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Envie d’ailleurs

Le vieux démon s’est réveillé une fois de plus, après une bien courte nuit due au boulot dans mon nouveau repaire à soiffards (enfin pas si nouveau que ça mais tout n’est qu’une question de positionnement vis à vis du comptoir !).

Je le connais bien ce vieux démon, revenant sans cesse raconter les mêmes histoires, les chuchotant à voix à peine audible au creux de mon oreille. Il me parle d’endroits, de voyages, de rencontres, de personnes. Il me narre de sa voix si mielleuse que des fois, l’herbe est vraiment plus verte ailleurs et qu’il ne tient qu’à moi d’aller y gambader pour voir.

Il fut un temps où je le renvoyais paitre, sans me soucier de ce qu’il me disait. Puis vint un autre temps où je l’écoutais attentivement. Maintenant, je ne sais plus trop quoi en faire, plongé entre des nécessités impérieuses et un refus catégorique de les prendre en compte au-delà du superficiel.

Comme d’habitude, je vais ruminer, fouiner, chercher, creuser, lancer et relancer, espérant, croyant, believant.
Comme d’habitude, je vais encore faire la tournée des plans improbables, des opportunités immanquables, des essais pas transformés.

Mais quoi ! Le système est ainsi qu’il se suffit à lui-même, quelque part entre marasme et auto-entretien, où le fait de ne rien faire devient un fait de gloire sociale.

Alors, encore une fois, je vais reprendre mon bâton de pèlerin, recommencer à écrire des pages et des pages d’états d’âmes malsains et voyeurs et continuer à spotter les recoins du Net et des journaux.

En rêvant, de ces envies d’ailleurs, là où il fait toujours meilleurs (copyright Milly !).