Category: Europe et le monde

Dix repas mémorables

Par , 11 octobre 2011 15 h 19 min

Manger.

Se nourrir.

Se péter le bide et faire exploser la ceinture.

Petit retour en voyage(s) avec dix plaisirs culinaires ayant jalonnés mes aventures.

Une fondue dans un camping à Québec

Une colo avec 18 ados à nourrir et une idée de génie: faire une fondue surprise. Une heure de marche, plein de sachets achetés (oui de la fondue en sachet !), du stop pour rentrer et un groupe heureux de bouffer du fromage bien gras avec un bon goût de pinard de derrière les fagots, propice à éviter quelques contacts buccaux malvenus en temps nocturnes !

De la langouste à Cuba

Les restos clandestins – les paraderes – regorgent dans les arrières-cours et les villages perdus. Et l’on y mange pour un prix dérisoire des merveilles pêchées le matin même, accompagnées de succulentes patates douces rissolées à point, tout cela conclus par des mangues si suaves que j’en bave encore.

Une Poutine à Paris

Quand je suis rentré du Canada, j’étais en manque absolu d’un truc: la poutine. Et grâce à la bienveillance d’une estimée lectrice de ce blog, j’ai pu faire venir en (quasi) fraude un merveilleux sachet de fromage en grain qui m’a permis de manger ce merveilleux plat venu tout droit de la Belle Province.

Un Hamburger à New York

Un jour que j’me baladais du côté de Canal Street, j’ai eu une envie de Hamburger. Je suis donc rentré dans un espèce de boui-boui sans prétention et j’ai claqué 5 dollars pour un Swiss Cheddar Deluxe. Le truc que j’ai eu dans mon assiette 5 minutes après a été un morceau de paradis tombé du Ciel dont je n’ai retrouvé le goût ailleurs. Et j’ai perdu l’adresse du resto…

Un Chicken Burger en Alaska

Juillet 09. Roadtrip en Alaska avec Pieréniko. On s’arrête dans la charmante et rieuse bourgade de Chicken City pour grailler. Spécialité locale: le world famous Chicken Burger. J’ai tenté, j’ai commandé, j’ai bouffé et j’en ai pleuré de joie. Mais quand je suis revenu deux mois après, le snack était aussi vide que mon estomac ce jour-là.

Des Nachos à Prince Rupert

Si vous demandez à Georginou son meilleur repas de tout notre voyage, il y a des fortes chances qu’il vous réponde “Prince Rupert”. Certes nous étions de (très) bonne humeur. Certes nous avions déjà vidé quelques un pichet de bière en dix minutes deux heures. Certes la serveuse était gironde sympathique et plaisait beaucoup à l’assistance. Mais ces Nachos recouverts de fromage fondu ont presque justifié à eux-seuls l’addition finale (à deux zéros et que j’ai payé).

Du saumon sauce hollandaise en Irlande

Pendant mes premiers séjours en Irlande, j’étais logé en famille chez Valery, une dame fort sympathique qui prenait un malin plaisir à s’envoyer de la vodka tous les samedi soir dans un des pubs de la ville en ayant pris soin auparavant de commander un taxi pour la récupérer. Et en-dehors de ça, elle profitait que Ballina soit un spot mondial de la pêche au saumon pour en choper un au passage et le mitonner avec une sauce hollandaise à faire se pâmer un Cedric (ce que je fis d’ailleurs !).

Du Caribou au Barbec(o)ue

Un classique de Whitehorse: un jardin, des copains, un barbecue, du caribou et du soleil de minuit. Rien à rajouter !

Un Tilapia à Terre-Neuve

J’viendais d’arriver et j’ai dévasté la réserve d’épices de ma (nouvelle) collocation pour cuisiner mon tilapia dans une baraque entièrement végétarienne. Cependant, les seuls qui m’en ont voulu ce soir-là, ce furent les cinq chats qui repartirent miauler ailleurs

Le morceau de calendos de quand tu rentres

Il est éternel, inoubliable et on pourrait écrire un bouquin là-dessus: le plaisir du français (re)bouffant son p’tain de frometon bien local en rentrant de ses errances !

 

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Dix aventures à l’étranger

Par , 22 septembre 2011 13 h 02 min

Ayant eu le plaisir de salement bourlinguer aux quatre coins du monde de pas mal d’endroits depuis un bon bout de temps, je me fait un plaisir de partager avec vous en ce jeudi 22 septembre un truc ressemblant vaguement à un Top 10 mal foutu et branlant de toute part.

10) Aller voir un lever de soleil en Irlande en sortant du Pub

Ballina, pâques 2003. La nuit fut (très) longue et les hommages à Dame Guinness (très) nombreux. Le patron du rade, parti dans un monde meilleur et désireux de se taper ma collègue, nous fait un plan “Irish Romantic” en nous embarquant dans sa caisse en direction de la mer. On est fatigués, à la limite de l’ivresse, affalés comme des gueux sur le ponton mais le ciel est clair et le soleil, après s’être fait attendre, se lève sur une mer d’huile et nous offre le plus beau des réveils.

9) Apprendre des jeux bizarres en Toscane

Florence, été 2005. Je bosse sur un camp itinérant avec des ados de foyers. Le soir, au lieu de nous reposer, nous partons boire quelques godets au rade du camping, où nous tombons sur une bande de joyeux lurons fêtant jsépakoi. A peine arrivés et assis, nous nous retrouvons embarqués dans une partie de cartes dont nous ignorons toutes les règles: la Scoppa. 3 heures et une centaine de gros mots plus tards, nous maitrisons et les arcanes et nos adversaires !

8 ) Risquer sa vie dans les taxis russes

Saint Pétersbourg, été 2010. Je dois me rendre à l’autre bout de la ville pour récupérer un ado hospitalisé la veille. N’ayant pour toute adresse qu’une carte de visite, je me risque à tenter le diable et à monter dans un taxi clandestin après avoir négocié le prix. J’ai compris mon erreur en voyant en même temps les cadrans pétés, la ceinture détachée et les icones des saints éparpillées aux quatre coins de la Titine. 15 minutes et un tête à tête avec la mort plus tard, je sors de ce truc, bien arrivé, mais en me promettant qu’on ne m’y reprendra plus !

7) Boire des alcools interdits

Irlande, ville indéterminée, période oubliée. Le Poitin semble être un truc frelaté, interdit, considéré comme une arme potentiellement létale. Il n’empêche que les irlandais le font eux-même, à base de patates bouillies et distillées dans des boyaux de porcs fraichement noyés dans du whisky. C’est raide au-delà de tout, ça descend en ligne droite dans le bide et ça réveille les morts.

6) Manger au restaurant privé du Metropolitan Museum

New York, Pâques 2008. Il semblerait que le Curator de ce (beau) musée soit de très loin assimilé à ma famille (ou vice-versa). Il n’empêche qu’en gentleman, il m’a invité à manger dans cet endroit hors de prix, m’a parlé et a réglé l’addition comme un prince. Et moi, j’ai découvert le monde du luxe sur la 5ème Avenue.

5) Établir des liens amicaux avec la police américaine

San Francisco, été 2006 et 2009. Comme de bien entendu c’est toujours dans cette ville que je me retrouve embarqué dans des histoires pas possibles. Passe encore que des ados volent des affaires sur le campus pendant une colo’ et que je me retrouve désigné pour les rapatrier en France à trois jours de la fin mais me faire arrêter parce MA voiture apparait volée alors que j’ai tous les papiers et que le cop’ le voit sur son écran (dixit Georginou), ça fait un peu gros. Et pis les 200 bucks d’amende payés après à cause du feu rouge, le portefeuille (pas le mien heureusement) s’en rappelle encore.

4) Dormir dans un monastère

Italie, été 9* (?). On est perdus, on prend les routes dans le pas bon sens et on sait pas où dormir… Bref, c’est la crise. Heureusement, on tombe avec mon géniteur sur un panneau nous indiquant un camping… tenu par une congrégation de bonnes sœurs jouant à la Game Boy et s’enquillant des trucs pas cathos au bar. La famiglia que ça s’appelle et j’en rigole encore depuis le temps tellement c’était génial.

3) Rencontrer des collègues de boulot au Yukon

Whitehorse, été 2009. Barbara est une française vadrouillant en Amérique du Nord et passant par le Yukon. Barbara couchesurfe chez ND qui l’amène bien naturellement à une soirée chez nous. Barbara a bossé pour N***, à Saint Michel de Chaillol, en février 2007. Moi aussi. 7500 bornes et 3 ans plus tard, paie tes souvenirs !

2) Dormir à côté de bêtes (pas toujours) sympas

Canada/Usa, 2009. Que ce soit dans le coffre d’une titine, dans une tente ou dans une cabane, j’ai eu droit à un nombre de visites potentielles très intéressantes, avec un bestiaire allant du petit lapin au gros grizzly en passant par le sympathique caribou, le pesant bison ou le vicelard Rattlesnake. En fait et à vrai dire, je préfère même pas savoir ce qui s’est approché de moi durant toutes ces nuits.

1) Faire la une d’un journal

Wellington, printemps 2011. J’ai gardé le meilleur pour la fin, tellement c’est génial et inattendu:

Héhéhé !

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It’s a land named Iceland – Part 5

Par , 8 août 2011 21 h 18 min

Suite et fin de la Saga islandaise, après un week-end riche en glande et en Pvtistes.

Je vous emmène aujourd’hui sur la facade sud de l’ile, avec le voyage entre entre Höfn la maudite et Vik la bénie, en passant par le Paradis des lagons glaciaires:

Jokulsarlon

Inutile de vous dire que vous trouverez beaucoup d’infos sur le net relatives à ce coin aussi glacial que magnifique et où il fait bon s’arrêter quelques temps.

Pour ce qui est des accomodations du coin, rien de bien compliqué: y en a pas (ou du moins, j’attends qu’on me prouve le contraire !). Vous pouvez camper avec votre camping-car mais l’usage des tentes semble très réduit – du moins à proximité immédiate du site. On notera également la présence d’un resto/souvenir shop blindé et d’une compagnie de bus amphibie ressemblants à ça (20 € environ le tour).

Un bateau-bus

Le “vrai” bus de mes potes de la Sterna s’arrête logiquement une heure et demie de par ici, ce qui laisse largement le temps d’errer à droite et à gauche. Des négociations avec le chauffeur pour prolonger l’arrêt semblent être du domaine du possible, surtout si vous êtes beaucoup à vouloir rester !

Maintenant le vif du sujet et la question principale: “Mais y a quoi à J’encule Larsson ?”

Et bien mes chers amis, ce lagon/lac/lagune glaciaire est:

1) Le plus profond d’Islande
2) Le lieu de tournage de “Demain ne meurt jamais” et “Dangereusement votre”.
3) Un spot de repos pour phoques fatigués.
4) Un amas de gros blocs de glace semblant sculptés par la main démente d’un artiste dégénéré.

La preuve en photos:

Des trucs blancs sur un truc bleu

 

Un gros truc bleu paradis

C'est bleu, c'est beau.

Je recommande chaudement de ne pas hésiter à s’éloigner de la zone à touristes (aka le magasin) et de prendre le chemin passant sous le pont. Le décor reste le même, avec la foule en moins !

Skaftafell

Attention, gros morceau en prévision vu que nous sommes dans la zone semblant être la plus fréquentée de toute l’Islande… C’est en effet dans ce parc national et ses environs que nous avons croisé le plus de groupes francophones (et assimilés) de tout notre voyage, ce qui nous a légèrement dépité (même si le joueur d’accordéon et les “Il y est des nooootres” nous ont bien fait rigoler- jaune).

Pour les hébergements, deux choix possibles, en fonction de vos envies:

- L’un est situé à l’entrée du parc, ne présente aucun autre avantage que d’être moche, surpeuplé, sans rien mais à proximité immédiate des chemins les plus utilisés par les randonneurs. C’est également le point d’arrêt des bus (si pas spécifié autrement).

- L’autre est désert, planqué, à 4 bornes du premier mais dispose du wifi, d’installations couvertes, de douches gratuites (mais pas super chaudes nonobstant), d’une grande salle, de chevaux, de moutons et même d’une piscine. C’est à Svinafell et c’est un plaisir que de squatter là, avec un patron ultra-sympa qui fait des réductions pour les groupes. Par contre, faites gaffe pour les courses, le premier supermarket (petit, petit !) est à 20 minutes à pied le long de la route et ne dispose que du strict minimum. D’autre part, couvre-feu assez sec à minuit trente et pas de discussion possible !

Pour vous y rendre, demandez au chauffeur, il vous laissera au bord de route et vous n’aurez qu’à marcher une dizaine de minutes en direction des tentes (et sans couper à travers champs !).

Bizarrement, je n’ai pas été du tout convaincu par la nécessité de s’arrêter dans cette région.

Certes, il y a un glacier plus grand que la Corse, le Vatnajökull (sur lequel on peut marcher avec un guide pour une grosse poignée d’euros), une belle cascade se nommant Svartifoss, facilement accessible (donc ultra fréquentée…) et même une jolie ferme construite façon Hobbit et maintenant abandonnée depuis 1946: Sel mais je n’ai pas senti dans cette région l’aspect désolé et solitaire du reste de l’ile…

La route

 

 

La fameux truc en Jokull

 

Ladite cascade

 

La ferme à Hobbits de Sel

 

Vik

Dernière étape de cette longue revue, la charmante petite bourgade de Vik, riche de ses 291 habitants est un arrêt parfait avant de retourner dans la civilisation reykjavikienne.

Le campsite est juste charmant, planté au bord d’une falaise où nichent de nombreux Sternes arctiques, disposant d’un wifi payant (300 isk), d’une cuisine abritée et situé pas très loin du centre-ville où l’on trouve une banque, un supermarché et divers commerces forts sympathiques.

Je vous conseille tout particulièrement d’aller vous balader le long de la plage de sable noir et de spotter le flanc de la falaise de droite: c’est en effet là que squattent les macareux moines et leur tronche pas possible à bec bariolé. Il faut savoir que ces bestioles étaient surement au premier rang lors de la distribution de la connerie groupée: elles ne sortent que toutes ensembles et à des horaires chiants pour les bipèdes que nous sommes: tôt le matin (aka 7 heures) ou tard le soir (aka 10 heures et demie).

Il va donc vous falloir une bonne dose de patience mais qui sera moultement récompensée ! L’envol de tous ces volatiles, couplés à leur couinement sympathique est un moment privilégié. Il est possible, moyennant quelques aptitudes alpines, de suivre un chemin ultra casse gueule et d’aller les observer d’un poil plus prêt.

Notez que la marée monte en parallèle et que ce serait con de se retrouver bloqué… (en plus, le “toujours plus haut” a ses limites aussi).

On notera également la présence d’un monument dédié à des pêcheurs allemands décédés au large ainsi que d’une statue servant à commémorer le lien “crée au travers du temps et de l’espace et en dépit de la distance” avec un quelconque bled pourri de la perfide Albion et dont le nom m’échappe totalement.

Trois macareux sous-exposés

 

Deux macareux sur-exposés.

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C’est sur ces charmants clichés animaliers que se finit cette quintologie islandaise, en espérant vous avoir donné envie de vous perdre là-bas et d’errer à votre tour au pays des volcans, des sources et des montagnes !

PS: Je vous rappelle que l’intégralité des photos se trouve dans la galerie éponyme.

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It’s a land named Iceland – Part 4

Par , 4 août 2011 16 h 53 min

Comme promis dans le post précédent, poursuivons donc notre voyage islandais avec pour aujourd’hui une exploration de la côte Est, avec deux villes (quasiment) sans intérêt et un nouveau coin de paradis !

Egilstaddir

Cette ville, à laquelle on accède via une route splendide traçant dans les montagnes,  ne présente pas spécialement d’intérêt. On y trouve le même bordel que d’habitude (banque, supermarché…), un OT avec le wifi payant (genre 300 isk) mais sympathique et proposant quelques excursions aux alentours.

Le campsite est assez moche mais dispose de bonnes infrastructures (salle cuisine, douches…), d’un bar et d’un resto, tout en ayant l’avantage d’être très proche des trucs indiqués dans le premier paragraphe.

Nous sommes restés deux jours dans ce trou, avec pour principale activité une charmante (quoique humide) randonnée en direction des multiples chutes d’Hengifoss. Elles sont au nombre de 3, apparemment charmantes, entourées de colonnes de basaltes du meilleur effet mais d’une visibilité quasi-nulle en temps de pluie… ce qui fait que nous avons entendu que vu la troisième d’entre elles (et la plus grande, accessoirement):

Une chute

A faire cependant, un petit jeu idiot: il y a une boite (relativement mal) camouflée à la fin du trail (qui se parcoure en 30 minutes, soit dit en passant) semblant être là pour du Géocaching. Vous trouverez dedans un p’tit cahier, un tampon Hengifoss pour tamponner tout ce qui est tamponnable  (vos passeports, par exemple). N’hésitez pas à laisser une trace !

Si vous n’êtes pas motorisé, une petite cabane permet d’attendre le passage de la navette et de se protéger des intempéries. On peut également y faire tenir 18 ados et 3 adultes ensemble, en serrant bien…

Djupivogur

Le groupe a décidé de s’arrêter là. Donc nous nous arrêtâmes puis nous congratulâmes: le Paradis nous avions trouvâtes. C’est un petit village de pécheur planqué dans un Fjord immense, avec un seul hôtel, deux supermarchés, un oeuf géant, une plage de sable noir et plein d’oiseaux.

Le campsite est juste superbe, situé sur les hauteurs de la ville, avec une petite maison faisant office de tout (cad cuisine, douches…), garnie de canapés parfait pour poser son popotin et lieu de rendez-vous des routards locaux. Le prix n’est même pas cher mais doit être réglé à la réception de l’Hôtel Framtid (aussi le lieu d’arrêt du bus).

Je vous recommande chaudement (mais vraiment !) de vous arrêter à Djoupi avant d’attaquer le gros bordel du sud. Vous trouverez ici une atmosphère propice au repos, qui m’a inspiré en passant cette phrase magnifique dont je ne sais que faire:

“Je me suis noyé dans le bleu infini du ciel et égaré dans la bruine vaporeuse d’une nuit de juillet”

Quelques trucs à faire dans le coin:

- Prendre la carte des oiseaux à l’hôtel et suivre les longs trails jusqu’à la presque ile tout en marchant sur plage de sable noir.
- Aller voir l’œuf  sculpté géant et tous ses copains.
- Aller jusqu’au phare
- Parler à l’espèce de fou qui tient un shop/museum de minéraux et qui vous expliquera la région
- Troquer des kiwis: vous pouvez récupérer une morue salée, un haddock, un caddie, des bouquins… En tout cas, les ados l’on fait !

Quelques photos et un plan de rando

 

Le phare

Le paysage local

Un (gros) oeuf

Höfn

Alors pour ce truc, on va faire très rapide: c’est moche, urbain, petit, mal foutu et y a rien. Seul le bus s’arrête là et c’est le dernier point de ravitaillement correct avant de partir vers l’est. Le campsite est certes pas cher mais tout est payant (douches, internet, prises électriques…).

Juste bon pour un arrêt d’une nuit.

A suivre dans la Partie 5: des cascades, des icebergs et un nouveau coin de Paradis…

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It’s a land named Iceland – Part 3

Par , 2 août 2011 21 h 44 min

Après les petites modifications d’hier soir ainsi que la multiplication des plans foireux (dont un merveilleux consistant à essayer de choper une accréditation pour la WRC), revenons ensemble sur nos blancs quadrupèdes islandais avec en ce jour, le passage mouvementé du Nord, des aventures iliennes et la charmante bourgade d’Akureyri

La F35, suite et fin!

Une fois quittée la magnifique zone de Kerlingarfjöll, il n’y a plus vraiment d’endroit où s’arrêter en-dehors d’un truc pas possible: Hveravellir, situé sur la dempsterienne route de Kjolur: un campsite paumé dans une plaine désertique, où il neige en juillet (demandez au patron du “bar” de vous montrer l’album photo…), avec pour gros point positif: la présence de magnifiques hot-tubes qui justifient presque à eux seuls de passer la nuit dans un truc pareil.

On notera également de belles balades à faire, une cage en pierre bizarre destinée à rendre hommage à un espèce de hors la loi bizarre ayant résidé longtemps dans le coin (et dont le nom m’échappe totalement) et plein de phénomènes dans ce genre-là.

Un truc fumant

 

La suite de la route est dans la lignée des paysages vus précédemment, avec encore et toujours les mêmes plaines lunaires et les montagnes à perte de vue…  jusqu’à ce que la civilisation reprenne gentiment sa place, notable avec la réapparition sporadique des végétaux sur le côté avant l’arrivée (salvatrice !) à Varmahlio où le bus s’arrête dans un supermarché cafet’ du plus bon effet.

Le trajet s’achève enfin dans la seconde plus grande ville du pays: Akureyri et ses 17 751 habitants !

Akureyri

Le camping du coin, Hamrar où le bus s’arrête ma foi fort obligeamment est d’une qualité correcte bien que terriblement urbain. On y trouve le boxon habituel (coin cuisine and co), une machine à laver, des sanitaires et des douches… situées de l’autre côté de la route. D’ailleurs, si vous ne voulez pas les payer, il suffit d’y aller pendant la journée, les portes restent quasiment ouvertes tout le temps, ce qui rend useless la clé qui vous est donnée à l’accueil !

Les internautes iront pour leur part squatter le wifi de l’hôtel d’à côté ou s’offrir un café/chocolat délicieux au génial Eydmunsson du coin, ouvert jusque 10 heures et dont les vendeuses sont une ode à la beauté nordique.

En ce qui concerne la ville en elle-même, pas grand chose à se mettre à sous la dent: une rue principale avec des Trolls, une église haut perchée, quelques petits restos, un Office de Tourisme ultra sympa et hyper compétent, ainsi qu’un resto à pizzas sans prétention mais qui a le mérite de remplir l’estomac d’un ado affamé, ce qui n’est pas à un mince exploit de nos jours !

En fait, le plus intéressant truc à faire dans le coin, en-dehors de s’aventurer à Grimsey (loin, cher, court) est de prendre un billet de bus pour Árskógssandi  (1000 isk aller en passant par Sterna) puis un ferry et enfin aborder la minuscule ile de Hrisey, ses 200 habitants et sa beauté indécente.

Ce petit bout de terre oublié a plusieurs mérites:

- Personne n’y va.
- Y a des oiseaux partout
- La mer et les montagnes
- Des chemins de randonnées magnifiques le long des falaises
- Une communion réelle avec la nature

On y passe une journée tranquille, coupés du monde, à admirer béatement le paysage offert:

Hrisey

ou encore

Hrisey toujours

Par contre, pas intérêt à rater le ferry (1000 isk aller, on a pas payé le retour !) si on ne veut pas passer la nuit avec les lagopèdes, pluviers dorés et autres Sternes articques…

Après cette escale de fraicheur maritime, nos pas (ou les roues du bus, c’est selon) nous ont amené dans un coin situé plus à l’est:  Mytvan (ce qui veut dire Le lac des mouches).

Mytvan

Alors ce charmant lieu n’est pas dur à décrire: un camping, un supermarché, une poste, un hôtel et cinq ou six maisons. Le camping est placé dans un cadre assez démentiel, juste en bord de lac mais n’offre en-dehors de ça que peu d’intérêt (cuisine sous tente, douches et basta):

Le camping !

C’est également un coin protégé et c’est un régal que de voir ce genre de chose là le matin au réveil:

Des canards dans le Coin ?

Lors de notre arrivée, nous fîmes la connaissance d’une personne étrangère à notre connaissance: la pluie ! Ce qui nous a valu de devoir reporter notre magnifique randonnée prévue et de se reporter sur une activité bien plus ludique: les sources d’eau chaude, située à 4 bornes de là, sans navettes et avec un chemin longeant/côtoyant la route.

Je ne peux malheureusement pas vous décrire cette attraction  catégorisé comme “géniale” par mon groupe, vu que j’étais de corvée de sieste sous ma tente cet après-midi là…

Le lendemain fut infiniment plus productif: excursion humide vers les pseudo-cratères du coin, notamment celui, fort connu de Skútustaðir, situé pas loin des sources de Grjótagjá et Stóragjá (en fait deux grottes avec lacs intégrés mais vraiment trop chaudes pour se baigner !!!).

Nous nous sommes contentés d’aller voir un truc sur la route du Dimmuborgir, sensé être à seulement 90 minutes à pied. Seulement, un petit souci causé par…

1) Une boucle imprévue de deux bornes
2) Un embranchement raté et la traversée d’un champ de lave pétrifié
3) Un groupe d’ados ne sachant plus où aller
4) Un directeur pré-trenteraire

… nous a fait marcher en fait 4 heures à l’aller (pour seulement 40 minutes au retour !) avant d’arriver au pied du volcan local d’où nous sommes monter pour voir le dedans (en fait un gros trou tout noir…):

 

Un trou

Un panneau en passant:

Oukonva ?

Le coin semble vraiment beau mais, pour notre part, l’humidité latente et la fatigue ont vite stoppé nos velléités de randonnées et c’est bien paisiblement que nous avons rejoint notre coin d’eau pour notre dernière nuit locale… ou qui aurait du l’être !

Husavik, l’escale imprévue !

J’ai, lorsque je suis directeur, l’immense honneur de devoir protéger l’intégrité physique des jeunes présents dans mon séjour. Ainsi, lorsque l’un est victime d’une luxation absolument pas nulle et tout à fait avenue, je me dois de prendre les mesures visant à un traitement rapide et efficace.

Je me suis fait fort d’appeler donc le 112 en vitesse, de monter avec ledit jeune dans une ambulance arrivée une heure après (ça court pas les rues les ambulances dans les coins paumés de l’Islande…) pour finalement arriver dans un bled dont je ne soupçonnais même pas l’existence et dont le nom fait office de titre à ce paragraphe.

Une fois la nuit et ses péripéties achevées (merci au super spécialiste local tiré de son sommeil pour le boulot de remise en place du bobo !), j’ai appris, avec moult joie que je me trouvais à Husavik. bien plus au nord que tout ce qui était prévu.

La journée a été rythmée par plusieurs questions: comment on s’en va ? Où on va ? Avec qui ? Pourquoi ? Les réponses, appropriées, m’ont été apporté par l’Assurance qui a finalement dégoté, à dix heures du soir passées, un taxi pour nous amener à Egilstaddir où le groupe nous attendait. Mais ceci étant résolu, je suis sur que vous vous demandez ce qu’il peut bien avoir à foutre/voir/glander dans un bled s’appelant Husavik.

Et bien, je me fais fort de vous répondre :

- Le musée phallologique islandais, regroupant des phallus de toutes sortse et de toutes tailles (!!!), arborant fièrement devant l’entrée une sculpture d’une grosse paire de c**** et d’une b*** haute et bien dressée.

- Le festival des bateaux, dont l’ouverture coïncidait avec notre escale imprévue: des joueurs d’accordéons et plein de vieux bateaux supers beaux.

- Plein de baleines (apparement !) accessibles seulement en bateau via des excursions pas données.

Epicétout ! Notez que la station service fait office de ligne de bus, que l’office de tourisme est vach’ment cool (comme partout là-bas d’ailleurs !) et qu’il y a Internet disponible gratuitement.

Fin donc de cette troisième partie et prochain volume consacré à l’Est et au Sud de l’île !

PS: Vous noterez que j’ai légèrement réorganisé la partie Liens du site, avec mes affiliations et l’apparition du boite Facebook (histoire de faire causer…). Le Twitter est tout beau aussi maintenant et je me tâte à faire apparaitre une Niouze Letters mais sans en cerner vraiment l’utilité.

D’autre part et si vous lisez encore ceci, j’ai une grosse question pour vous, avec un cadeau surprise à gagner: quel jour fus-je donc à Husavik ?

Bonne chance !

 

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It’a land named Iceland – Part 2

Par , 31 juillet 2011 18 h 58 min

Second volet ce jour de mes multiples errances islandaises, avec le passage dans le Cercle d’Or.

Le Cercle d’Or

Pour résumer, ce charmant truc circulaire regroupe trois des plus beaux trucs visibles en Islande: Pingvellir, Gulfoss et enfin la vallée de Geyser d’Haukadalur.

Pingvellir tout d’abord (à noter que l’orthographe exacte est Þingvellir, avec la lettre toute bizarre du début !) est une entame parfaite pour s’extasier béatement dès le début du voyage: un parc naturel rempli de lacs, de canyons et de petites églises toutes mignonnes, invitant l’âme à se sentir poète. Il faut aussi savoir que ce n’est rien de moins que  le lieu où fut crée l’un (le ?) des plus vieux parlements du monde, élu par le charmant, viril et courtois Grímur Geitskör.

Pingvellir

Pas fous hein les islandais ! Faut dire aussi que quand on habite un pays comme ça, autant se faire plaisir et se faire ses réunions en extérieur plutôt que de se planter entre quatre murs… Toujours est-il que la vision de plein de chefs de horde coiffés de gros casques à cornes, tenant une grosse hache d’un main et trinquant entres eux avec les cranes de leurs ennemis a quelque chose de dépaysant (j’dois frôler l’anachronisme là !).

Sinon et de façon plus concrète, on notera sur place quelques panneaux explicatifs, un Visitor Center et tout plein de cars de touristes.

Ensuite, les chutes d’eau de Gulfoss: spectacle assez impressionnant que ces trombes d’eau se déversant sans cesse et toujours verticalement – preuve que la Nature est bien faite – dans un vacarme aquatique de la meilleure augure. Un court chemin permet d’accéder quasiment au point de chute (comment on appelle le haut de la cascade ?) et de prendre des photos assez réjouissantes (bien qu’humides). Des chemins de randonnée semblent permettre de faire de chouettes balades mais le bus ne nous ayant pas laissé le temps, je n’ai pas pu explorer d’avantage le lieu ! Encore ici, une boutique/Visitor Center et pas mal de touristes.

Gulfoss

Troisième lieu enchanteur de cette trilogie, la vallée d’Haukadalur et ses cocottes minute locales: les Geysers, opportunément situés dans le riant arrêt de… Geysir (qui est ce coup-ci un monument national). On retrouve ici les premières traces de civilisation depuis bien longtemps: un camping, un hôtel, un restaurant/boutique de souvenirs/snack/bureau d’infos tenu par des gens forts sympathiques, acceptant les paiements en euros et tout cela à un tarif non-prohibitif – 1000 isk/personne et réduction pour les groupes . Le resto/snack ne casse pas quatre pattes à un canard mais a le mérite d’exister. Le camping, quand à lui, est vert, sans caillasse et situé à 2 minutes du parc géothermique. Enfin, vous avez un accès inclus à la (chaude) piscine locale et à ses douches à nudité (quasi) obligée.

La spécialité locale est donc les geysers. On en note pas mal dans le coin: des petits (Little Geysir), des grands (Geysir !) et des très grands (Strokkur)

Geysir !

Le parc en lui-même est vraiment en bordure de route donc très fréquenté. Il faut dire aussi que le spectacle offert par la variété des phénomènes (petites fumerolles, eau bouillante and co…) attire le chaland. Par contre, dès les derniers cars partis, c’est un plaisir de se balader là-dedans sous le soleil de minuit et de jouir qu’une (quasi) solitude !

Quelques petites randos sympas sont faisables, notamment en allant bien tout au fond à droite du lieu et permettant de contempler un beau panorama sur la vallée. Par contre, aucun intérêt à faire les 4 bornes pour Gulfoss à pied le long de la route…

Cette trilogie étant à présent achevée, passons maintenant à un gros morceau: la route intérieure de l’ile, la fameuse F35 (via Kjölur), ouverte seulement en été, traçant dans des paysages lunaires des Highlands, désertiques, toute faite de caillasse à la Dempster Style et qui a ravi mon petit cœur de yukonnais !

La F35 et Kerlingarfjoll

Pour le voyageur, l’enfer du tape-cul et l’agonie des amortisseurs commence quelques kilomètres après Gulfoss. Les arbres disparaissent, les plaines se font rocailleuses et poussiéreuses, la civilisation semble s’effacer d’un coup, sans transition et tout le monde se retrouve plongé dans un monde minéral où la seule chose qui crépite est le déclencheur de APN.

La F35 dans sa splendeur

Où que vous regardiez, droite, gauche, est, ouest, le spectacle de cette désolation est le même. Au loin s’admirent les montagnes, au près se brûlent les yeux et s’asphyxient les poumons encrassés. Le bus passe sur et dans des rivières, roule au pas pour ne pas crever et les chanceux voyageurs apprennent tout plein de beaux jurons islandais (malheureusement indicibles ici !). L’on croise également de drôles d’ermites en vélo, des randonneurs randonnant et quelques gros 4X4 suréquipés.

Enfin, après quelques heures arrive l’Oasis tant espérée: Kerlingarfjoll, le F35 Best Kept Secret !

Sous le Midnight Sun

Quelques petites maisonnettes, un terrain de camping, un petit hôtel/restaurant, une rivière… et encore une fois, un panorama à faire fondre un pingouin égaré. Le personnel du coin (embauché en HelpX semble-il) est fort charmant, francophone et moultement aidant (réduction pour le groupe !). Il existe une salle cuisine pas mal équipée, des douches chaudes ouvertes à horaires réguliers et la possibilité de squatter le ouifi du coin.

Pour notre part, nous y sommes restés plus ou moins une journée (arrivée 15 heures, départ 15 heures le lendemain) mais avec le temps de faire deux choses essentielles:

- Nous baigner dans de vraies hotsprings bien chaudes (et perdues).
- Randonner au milieu de fumerolles toxiques, après avoir franchi plein de névés !

Pour ce qui est des Hotsprings, il suffit de suivre un petit chemin bien casse gueule sur la droite de la rivière pendant une vingtaine de minutes avant d’arriver à un cul de sac consistant en un vestiaire et deux bassins pétés mais suffisamment costauds pour retenir encore tout plein d’eau bien chaude. C’est un spot assez connu dans le coin, ce qui fait que le turn-over d’occupation avoisine les vingt minutes avant de laisser (ou pas) sa place à d’autres personnes.

Pour la rando N°2, c’est du nettement plus costaud mais c’est à faire ! Il faut commencer par tracer sur la colline en face et monter, tout simplement, pendant une heure et demie et un bon dénivelé, en croisant sur son chemin des champs de neige du plus bel effet. Le chemin est signalé par des bâtons plantés à intervalles réguliers et ne présente pas de difficultés particulières, si tant est que l’on prend son temps.

Une fois en haut, le spectacle est assez hallucinant:

La terre est ocre, les trous fument et tout ça pue l’œuf pourri. En suivant notre hiking way, il est possible de faire une boucle de deux bornes environ et de s’arrêter au bord d’un p’tit torrent encerclé par des trucs bizarres mais fort sympathiques (des trucs fumants, des trucs bouillants, des trucs gouttans…).

Au final, comptez 3 bonnes heures de marche A/R, largement faisables en une grosse matinée.

A suivre: la fin du Cercle d’Or, Mytvan et Husavik

PS: Petit ajout en HS sur une destruction en règle d’un coin de paradis, en plein sur le GR7, dans le pays béni du Haut Languedoc et sur ceux qui se battent pour éviter ça:  Le collectif Fontfroide.

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It’s a land named Iceland – Part 1

Par , 28 juillet 2011 19 h 30 min

Islande.

Dans ma short-list des endroits où aller, je dois bien avouer que cette petite ile paumée au milieu de nulle part, semblant née d’une fusion glaco-lavaire et  peuplée par de valeureux Vikings explorateurs, tenait une place de choix. Aussi je n’ai pas pu résister lorsque l’un de mes employeurs m’a proposé d’y diriger un séjour itinérant de 20 jours là-bas en juillet.

So… Let’s move et voici le récit de mes errances sur place.

Des infos avant tout

J’ai voyagé avec le groupe dans un bus de la compagnie Sterna qui propose différents circuits forts variés. Nous avons opté pour le East Circle Tour qui, bien qu’un tantinet onéreux – 36 000 isk – propose un passage dans le légendaire Cercle d’Or (et ça vaut le coup, croyez-moi !). Le principe de ce Passeport n’est pas compliqué: vous montez plus ou moins où voulez, vous descendez de même où cela vous plait (sans trop abuser non plus) et vous avez tout plein d’arrêts bien répartis sur le chemin, le plus souvent à proximité de camping. Par contre, le circuit ne peut être fait que dans un seul sens et sans retour en arrière possible.

Pour ma part, j’ai apprécié l’excellent travail d’accompagnement de mon pote le Marketing Manager, toujours joignable et qui a assuré quand il a fallu m’emmener à la banque changer en catastrophe mes travellers en euros alors que tout était fermé en ville. Et puis s’appeler Drengur, c’est vraiment la classe.

Maintenant et plus généralement sur l’Islande:

- Tout (ou presque) est fermé le week-end, notamment les banques et pas mal de commerces. Il faut bien prévoir son coup en amont pour pas se faire avoir.

- La vie n’est pas si chère que ça au final: hébergement en camping à environ 1000 isk/personne, supermarchés à tarifs raisonnables. En fait la facture augmente méchamment dès que l’on fait des activités touristiques… Faut bien qu’ils gagnent de la thune aussi ces pauvres islandais !

- Les clopes sont à 995 isk, soit le même prix qu’ici.

- La bière est bonne mais celle vendue dans les supermarchés est de la pisse de chat imbuvable montant à 2,2% d’alcool. Du coup, tout le pays se colle une race générale les vendredi et samedi dans les bars locaux et dépense moult argent (environ 900 Isk la pinte et ils ont une sacrée descente les cocos !).

- L’islandais est sympathique, fier de son pays, aimable et causant et parle quasiment toujours un anglais presque courant.

- Le temps est une vaste blague jouée aux dépens des étrangers: “not a reguler weather, only samples !”.

- Gné beau. Voire même très beau.

Une idée du trajet effectué:


Agrandir le plan

 

Et maintenant, here we go… Le ville par ville !

A tout seigneur, tout honneur, nous commençâmes par Reykjavík (la Baie des fumées), charmante petite capitale où il fait bon vivre, pas trop bouffée par les buildings, avec une belle baie et une skyline bien sympathique. On y trouve fort naturellement des commerces, des banques (horaires !!!) et des beaux parcs. Elle se parcoure dans tous les sens en une grosse heure et demie. Je recommande pour s’en sortir de choper les numéros spéciaux de la revue Grapewine, qui est un journal gratuit juste génial bourré d’infos sur la vie locale. J’y ai pioché pour ma part un excellent resto à burgers: le B5 , des bons plans concerts lives:La  Factory, The English Pub ou The Den bar et moults autres informations.Tout est situé dans le 101, autrement dit le Downtown local, où vous verrez très souvent organisés des petits concerts de rue ou des Garden Parties (notamment au Dillon où nous avons eu la chance d’écouter Of monsters and men en live !)

Un petit tuyau en passant: pas d’office de tourisme véritable en dehors des ITA qui permettent de faire également du change mais à un taux ultra prohibitif (8% dans ta face, va pleurer ailleurs) mais qui sont bien foutus et ont un personnel ma foi charmant et compétent.

La vie culturelle est bien développée et les musées, souvent gratuits le mercredi, ferment tôt le week-end (17 heures…).

Un seul camping mais de qualité, ouvert 24/24, bien placé, avec un staff adorable, tout plein de documentations, un coin cuisine abrité, des tables, du matos… Je le recommande chaudement parce qu’en plus, vous pouvez débarquer à n’importe quelle heure, vous installer et régler les soucis le lendemain. C’est par ici: Reykjavík Campsite. Il y a également un supermarché 10/11 (ouvert 24-24) pas loin et une banque à dix minutes.

Enfin, l’aéroport de la ville (Keflavik) est à 40 minutes de la ville et une compagnie de bus permet de rejoindre le centre à prix moindre.

Demain, suite des aventures avec le Golden Circle !

 

 

 

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Pale Temps

Par , 18 juillet 2011 12 h 56 min

A mon grand desespoir, ce merveilleux séjour est sacrément chronophage.

Je vous promets plein un très bel article dès que j’aurais plus d’une heure de libre dans mon emploi du temps démentiel.

A tantôt !

PS: Galerie de photos ajoutée dans la rubrique habituelle.

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Islande

Par , 13 juillet 2011 21 h 06 min

Bien le bonjour à tous.

Ce pays est définitivement une perle gâtée et chérie par les Dieux de la création.

Au sixième jour de ce séjour béni, je continue à être ébloui par les merveilles du coin.

Cependant, le rythme chronophage m’empêche de développer plus avant pour le moment.

Je vais donc me contenter de poster quelques petites photos dans la rubrique habituelle.

… de le faire quand tout marchera !

A bientôt !

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L’amer veille – Volume 4

Par , 16 juin 2011 2 h 26 min

Quatrième volume de la série des Merveilles du monde: après Tombstone, Arches et Cape Spears, voici venue l’heure – bien tardive – de vous parler d’un petit coin de paradis situé quelque part dans un pays sans gouvernement: Bruges.

Autant vous prévenir de suite, ce billet va être bourré jusqu’à la moelle de clichés. Vous êtes donc préviendus.

Décembre 2006

J’ai le bonheur, le plaisir, l’opportunité, la possibilité, la chance d’avoir depuis quelques semaines dans ma vie la présence d’une fort sympathique demoiselle qui, bien que pourvue d’un caractère salement barré, a un certain goût pour les voyages, et plus précisément les voyages en n’amoureux dans des contrées nordiques où se parle une langue bizarre qui se nommerait le flamand.

Elle me proposa donc, au coeur d’un hiver rugueux et enneigé, d’aller en sa compagnie passer un p’tit week-end de par là-bas, histoire d’explorer la ville et d’enrichir notre culture générale commune.

Il se trouve, par un heureux hasard, que je désirais fortement ,depuis mes années d’étudiant en Histoire de l’art, avoir la possibilité de me rendre de par là-haut et de pouvoir enfin admirer de mes yeux les chefs-d’oeuvre dont on m’a baratiné parlé pendant de longues heures de TD.

Mon oui fut bref, viril et correct et me permet du coup une habile manoeuvre stylistique pour enquiller directement sur lesdits clichés, vous faisant fi du voyage et de l’installation.

Pourquoi ai-je donc aimé Bruges ?

- Parce que c’est beau. Bête à dire mais l’atmosphère de la ville est propice aux poèmes. Les canaux sont tout jolis, les bateaux voguent sur l’eau et y a pas de gondoliers.

- Le chocolat est bon et on en trouve partout. Par contre, il faut penser à ne pas le laisser stocker à côté du radiateur, sous peine de gros désarroi – comme cela m’est arrivé à mon corps dépendant.

- Le Musée du Beguinage présente incontestablement quelques pièces très cotées et la contemplation me fit bêler. Je vous ferai remarquer de par ailleurs que je ne suis pas foutu de me rappeler de ce que je vis, mais c’est une excellent preuve que c’était bien.

- On y trouve encore un Bureau de change où on peut refourguer des Francs Belges – qui me furent donné par un géniteur heureux de se débarrasser de ça. Et ils ont servi à payer des frites et des souvenirs.

- Le Marché de Noël de la  Grand Place est fort goûtu et on peut y faire un repas entier en tentant toutes les dégustations possibles.

- Les liquides houblonnés locaux sont peu expansifs  et réchauffent aussi bien l’homme que l’âme.

Pourquoi en fais-je une Merveille ?

Se balader dans un cliché d’amoureux en période de Noël, sous une neige fine, en ayant à la main un cornet de frite, dans la tête une chanson et dans l’autre main une troisième main, et bien cela fait un ensemble de riens qui font un tout.

Et c’est sur ce tout que je conclus:  La beauté est dans l’œil de celui qui regarde (ou pas).

 

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