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C’est un poil le bordel

Un grand bonjour à tous en ces temps de disette blogesque (et pas que d’ailleurs…).

Le retour du Canada et la réadaptation à la France, depuis maintenant quatre mois, s’avèrent infiniment plus casse-gueule que prévus et je me dois de tirer quelques conclusions.

Je suis rentré blindés d’illusions et de volonté, prêt à en découdre et à refaire le (mon) monde pour de bon. Je pensais que l’année passée en Amérique du Nord serait un terreau fertile et propice pour planter et faire pousser la plante des mes ambitions (Paie ta métaphore gros !). Mais celle-ci n’est pour l’instant qu’un modeste bonsaï pas spécialement décidée à grandir vite vite.

Une partie de ce (relatif) échec peut m’être imputable. Trop rêveur peut-être, trop naïf probablement avec des petites tendances à vouloir superposer ici ce qui marchait là-bas et surement d’autres choses à côté.

Mais, il y a définitivement quelque chose de pourri au Royaume de France.

Le pays (mon, notre, votre pays…) est sclérosé, bloqué, effrayé.

Sclérosé par des mentalités d’outre-temps. Bloqué par des traditions et des structures inadaptées. Effrayé par la nouveauté.

Aucune possibilité de tenter une aventure professionnelle si les diplômes ne sont pas adéquats. Fermeture d’esprit totale et absolue sur tout parcours inhabituel. Recherche permanente de celui qui confortera l’entreprise dans sa routine, celui qui ne changera rien et ne risquera surtout pas d’introduire une seule once de chaos dans un monde propre et ordonné.

La motivation et la volonté sont des armes qui semblent s’émousser sur la rigidité d’une structure intouchable. Quand d’un côté de l’Atlantique, chance t’es donnée te faire tes preuves, à charge à toi de bosser durement, de l’autre, tu es refoulé car surqualifié, trop instable, inadapté…

Faire grève est toujours un sport national. Aux JO, nous serions les rois, médaillés inattaquables.  Trente cinq heures, j’écris ton nom !

Bref (et très gros bref !), je suis blasé, emmerdé, embêté, lassé et un poil démoralisé.