais je dirais que c’est de la vie. Déjà, il est beaucoup trop fréquenté (même en arrivant en fin de saison comme nous) et je pense qu’il faut absolument un permis de backcountry pour pouvoir l’apprécier, je ne sais pas… Je n’ai pas aimé le monde, la physionomie du parc et justement, son manque de vie. (même s’il y a pas mal de bêtes et que des coins comme le Devil’s Garden – celui que j’ai préféré, d’ailleurs- sont pas mal arborés), je sais pas, j’ai pas été à l’aise.
    Est ce que tu as lu « Désert Solitaire », d’Edward Abbey? Parce que tu seras franchement comblé, avec ce bouquin…

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