Category: Pensées yukonnaises

Les nuits du Yukon

Par , 11 novembre 2010 14 h 16 min

Plongé dans la contemplation de la bien triste skyline de la capitale, bordurée d’immeubles obscènes, tels des majeurs dressés dans mon horizon, me disant “Dégage d’ici, ce n’est pas pour toi, nous ne te voulons pas parmi nous”, je repense avec nostalgie à certaines de mes nuits yukonnaises, passées dans un espace temps probablement différent et tant pis si la métanalogie est foireuse.

Ainsi, les plus fidèles d’entre vous, premiers parmi les premiers, se rappelleront que j’ai été à l’occasion Gardien de camping et que je dormais allongé sur une table de pique-nique, cramé d’un côté par un poêle surchauffé et glacé de l’autre par les courants d’air glacés de l’hiver. Il m’arrivait de sortir par moments errer dans la forêt, chaussé de raquettes et sautant tel le caribou moyen dans la neige fraichement tombée. Je m’arrêtais alors au détour d’un chemin, cherchant à apercevoir ce ciel si étoilé qui est celui du Grand Nord, restant à l’aguet d’éventuels bruits d’animaux dans le silence de la nuit.

Seul au monde et seul dans mon monde.

Il fut une autre fois où un certain ND avait eu la riche idée d’aller passer un week-end aux Liards Hotspring, aux confins du Yukon, quelque part à l’extrême-nord de la BC. Nous étions alors en mai, j’avais arrêté de bosser à Xtra Foods, le soleil brillait et nous partions entre potes en excursion. Mais (vous l’attendiez ce mais hein !) l’inattendu s’est produit: une tempête de neige a décidé de s’incruster et de pourrir notre ma nuit. Il se trouve que je n’avais emmené avec moi pour toute protection, non pas une palissade de bois mais bel et bien ma chère et tendre douillette au lieu d’investir dans un duvet adéquat. Et dans ma tente montée par je ne sais pas quel miracle, je me suis réveillé recouvert par une fine pellicule de neige qui avait réussi à pénétrer l’espace supposé clos de ladite tente. Autant vous dire que je n’ai pas fait long feu et que j’ai couru me réfugier dans le Hall du chalet/hôtel tout proche où un fauteuil m’a accueilli pour de brèves demie-heures de semi sommeil.

Plus du tout seul au monde mais au chaud dans leur monde !

La troisième (et dernière) nuit dont je vais vous parler pour ce jour nous renvoie au mois d’août 09, après mes premières armes de Bucheron. PPDO n’habite plus la colloc’ légendaire et est partie s’occuper de plein de toutous quadrupèdes tireurs de traineurs et chieurs – au premier sens du terme – devant l’Éternel. Me sachant attiré par toutes les expériences chelous possibles (et voulant aussi probablement soulager ses pauvres bras endoloris par le portage de plein de seaux remplis de têtes de poissons pourries et de morceaux de viande congelés), elle m’a donc cordialement invité à venir passer une journée ou deux avec elle, ce que j’ai accepté avec moult gratitude.

J’ai été logé dans une petite cabine, dans la taille en m² était probablement inférieure à celle de ma chambre actuelle, dénuée de tout confort moderne: ni eau ni électricité mais dotée d’un lit merveilleux et ultra confortable. Et là, à la lumière d’une bougie, confortablement blotti, chauffé par le pôele, lisant un quelconque roman venu d’un autre siècle, je me suis senti reviendu cent vingt ans en arrière, quand les goldrushers s’escrimaient à fouiller encore et encore le sol fertile du Yukon à la recherche d’une bien illusoire richesse.

Seul au monde mais plus seul dans mes mondes !

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Une soirée à Anchorage

Par , 13 octobre 2010 2 h 07 min

Lorsque vous sortez d’un bon millier de kilomètres effectués sur les routes boueuses de l’Alaska, après avoir hurlé à la mort pendant une nuit entière en raison de la fermeture du Fast Food de Chicken City, il se trouve que cette charmante ville à nom maritime est un excellent lieu pour laisser se reposer un corps bien fatigué.

Or (RM n’aura pas à intervenir sur l’écriture de ce mot), vous n’êtes point sans savoir que le repos du pvtiste yukonnais n’est pas le même que celui du reste de l’humanité. Notre héros et ses accompagnateurs savent qu’une escale comme celle-ci n’est en fait qu’un prétexte vaseux et fumeux à aller fréquenter les lieux de débauches locaux, tenter de goûter le plus d’alcools locaux possibles et éventuellement, dans le cas de certains, à alpaguer de girondes demoiselles attirées par un certain accent…

A notre premier arrêt, nous avons erré comme des âmes en peine pendant au moins trente minutes avant d’atterrir au Darwin Theory et de nous retrouver baladés aux quatre coins de la cité par un bande de psychopathes locaux. Entre temps, Pierre aura eu le temps d’acheter le plat le plus cher du restaurant où nous étions et de constater que sa garniture était littéralement cachée sous la viande puis de se faire rembarrer par son plan d’un soir (qui avait viré cocaïnomane entre temps), ensuite de se faire ratatiner au Curling sur Sable avant de confondre, en fin de nuit, Parcmètre et cabine de téléphone.

Pauvre de lui !

Au second, nous sommes allés nous sustenter, à base de quiche lorraine (en français dans le texte) dans un bouiboui fréquenté par Bill Clinton himself (en anglais dans le texte) et nous nous sommes faits engueuler parce que nous causions trop fort. Etonnant car vue la cuite, murge, race, beuverie, saoûlerie, petite fête de la veille, j’avais l’impression d’avoir la tête en skaï, un castor me rongeant le cerveau et les cheveux poussant à l’intérieur.

Pauvre de moi !

Au troisième passage, ce fut le Burger King (qui va reviendre en France ! Alléluia !) qui nous fit tourner en rond avec Georginou. Virgie et Jim nous avaient dit “Pas loin de la mer, facile à trouver”. Ah les beaux saligauds ! Si j’avais pu leur faxer ma facture d’essence de ce jour, je crois que je l’aurais fait sans hésiter tellement nous nous sommes paumés comme une Pascalounette en terre parisienne. N’empêche, après l’heure et demie à ruminer, nous avons détruit les Triple Whooper and co avant d’aller comater puis de conclure la boucle en finissant, forcement, au Darwin Theory.

La conclusion ?

Pauvre de nous (ou de vous, c’est selon) !

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Le temps est passé par là…

Par , 12 août 2010 8 h 29 min

Il y a un an…

J’étais présentement à couper ramasser du bois dans les forêts environnantes de Whitehorse, quelque part du côté d’Emerlad Lake, vivant sans montre et calculant l’heure par rapport à la position du soleil par dessus la montagne.

Autour de nous, de temps à autres, nous apercevions des familles oursidées se balader, nous tombions sur des cadavres de quadrupèdes bien desséchés et réduits à un vulgaire entassement d’os et ceux qui allaient déféquer dans les bois prenaient avec eux le Bear Killer, fusil à double gachette.

Le soir, nous faisions raisonnablement trempette dans le lac avant de faire cuire notre casse croûte au lance-flamme et de passer la soirée à tirer sur les cimes des sapins et les capsules de bières.

Il y un an, je passais mon avant-dernier mois en territoire whitehorsien, cherchait à acheter ma voiture et à organiser vaguement the roadtrip of a lifetime en attendant l’arrivée de Georginou.

365 jours plus tard, je suis toujours à Paris, raisonnablement installé, touchant quelques deniers de l’Etat, buvant et ripaillant dans les mêmes lieux de débauches, me disant qu’il y a un temps pour tout, en dépit d’un été de bourlingue dans de nouveaux pays.

Mais, on ne lutte pas contre soi-même et le naturel revenant au galop…

Voyages, voyages !

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A la recherche du Taon perdu

Par , 27 mai 2010 0 h 10 min

Le retour en grandes pompes – au moins du 43 – de la noble tradition des titres hautement foireux ne peut être qu’un  signe d’un quelconque bonheur intrinsecte et hautement éphémère.

Allons donc et laissons la Dive Muse m’inspirer en cette soirée nuit d’été (quasiment hein !) .

Mes pensées vagabondent doucement vers l’autre continent, ne s’arrêtent pas dans la terre maudite de Montréal, esquivent Ottawa, se faufilent au travers de l’Ontario, glissent le long du Saskatchewan, franchissent allegrement l’Alberta, contourne enfin la BC et m’amènent vers le truc que vous connaissez tous et dont je dois parler si je veux continuer à fidéliser mon super lectorat: le Yukon !

En ce moment, le Soleil de Minuit commence à sortir le bout de son nez, les ours se réveillent doucement (où le sont depuis pas longtemps), les moustiques sont déjà bien actifs et la saison touristique n’a pas attendu de signal pour débuter.

Les clichés qui s’éparpillent, viennent , s’en vont, reviennent et repartent me font penser aux Lumières de la Ville sans que je n’arrive à lier l’expression à une image concrète. Je revois un ours, un phoque, des forêts, un Greyhound, une maison, un Flipper’s, des Nico’s, une Alex, des chiens, des coyotes, un Pierénico, des collocs, une Titine…

Je revois 18 000 bornes et un Ta2boo, l’Alaska et le Kenaï, Georginou et Vancouver, des balles de tennis et le Père Noël avec une bière à la main.

Je me souviens du goût de la bière le soir au fond d’un bar, d’un pneu qui se crève dans une descente et de la tourmente venteuse au sommet d’une montagne nord américaine, de l’oeil vitreux d’un Dall Sheep, de Tombstone, d’Inuvik et des tas de bois prêts à partir à la broyeuse.

Bref. Gros retour de nostalgie et petite piqure de rappel visant à ne jamais oublier ce que je me suis dit en repartant, T2-Like:

I’ll be back !

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Mon Yukon

Par , 26 février 2010 1 h 33 min

On revient aux essentiels et à la raison d’être première de ce blog: le Yukon.

Question: Pourquoi est ce que j’aime le Yukon ?

Réponse:

- C’est le bout du monde d’un point de vue français.

- Y a personne. D’un point de vue parisien.

- Habiter à Cheval Blanc.

- Picsou en parle dans son magazine et est devenue riche là-bas.

- On peut se la péter en soirée en disant qu’on y a vécu.

- On peut chercher de l’or. Et en trouver.

- Il y a une faune démente. Dont des ours. Et des caribous.

- Une manne financière et des salaires élevés. Faut pas se cacher non plus.

- 600 bornes sans rencontrer personne et un permis à 40 dollars.

- Un hiver pour les Hommes, les vrais (et pour les Femmes aussi tant qu’à faire).

- Yukon Red, Gold et autre Ice Fog.

- Y a des suisses vétérinaires et des Nico photographes, voire même Housekeeper.

- C’est la seule province limitrophe à l’Alaska. Et aller en Alaska, c’est une preuve définitive et absolue de branchitude.

- Rencontrer des First Nations et essayer de comprendre ce qu’ils racontent.

- Le seul endroit où tu rencontres des PPDO , des Pascalounette et des Mélanie.

- Yvette. Ni plus ni moins.

- Annie Lake. Fish Lake. Hidden Lake. Fox Lake. Les Lakers du Yukon.

- J’y ai acheté et conduit ma seule voiture.

- Pour le jeu de mot immortel: Yes, Yukon !

Et probablement pour bien d’autres choses encore…

Le petit jeu du jour:

Vu qu’une certaine partie de mon ô combien honorable et estimé lectorat semble prendre un malin plaisir à fouiner dans mon passé blogesque, je lance un petit jeu de piste sans autre récompense que Gloire et Estime:

Je suis caché quelque part sur Twitter.

Qui me retrouvera ?

PS: Pour le fun, je suis en Une du nouveau truc communautaire du Parisien… Merci Isa !

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Question

Par , 25 novembre 2009 4 h 09 min

Et si je reprenais ma toute première idée et que je me barrais en Nouvelle Zélande comme je voulais le faire ?

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5th Birthday

Par , 7 juillet 2009 9 h 39 min

On sacrifie à la tradition alors que j’entame mon 6ème mois canadien…

Happy birthday mon PVT !

PS: J’associe Nico F et Pascalougarou vu la proximité de leur birthdate.

Donc bon anniv’ à vous mes coupains d’ici.

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Dés cousus

Par , 30 juin 2009 3 h 22 min

Je renoue avec la vieille tradition du titre très vaguement en rapport avec le sujet du jour… Quoique, pour une fois, ledit titre n’est pas si éloigné des mes intentions d’écriture.

Décousues.

Voila. C’est la quatrième fois que je change le contenu et l’entête de ce futur morceau de bravoure qui, j’en suis sur, fera date dans l’histoire de ce blog. J’ai commencé par vouloir vous parler de mon Yukon à moi, puis du fish’n'chips puis d’autre chose… Mais aucun de ces sujets ne m’a convaincu. Je n’arrive pas à écrire sur commande. C’est probablement une des raisons pour lequelles mes textes sont si souvent disparates dans leur contenu, sans réel lien d’un paragraphe à un autre. Je change d’idée comme d’autres changent de chemises…

Il faut dire aussi que la période actuelle s’y prête particulièrement. Je sens, sans trop pouvoir dire pourquoi, que je suis à un tournant de mon expérience canadienne. Je suis à une espèce de bifurcation, à un embranchement à plusieurs voies mais sans panneaux. Et je ne sais pas exactement quel chemin prendre. J’ai conscience que cela fait un peu cliché, genre le voyageur perdu à l’autre bout du monde, s’interrogeant sur la destinée et les choix d’une vie mais c’est ça qu’il se passe.

Je creuse, telle la taupe moyenne, de plus en plus de galeries menant vers des Je-sais-pas-ou canadiens. Seul problème, et c’est un problème typique taupinien – je ne saurais où j’ai atteri que lorsque j’aurai donné le dernier coup de patte vers l’air libre. Alors seulement je pourrais dire “Mais bordel qu’est ce que je fous là en fait ?”.

Ne croyez pas, encore une fois, que je ne me pose pas la question. Ce serait pure folie d’accepter simplement les choses comme elles viennent. Chaque jour que le Grand Créateur fait, je me demande ce qui m’a amené à venir ici, à Whitehorse. Pourquoi ne suis-je pas allé, tel le pvtiste moyen, m’installer du côté du Plateau à Montréal ? Pourquoi ne me suis-je pas décidé à aller vers Vancouver si je voulais à tout prix évoluer en milieu anglophone.

Pour le plaisir sans prix d’entendre des gens dire “Mais qu’est ce que tu vas foutre dans le Yukon ?”. Pour la sensation hautement jouissive de ne pas faire comme tout le monde (si tant est que tout le monde va passer un an au Canada). Pour pouvoir dire, avec un sourire en coin dans quelques années à la voisine qui se plaindra du froid “Bah ma p’tite dame, si vous saviez…”.

Et probablement pour une dizaine d’autres raisons futiles et sans aucun autre intérêt que d’exister.

Bref.

Je ne sais pas toujours où je vais. Je ne sais pas comment j’y vais. Je ne sais pas pourquoi j’y vais.

Mais c’est pour ça que j’y vais !

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Un retour inattendu

Par , 17 juin 2009 4 h 21 min

Journée étrange sous le ciel pluvieux du Yukon. J’ai déjà parlé auparavant de cette impression de se faire pomper son énergie par les élements extérieurs.

Dans tous les cas, la pluie tombant en ce jour de façon ininterrompue m’a donnée une excellent occasion de ne pas faire grand chose (le premier qui dit  “pour changer” se fait blacklister de ce blog). Ainsi, j’ai rangé quelques papiers, lu quelques pages de mon Harry Potter du moment, été acheté une pizza et du café. Regardé encore une fois Jesus Camp – un excellent documentaire que je conseille à quiconque se demande comment endoctriner des enfants avec de la religion – et plein d’autres belles choses constructives, notamment des prises de contacts avec différentes associations disséminées dans le Canada (mais chut c’est un secret)

Mais le principal évenement de la journée a été une discussion avec une très vieille amie à moi. On s’était quelque peu perdu de vue depuis trois ans, suite à une discussion houleuse sous un pont parisien. Elle est réapparue et nous avons parlé. D’elle, de sa vie, des regrets qu’elle a, de décisions qu’elle pense qu’elle n’aurait pas du prendre, du moins pas aussi tôt.

C’est une amie, avec qui j’ai partagé à un certain moment de ma vie beaucoup de choses. Des voyages, des confidences, des soirées. Nous avons gravité dans la même galaxie puis brusquement nos chemins ont pris des directions diamètralement opposées. Chacun dans son coin du monde. Les nouvelles arrivaient par d’autres intermédiaires. Rancune, stupidité, bétise, aucun de nous deux n’a jamais cherché à rétablir un contact. Nous nous sommes bien croisés à quelques reprises mais si brièvement…

Je sais que tu liras ce post. Je sais que tu comprendras de suite qu’il est pour toi. C’est étrange tout de même que tu sois la seconde personne avec qui je renoue sérieusement depuis mon exil volontaire… L’éloignement facilite la lucidité et abolit les barrières, probablement.

N’empêche que je dubitative. Et interrogative. Plus que je ne parais aux yeux de certains.

La conclusion à vraie teneur poétique du soir:

Loin des yeux n’est pas forcement loin du coeur.

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A Yukon Tale

Par , 12 juin 2009 1 h 45 min

La décision murissait depuis quelques semaines dans ma tête.

Un peu perdu, légèrement mélancolique, passant de l’euphorie à un certain abattement, girouette émotionnelle réagissant au fil des évènements. Je ne savais pas spécialement sur quelle voie m’engager, quel chemin suivre pour rester dans la lignée de ma décision yukonnaise.

Il y a encore quelques mois – ce qui me parait être une autre époque – je pensais passer une pleine année ici, à Whitehorse. Mais le naturel revient vite, très vite, au galop et je ne peux pas effacer 5 années de voyages incessants d’un simple coup d’éponge canadienne. Je ressens sans arrêt ce besoin toujours plus pressant de voyager, d’aller au-delà des normes, de mes normes.

Venir ici était déjà un sérieux défi. J’y suis arrivé, je m’y suis installé et j’y vis. Mais, au fur et à mesure des mois qui passent, je me rends compte que c’est court, terriblement court, une année. Et que si je veux profiter encore, je dois aller tenter autre chose. Aller autre part, écrire un nouveau chapitre de cette Histoire.

Je n’ai guère encore d’idées sur la future destination mais trois voire quatre pistes se dégagent sérieusement.

La première, la plus réaliste, m’emmène tenter ma chance vers la BC, probablement vers Vancouver, Victoria.

La seconde m’oriente vers les Territoires du Nord Ouest, vers Inuvik, pour aller encore plus loin dans l’expérience du Grand Nord.

La troisième, qui commence à sentir bon l’irréalisme, m’invite au large de Quebec, vers l’Ile du Prince Edouard, le Labrador et Terre Neuve.

La quatrième, pure fantasme, me conduit tout droit dans le Nuvanut, vers Iqaluit.

Dans tous les cas, sauf grosse surprise, mon aventure yukonnaise prendre fin début novembre. Et ce sera alors le temps du grand changement et de nouvelles aventures.

Canada… Canada !

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