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It’s a land named Iceland – Part 5

Suite et fin de la Saga islandaise, après un week-end riche en glande et en Pvtistes.

Je vous emmène aujourd’hui sur la facade sud de l’ile, avec le voyage entre entre Höfn la maudite et Vik la bénie, en passant par le Paradis des lagons glaciaires:

Jokulsarlon

Inutile de vous dire que vous trouverez beaucoup d’infos sur le net relatives à ce coin aussi glacial que magnifique et où il fait bon s’arrêter quelques temps.

Pour ce qui est des accomodations du coin, rien de bien compliqué: y en a pas (ou du moins, j’attends qu’on me prouve le contraire !). Vous pouvez camper avec votre camping-car mais l’usage des tentes semble très réduit – du moins à proximité immédiate du site. On notera également la présence d’un resto/souvenir shop blindé et d’une compagnie de bus amphibie ressemblants à ça (20 € environ le tour).

Un bateau-bus

Le « vrai » bus de mes potes de la Sterna s’arrête logiquement une heure et demie de par ici, ce qui laisse largement le temps d’errer à droite et à gauche. Des négociations avec le chauffeur pour prolonger l’arrêt semblent être du domaine du possible, surtout si vous êtes beaucoup à vouloir rester !

Maintenant le vif du sujet et la question principale: « Mais y a quoi à J’encule Larsson ? »

Et bien mes chers amis, ce lagon/lac/lagune glaciaire est:

1) Le plus profond d’Islande
2) Le lieu de tournage de « Demain ne meurt jamais » et « Dangereusement votre ».
3) Un spot de repos pour phoques fatigués.
4) Un amas de gros blocs de glace semblant sculptés par la main démente d’un artiste dégénéré.

La preuve en photos:

Des trucs blancs sur un truc bleu

 

Un gros truc bleu paradis

C’est bleu, c’est beau.

Je recommande chaudement de ne pas hésiter à s’éloigner de la zone à touristes (aka le magasin) et de prendre le chemin passant sous le pont. Le décor reste le même, avec la foule en moins !

Skaftafell

Attention, gros morceau en prévision vu que nous sommes dans la zone semblant être la plus fréquentée de toute l’Islande… C’est en effet dans ce parc national et ses environs que nous avons croisé le plus de groupes francophones (et assimilés) de tout notre voyage, ce qui nous a légèrement dépité (même si le joueur d’accordéon et les « Il y est des nooootres » nous ont bien fait rigoler- jaune).

Pour les hébergements, deux choix possibles, en fonction de vos envies:

L’un est situé à l’entrée du parc, ne présente aucun autre avantage que d’être moche, surpeuplé, sans rien mais à proximité immédiate des chemins les plus utilisés par les randonneurs. C’est également le point d’arrêt des bus (si pas spécifié autrement).

– L’autre est désert, planqué, à 4 bornes du premier mais dispose du wifi, d’installations couvertes, de douches gratuites (mais pas super chaudes nonobstant), d’une grande salle, de chevaux, de moutons et même d’une piscine. C’est à Svinafell et c’est un plaisir que de squatter là, avec un patron ultra-sympa qui fait des réductions pour les groupes. Par contre, faites gaffe pour les courses, le premier supermarket (petit, petit !) est à 20 minutes à pied le long de la route et ne dispose que du strict minimum. D’autre part, couvre-feu assez sec à minuit trente et pas de discussion possible !

Pour vous y rendre, demandez au chauffeur, il vous laissera au bord de route et vous n’aurez qu’à marcher une dizaine de minutes en direction des tentes (et sans couper à travers champs !).

Bizarrement, je n’ai pas été du tout convaincu par la nécessité de s’arrêter dans cette région.

Certes, il y a un glacier plus grand que la Corse, le Vatnajökull (sur lequel on peut marcher avec un guide pour une grosse poignée d’euros), une belle cascade se nommant Svartifoss, facilement accessible (donc ultra fréquentée…) et même une jolie ferme construite façon Hobbit et maintenant abandonnée depuis 1946: Sel mais je n’ai pas senti dans cette région l’aspect désolé et solitaire du reste de l’ile…

La route

 

 

La fameux truc en Jokull

 

Ladite cascade

 

La ferme à Hobbits de Sel

 

Vik

Dernière étape de cette longue revue, la charmante petite bourgade de Vik, riche de ses 291 habitants est un arrêt parfait avant de retourner dans la civilisation reykjavikienne.

Le campsite est juste charmant, planté au bord d’une falaise où nichent de nombreux Sternes arctiques, disposant d’un wifi payant (300 isk), d’une cuisine abritée et situé pas très loin du centre-ville où l’on trouve une banque, un supermarché et divers commerces forts sympathiques.

Je vous conseille tout particulièrement d’aller vous balader le long de la plage de sable noir et de spotter le flanc de la falaise de droite: c’est en effet là que squattent les macareux moines et leur tronche pas possible à bec bariolé. Il faut savoir que ces bestioles étaient surement au premier rang lors de la distribution de la connerie groupée: elles ne sortent que toutes ensembles et à des horaires chiants pour les bipèdes que nous sommes: tôt le matin (aka 7 heures) ou tard le soir (aka 10 heures et demie).

Il va donc vous falloir une bonne dose de patience mais qui sera moultement récompensée ! L’envol de tous ces volatiles, couplés à leur couinement sympathique est un moment privilégié. Il est possible, moyennant quelques aptitudes alpines, de suivre un chemin ultra casse gueule et d’aller les observer d’un poil plus prêt.

Notez que la marée monte en parallèle et que ce serait con de se retrouver bloqué… (en plus, le « toujours plus haut » a ses limites aussi).

On notera également la présence d’un monument dédié à des pêcheurs allemands décédés au large ainsi que d’une statue servant à commémorer le lien « crée au travers du temps et de l’espace et en dépit de la distance » avec un quelconque bled pourri de la perfide Albion et dont le nom m’échappe totalement.

Trois macareux sous-exposés

 

Deux macareux sur-exposés.

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C’est sur ces charmants clichés animaliers que se finit cette quintologie islandaise, en espérant vous avoir donné envie de vous perdre là-bas et d’errer à votre tour au pays des volcans, des sources et des montagnes !

PS: Je vous rappelle que l’intégralité des photos se trouve dans la galerie éponyme.