Génération Trauma

Fait exceptionnel en ce mercredi 29 juin: deux articles pour le prix d’un avec de suite un retour (en vidéos !) sur… les dessins animés de ma jeunesse et sur la réflexion qui suit:

Mais bordel comment on a pu survivre à des trucs pareils et ne pas être suicidaire maintenant ?

Pour commencer, vous rappelez vous les aventures d’un petit phoque tout blanc, tout mignon, s’appelant Bibi et dont nous avons tous chantonné le refrain (Bbibibibibibibifoooooooooc, dans l’Antarctique, le roi des phooooooques) ?

Oui ?

Par contre, vous rappelez-vous le générique du dessin animé:


Des éléphants qui se font chasser, une baleine qui se fait harponner, des espèces de bouquetins qui se font flinguer… Tout un monde de rêve et de douceur !

Dans la même veine, l’immortel enfant des âges farouches, le blondinet dont toute la famille a cramé dans l’éruption d’un volcan, le mec se baladant avec un slip en peau de lézard et un couteau en défense de mammouth: Rahan, dont les paroles du générique nous disent:

« Crie l’horreur, la faim, le sang
Crie l’oubli
Ta vie est un cri, Rahan
(…)
Rahan, oublie les temps farouches
La peur plus sombre que la nuit »

Pauv’ petit bonhomme va ! Et pour ceux qui ne seraient pas émus, la dernière partie du générique est un mélodramatique capable de faire pleurer un pingouin:


On enchaîne sur la litanie des pauvres malheureux à qui rien ne sourit et qui sont damnés quasiment pour toujours aux affres d’une vie pourrie de bohêmiens: l’un est orphelin et voit tout le monde crever de froid/faim/meurtre/incendie (rayez la mention inutile) autour de lui et clame vach’ment fort son bonheur d’être seul au monde:


Celle qui a commencé comme riche et qui finit comme souillon-martyr-bonne à tout faire, avec ses grands yeux bleus toujours ouverts béatement sur le monde qui l’entoure:


Une autre moins connue, celle qui voulait être une guerrière (ou un truc dans le genre) mais qui est pas née comme il fallait et dont la mort est un encouragement à se foutre une balle:


La pauvre petite enfant handicapée qui vit dans ses rêves:


Et enfin mon héros éponyme, qui « a la richesse, la noblesse » mais « pas d’amour ».


Mais sérieusement, comment vous vouliez qu’on ne soit pas en pleurs devant la télé à regarder des trucs pareils ?

Vous avez surement regardé au moins une fois la série des « Il était une fois… », truc mythique et grandiose qui me fascinait. Par contre, au niveau optimisme, c’est la crise. Pouf qu’elle fait la Terre…


C’est pas mieux pour les Amériques avec tout plein de morts et de massacres (« L’aventure parfois fut dramatique, souvent ce fut la fin des héros »).


Quant à ce truc, ça se passe de commentaires:


Maintenant, on peut réfléchir sur nos échecs sportifs ?

Comment voulez-vous qu’on soit une génération sportive quand on voit ce qu’on demandait de faire:


Ou bien encore


Voire même:


Ce qui veut dire que le Baseball est l’école de la Vie…

Et dans le futur alors ? Y a de l’espoir ?

Inondations:


Plantes carnivores humanoïdes:


Dieux grecs revanchards dès qu’on tue leur fils:


Monde soumis au bon vouloir d’un train:


Vous vous rendez compte maintenant de ce qu’on a vécu.

Moi j’dis, n’empêche, après avoir supporté tout ça, on rigole en voyant des trucs pareils (et ce sera de même la conclusion du jour):


3 thoughts on “Génération Trauma

    1. En fait je me suis rendu seulement après avoir « écrit » l’article qu’il avait une vidéo sur les trucs larmoyants 😛

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