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Yad Lajoye

Par , 10 février 2011 10 h 51 min

Yello !

Si la neige ne tombe pas du tout en ce moment, il n’empêche que l’on bosse quand même beaucoup et pas que du chapeau.

Ceci expliquant cela, couplé à un manque de ressources internet, au soleil, aux terrasses des bars, aux guibolles des Miss, au muffles des vaches, aux billards et à toutes ces choses qui font de la vie un truc hénaurme, vous comprendrez aisément que je ne puisse poster aussi fréquemment que tantôt mais ce qui n’est que partie remise.

A bientôt donc (pas plus tard que samedi si ça vous dit).

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Great !

Par , 6 décembre 2010 12 h 47 min

C’est avec un immense plaisir et une joie non retenue que je vous faire part de mon recrutement pour la saison d’hiver à un poste de Responsable/Directeur d’un centre de loisirs/Garderie planqué quelque part dans les Alpes.

Je vais donc retrouver avec moult plaisirs les joies de la glisse, de la montagne et de tout le toutim environnant !

Par contre, l’accès oui-fi semblant limité, il se pourrait bien que le rythme de publication des articles de ce lieu décroisse légèrement.

Plus d’infos tantôt !

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Retour à l’anormal

Par , 7 octobre 2010 1 h 24 min

Jolie petite formulation qui change des éternelles ouvertures à moitié foireuses qui font ma gloire et ma réputation légendaire dans le cercle très fermé des blogueurs yukonnais.

Qu’est ce donc que ce retour à l’anormal ?

Un simple constat, qui va encore me faire passer pour un détrousseur de poches vides et un défenseur des causes perdues d’avance: j’ai eu l’immense honneur, le privilège, la joie indicible de passer récemment un entretien pour un poste ma foi fort alléchant avec en ligne de mire un salaire à quatre chiffres, un studio de fonction à loyer modéré (comprenez qui suffirait à louer un Manoir dans le Larzac) et des responsabilités d’Head Coach avec une Team qui permettra de gérer les Supply entre Back et Front Office, via un Inside Network monté par le Helpdesk et joignable sur la Hotline.

Bref, en français: un bon boulot de bureau avec trois assistants pour aider à faire tenir le truc debout.

J’y suis allé, j’ai visité, j’ai entretientionné et j’ai pas gagné.

La raison ?

Surement beaucoup de choses mais plus précisement l’une d’entre elles, inédite dans mon historique de tentative d’embauche et d’échec: le fait d’avoir trop d’assurance, fait qui m’a été asséné après que j’ai délibérément, vicieusement et machiavéliquement dit que “mes dix années d’expérience sur le terrain légitimaient ma candidature et pouvaient sans souci combler le manque de diplôme [souhaité pour ce poste]“.

Bref, les lois de l’entretien nord-américain ne semblent définitivement pas être applicables dans notre belle contrée hexagonale.

La morale de cette histoire ?

Pour ce travail obtenir, il aurait fallu que je susse la méthode demandée.
Ors n’étant point fellationneur de nature, de la savoir m’eût suffi !
Mais hélas, de nos jours, point de salut ni de bonté,
Pour les pauvres Cedric yukon-nés !

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Du travail au Canada

Par , 18 septembre 2010 0 h 16 min

Que ce soit dans un certain forum où j’ai la chance d’être un GM, dans les soirées thématiques ou dans les courriels que je reçois, revient souvent la même question:

Mais comment as-tu fait pour trouver autant de boulot en une année ?

Je ne prétends pas détenir de recette miracle mais force est de constater que je suis totalement sorti du cercle vicieux de l’animation pendant une année entière et que j’ai appliqué, avec un certain succès par moment, mes petites méthodes personnelles.

Voyons donc ensemble, et au cas par cas, les cheminements de cette année professionnelle canadienne.

Gardien de camping – Veilleur de nuit – 3 nuits et demies – 350 dollars

Simplement en allant taper à la porte de l’AFY et en demandant s’ils avaient pas du travail pour moi à court terme. Le fait d’être francophone et prêt à être abandonné dans un refuge enneigé pendant des nuits entières a du jouer également.

Grocecy Clerc – 1 mois et demi – 11,84 dollars/heure

Un français m’avait mis sur le coup dès mon arrivée. J’ai attendu de voir si je ne trouvais vraiment rien d’autre, suis ensuite allé demandé un dossier de candidature puis j’ai relancé la machine deux jours après le dépôt. Le Patron m’a alors fait passer un entretien express puis m’a embauché du jour au lendemain.

Qu’est ce qu’il faut en tirer ? Que relancer ses interlocuteurs pour se rappeler à leur existence est une composante majeure de la société nord-américaine !

Newspaper Stuffer – 1 mois – 9 dollars/heure

En répondant simplement à une petite annonce dans le journal et en me déplaçant ensuite dans les locaux. Même pas eu besoin de passer une interview, la job étant con à en crever la bouche ouverte. Mais c’est typiquement le genre d’extra à temps partiel qui permet de mettre du beurre dans la poutine à la fin du mois.

Banquet Server – 3 banquets – Salaire indéfini mais pas dégueu

Incrusté par une française qui avait besoin de main d’œuvre en urgence.

Le dépôt de CV dans le même hôtel et pour le même job n’avait rien donné… D’où l’extrême importance de développer un network local efficace.

Vendeur de Fish’n'fish – Un mois – 10 dollars/heure

A l’intox, sans aucune annonce nulle part. Je suis allé voir le patron et lui ai demandé s”il avait besoin de monde pour bosser avec lui.

Réponse positive et salaire négocié “sous la table” pour un job sympa, nourrissant et m’ayant permis de voir du festival.

Ne pas hésiter donc à solliciter et à se renseigner, ça ne coûte rien !

Woodstacker – Deux semaines – 18 dollars/heure

J’ai déjà causé longuement du boulot à divers endroit, notamment ici (ça va encore me faire un auto-ping ça…) donc je vais juste revenir sur les circonstances de l’embauche: pur hasard qu’un français bossant dans le coin m’ait entendu dire pendant une soirée que je cherchais du travail. Un coup de fil à son patron et j’étais pris le lendemain pour commencer deux jours plus tard.

Je réinsiste donc sur l’importance de créer, garder et entretenir des contacts un peu partout.

Tennis Coach – Un mois et demi – 10/13 dollars/heure

J’ai vu l’annonce sur Craiglist, y ai répondu en utilisant une Cover Letter adaptée (et copiée sur un modèle préexistant), passé un entretien (in English, of course !) puis une semaine de formation avant d’être lâché en autonomie.

Ce que j’en tire: ne jamais rater une occasion de tenter sa chance dans des domaines où l’on a tendance à se dire “c’est foutu, j’ai aucune chance” !

Kitchen Helper on Call – Guide on Call  – jamais – j’en sais rien

Entretiens passés et embauche garantie mais l’opportunité de travailler ne s’est jamais présentée. J’avais dans les deux cas cherché des contacts dans différents endroits (musées, restos) puis envoyé des mails pour me présenter et enfin été sur place pour une rencontre informelle. Ça aurait pu déboucher sur du concret avec un peu plus de chance…

Donc, mes petites recettes persos pour survivre dans la Jungle du travail canadienne:

- Ce qui est vrai en France ne l’est pas forcément là-bas: motivation, confiance en soi et culot paient bien plus souvent que ce que l’on croit.

- Rien n’est impossible. Et chaque offre où l’on se dit “Je postulerais bien mais…” est une opportunité potentielle gâchée.

- Balayer tous les réseaux possibles et ne rien négliger (journaux, internet, bouche à oreille).

-Vive les candidatures spontanées suivies de relances.

- CV local obligatoire, english spoken and understood, please !

- Les Job Fair, Job Area et Career Zone sont des mines d’or pas uniquement réservées aux canadiens.

Voila, vous savez tout (ou presque) donc…

Que le travail soit avec vous !

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Transitons, transitons !

Par , 28 août 2010 23 h 09 min

De retour de ma première expérience en formation Bafa au sein d’une (très) grande entreprise d’animation sportive française, force m’est de constater que j’ai pris un certain plaisir à animer les temps de réflexion, à critiquer les jeux de nos stagiaires bien aimés ainsi que de pousser ces jeunes padawan dans leurs retranchements pédagogiques.

Le groupe a dans l’ensemble clairement répondu aux objectifs d’évaluation, à savoir respecter la loi, se positionner correctement, être capable d’analyser ses activités, etc etc. J’ai eu quelques très agréables surprises, notamment dans la menée des grands jeux, avec en particulier “Le choc des tribus”, crée par quatre demoiselles déguisées en vahinée et avec une thématique axée sur l’eau. Franche réussite et lauriers mérités.

A contrario, certains comportements m’ont franchement gavé, à commencer par le carottage de fil d’attente pour accéder à la cantine et les discussions gnagnagna après la soufflante que j’ai passé aux petits malins. Quand on est un animateur stagiaire en stage d’approfondissement, le positionnement pédagogique doit être gardé à l’esprit en permanence et notamment dans les temps de vie quotidienne. Na.

Bref, retour ce jour sur la Capitale après une vaine recherche d’un point de chute girondin (ladit point étant devenu inaccessible pour cause de bébé…) et intense malaxage de cerveau pour savoir de quoi demain sera fait, sachant que je dispose de quelques pistes concrètes pour bosser mais qu’aucune ne me relie directement à mon Heavan yukonnais.

A suivre donc peut-être bientôt.

Autrement, mon égo se trouve fortement flatté de me trouver cité à de multiples endroits de la Toile (je pense à Twitter, à certains forums et à certains autres blogs tenus par des collègues). J’attends juste désormais qu’un lecteur millionnaire daigne m’embaucher pour retourner courir le caribou sur les routes poussiéreuses de Vous Savez Ou.

Alors qui tente sa chance ?

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Un peu comme avant

Par , 22 avril 2010 0 h 30 min

J’avais juré, je m’étais promis, j’en avais fait le serment. Plus jamais !

Et pourtant, elle tourne j’ai recommencé, je l’ai refait.

Avec des gens. En public. Et devant des enfants.

En danseur de disco et en rappeur. En huissier véreux et en amoureux transi. En DJ et en barman.

Je suis redeviendu animateur, pour le meilleur et pour le pire.

Eppure ! Je suis rentré du Canada avec plein d’idées, de motivation, décidé à repartir sur de nouvelles bases, un nouveau métier et une envie folle. J’étais au taquet, prêt à sauter sur tout ce qui bougeait !

Deux mois plus tard:

- 110 cv envoyés
- 3 entretiens obtenus, Zéro débouché
- 1 poste de caissier obtenu au piston (!!!)

Nada. Nothing. Niet. Nada.

Point mort, au pied de la côte, moral en berne et question absolue, totale et définitive:

“MAIS BORDEL POURQUOI SUIS-JE RENTRE ???”

Réponse que j’apporte maintenant:

“POUR MIEUX REPARTIR !”

Et ce dès lundi pour trois jours de Londres puis à Jsépaou et Surmenkekpar.

Et grosse constatation après mes deux semaines d’exil loin de la capitale:

Paris, c’est fini !

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Les Alpes !

Par , 9 avril 2010 20 h 19 min

Salut à mon génial lectorat.

Si la SNCF veut bien me laisser prendre mon train, je pars pour trois semaine dans les Alpes dès demain pour du boulot.

Les MAJ du blog risquent donc d’être un tantinet aléatoire mais je compte sur votre fidélité légendaire.

Cedric

PS: Si jamais l’un de mes merveilleux lecteurs descendait dans le sud demain…

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Un tournant

Par , 4 mars 2010 1 h 29 min

C’est en ce moment que se décide une grande partie de mon avenir personnel.

L’entretien s’est plutôt pas mal passé, ce qui est un bon point. Mais il en ressort à titre personnel que:

- Avoir ce travail, apprendre de nouvelles choses et pouvoir vivre de cette passion yukonnaise. Ce qui signifie mettre de côté pour quelques temps mes velléités de voyage et me poser un petit peu.

- Ne pas avoir ce travail. Au quel cas je me tournerais vers mes expériences de travail canadiennes pour me trouver une place temporaire quelque part, enquiller de l’argent et repartir vadrouiller.

Entre les deux, mon coeur balance et j’ai du mal à faire un choix entre deux perspectives bien attirantes.

Je ne m’épancherais pas plus ce soir !

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J’Paris que j’en sais rien.

Par , 30 janvier 2010 16 h 13 min

Alors que je continue à vivre beaucoup moins brutalement que prévu mon retour francilien, force m’est de constater que la ville n’a guère changé.

Toujours la même grisaille ambiante et un manque cruel de sourire sur les faces rougies des parisiens empressés par le train train de leur vie quotidienne.

Il n’empêche que je prends un petit plaisir sadique à regarder cette frénésie légèrement inexplicable à mes yeux et à soupirer tranquillement quand je vois les usages métrophiles dévaler les escaliers du Métropolitain à vitesse Grand V.

Que se passerait-il si Mr Trucmuche ratait sa sacro-sainte correspondance ? Ou si Mme Machinchouette n’avait pas sa place assise ?

J’adore regarder et dévisager mes vis-à-vis du même wagon. Le Eye Contact est souvent mal perçu dans notre carcan social. Agression ou séduction, la perception du regard est un ressenti personnel qui peut emmener très loin sur l’échelle de la connerie… Ou permettre de jouer le temps de quelques minutes.

Anyway.

Je me balade dans la grande ville, revoit des faces connues et ai passé un bel entretien pour un poste d’assistant Production/Vente de séjours tout ce qu’il y a de plus polaires.

A suivre donc bientôt dans ces lieux la suite de mes pérégrinations parisiennes, dans l’attente de la bière de ce soir au légendaire Hurling Pub !

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Un récit de Bici

Par , 16 novembre 2009 5 h 17 min

Week-end fort pluvieux du côté de Vancouver, où le Boudiou semble prendre un malin plaisir à déverser sa bile quotidienne sur nous autre, pauvres habitants du coin.

Vendredi donc, première journée de travail, à un horaire indu pour le travailleur pas très syndiqué que je suis, puisque je me suis retrouvé sur mon lieu de rendez-vous à 8.00 pétantes.

Nous avons passé – le nous définissant ma personne, deux canadiens et un autre pvtistes – la matinée à regarder notre coach faire des jeux de tennis avec les minots. J’ai eu l’impression de revenir en session de formation Bafa ! Des raquettes, des balles en mousse jaune et des filets…

Youpla, on fait rebondir la balle, youpla, on s’envoie la balle, youpla, on marche avec la balle sur la raquette….

De 50 à 25 minutes selon l’âge des pitchounes. Pis c’a été notre tour d’essayer. Je me suis lancé, avec un certain plaisir, dans une partie de Poissons-Pêcheurs, expliquée en anglais et qui a bien fait rigoler tout le monde. Pis la tentation étant trop forte, je me suis incrusté dans le cours pour remplacer un élève manquant. Et de fait, ca a l’air d’avoir fait plaisir à la p’tite fille d’en face avec qui j’ai joué à “Attrape la balle comme il faut”.

Bref, c’est pas sorcier, y a des minots et y a rien que je ne maitrise point. Je le sens bien ce boulot.

Samedi matin, rebelote et dix de der, rencart ultra matinal dans les bureaux de la boite (et accessoirement maison du patron) pour une matinée de formation programmée pour durer de 9 à 13 heures. Seul détail, la formation a consisté à regarder des vidéos de Nick Bollieterri et un film Take the lead sur un prof’ de Foxtrot dans un lycée craignos de NY. On est tous partis à 11 heures pétantes sur instruction du Grand Manitou qui avait probablement autre chose à faire…

Du coup, direction Commercial Drive avec l’un de mes collègues fan de foot pour aller mater un ch’tit Irlande-France pas piqué des Hannetons. On s’est retrouvé dans un café italien, avec à notre table un couple d’irlandais ayant vécu à Paris, un roumain fan d’Hagi, un anglais perdu et quelques autres non identifiés.

On a rigolé, grogné, bu du café, applaudi, sifflé, gueulé et on a gagné. Très bon souvenir.

Le soir et la bise étant venu, ce n’est absolument pas dépourvu que je me suis rendu à une p’tite party organisée par d’anciens visiteurs whitehorsiens. Beaucoup de frenchies, deux coréennes et des gens forts sympathiques qui aiment le Yukon. Youpi. J’ai très bien mangé – du foie gras ! -, bien rigolé encore une fois et suis rentré présentement content pour une nuit de sommeil ultra méga réparatrice !

Un dimanche sans aventures, dans la chaleur de mon lit, à réflechir sur le futur de mon aventure, à essayer de savoir ce que je veux vraiment dans tout ce bordel, si la France me manque ou pas, combien de temps je vais rester ici si je ne rentre pas et tout plein de choses comme cela ! Et j’ai pas trouvé les réponses.

Bref, ma deadline est fixée à la fin de la semaine, à un moment où les choses devraient être beaucoup plus claires, mon embauche bel et bien confirmée, ma Titine vendue (oui oui !), l’assurance résilié et peut-être la nouvelle collocation trouvée !

Sur ce, je retourne lire mon bouquin du moment:

Pour l’humour de Dieu par Sim – trouvé sur l’étage surplombant mon lit !

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