Category: English Writing

CD

Par , 27 septembre 2010 17 h 45 min

Nulle apologie ici d’un quelconque support musical, informatique ou même diplomatique mais bel et bien le nombre d’articles publiés en ce lieu depuis la création, le 16 janvier 2009, soit 619 jours ou autrement dit 1 an, 8 mois et 11 jours.

400 articles publiés donc pour 5 pages, 10 catégories, 865 mots-clefs et 773 commentaires approuvés.

Quasiment deux années de blogging à temps assez partiel, un lectorat assez épars mais fidèle, pas mal de mails reçus, quelques vagues propositions financières pour de la publicité (dont une est sur le point d’Aboukir), quelques citations internétiques (merci Twitter et You !) et toujours cette première place gougeulienne qui fait des mes jours du bonheur et de mes nuits… du bonheur aussi.

Je remercie donc pleinement tous ceux qui prennent le temps de s’arrêter, d’une seconde à trois heures, qui ont/sont en train/vont lire, partiront ou reviendront, favoriseront ou pas, RSSeront ou pas et ainsi de suite.

C’est donc avec un plaisir certain que je conclus ce faux post d’anniversaire pour vous donner rendez-vous sur la V3 de Voyage-yukon.net… au 500ème post !

Bien à vous,

Cedric from Yukon (and elsewhere !).

For my english readers (if you do exist…)

Be very welcome among us for this 400th post on this blog.

I have been writing there since January, 16th, 09 and I hope to continue a long time. It represents almost 619 days, a part-time writing job !

I have been cited from times to times on the WWW, have received some interesting propositions, a couple of mails and I am still 1st for some requests on Gougeule.

I would like to thank warmly all of you, for the time spent here, staying more than one second or not, coming back or not, adding this blog to your favorites, your Blogroll or not and so going on.

It’s with these word that I am on the point to conclude,but no without giving you an appointement for the V3 of Voyage-yukon.net but not before the 500th post !

Best regards,

Cedric from Yukon (or elsewhere !)

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Last news

Par , 26 novembre 2009 7 h 15 min

A long time I haven’t something in english… And if we consider my skills at this time, I am a bit proud to say that I do improve every day, keepin’ talkin’ with children and teachers during my tennis lessons.

Anyway, I can’t figure out what I do really want to do.

Here are the differents possibilities:

- I stay there and I do continue with the same work until february.

- I stay there and I apply for a new visa for another couple of months, let’s say until june.

- I break hell loose and I go somewhere else.

- I break hell loose and I go to New Zealand.

- I go back to Whitehorse and it’s some kind of non sense.

Everything is making sense actually but… I do love my job and Vancouver, that’s a fact but I am understanding again now why I did stop working with kids in France.

So, I think I’ll clear my mind soon and do something absolutely different even if I don’t know it yet !

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About the death penalty

Par , 6 septembre 2009 1 h 17 min

A must read for everyone or how to kill easily an innocent without a correct trial or even a correct evidence.

Trial by fire or did the Texas execute an innocent man ?

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O Flowers of Yukon

Par , 2 mai 2009 9 h 28 min

Yeah ! Come on !

Another night in the Whitehorse life…

As usual (or not, according to my dear readers…) I’ve spent my evening in the Flipper’s.

I’ve met my quarter girlfriend… The old ones will understand easy, as long as they understant my english writing. I’m not that sure that everything is correct but anyway !

I’ve said to my boss in Xtra food that I wanted to leave on friday on the next week. He is ok but I am still wondering about this choice… From one part, this is the most boring job I’ve ever done. From another part, this is just money…

I’ve got an interview soon, to work as some kind of curator in a local museum. I’ve really no chance to be hired for this post but who can know ? On a misunderstood…

Just for fun, i’ve got a new ritual: going to the Baked Coffee (the Whitehorse Fashion Place To Be) and enjoying a iced tea under the sun. And I’ve spent two hours in my garden, seated on old chair and reading a book about a movie actor…

This was the english post of this week.

Take care !

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De la réalité

Par , 29 avril 2009 7 h 37 min

Comme promis hier soir, quelques chiffres et des vérités à ne pas oublier pour qui veut réussir son PVT dans le Yukon.

Dans cet article, je vais me baser sur mon expérience personnelle que je juge suffisament représentative de celle d’un pvtiste moyen arrivant dans le grand nord canadien. Les chiffres cités ne font aucunement office de moyenne générale donc…

Le travail et le salaire

Regardons les choses en face. Le Canada n’est pas l’Eldorado, il faut arrêter avec ce cliché généralisé. Si Eldorado il y a , il ne se décroche qu’à force de travail, encore et encore.

J’ai du laisser une bonne vingtaine de cévés dans tout WH. J’ai obtenu deux réponses. Une a été annulé pour cause de non possession de permis de conduire, l’autre a débouché sur mon emploi actuel à Extra Nourritures.

Je touche un salaire horaire de 11,35 dollars canadiens de l’heure. Cela a abouti, pour une semaine de 40 heures, à un salaire hebdomadaire  de 381,29 dollars.

Soit un revenu net de 9,53 dollars une fois les différentes taxes déduites.

Pour qui prétend travailler au Canada, il faut oublier les habitudes françaises, les pauses et le temps de travail formaté aux 35 heures. J’ai fait le choix de travailler moins pour gagner moins et je l’assume. Mon salaire net mensuel du moment me permet de subvenir largement à mes besoins dont je ne souffre d’aucun manque. Il est cependant intéressant de constater que 50 % de l’effectif de XN est composé de Part Time Workers âgés de 16 à 18 ans. Et oui, ici on bosse jeune et on en redemande !

Il n’y a pas de réelle difficulté à trouver un emploi à partir du moment où la fierté est laissée plus ou moins de côté. Les p’tits jobs se trouvent -relativement- facilement. Par contre, il ne faut pas s’attendre à décrocher le Graal dès son arrivée…

Il faut d’abord viser à court terme, chercher le job alimentaire et une fois celui-ci assuré, commencer à voir plus haut. C’est ce que je fais dans mon cas.

Dans le Yukon, la plupart des salaires de base se situe entre 9 et 11 dollars de l’heure. Je ne sais pas quelle est la moyenne nationale…

Le logement et le loyer

Nous habitons avec Virgie et nos colocataires du moment une maison située dans le downtown de WH, upstairs, avec un jardin. Nous avons chacun une chambre. L’appartement a une salle de bain avec douche/baignoire, un salon et une cuisine. Il n’était pas meublé à la base, à l’exception d’un frigo, d’une cuisinière et d’une machine à laver que nous partageons avec Brian, le voisin d’en dessous.

Nous payons pour cela 950 dollars par mois, eau, électricité et chauffage compris.

La recherche a été longue et fastidieuse. C’est à mon sens le gros point noir de WH. Beaucoup de demandes tend à porter l’offre vers le haut… C’est grâce au bouche à oreille et aux informations de la communauté francophone (Agnès !) que nous avons trouvé notre maison. Beaucoup de contacts n’ont jamais abouti ou n’ont pas eu de réponses.

On trouve assez facilement des annonces dans les journaux locaux  (comme le Yukon News ou le Daily Star).

Beaucoup de ces annonces concernent des maisons à louer dans les quartiers environnants et ne sont financièrement viables qu’à partir de trois ou quatre personnes. Et il faut se méfier du scam !

L’Internet

Attention à qui est un gros téléchargeur et vient ici dans le Yukon… Monopole de Northwestel et difficulté à acheminer les lignes jusqu’ici égalent bons tarifs à l’ancienne et quota mensuel.

Nous payons actuellement 70 dollars pour une consommation autorisée de 10 gigas. Or, ça part vite 10 gigas… Et il faut compter les frais d’installation, le routeur si vous voulez le wifi…

Au final, première facture de 144 dollars (premier et deuxième ou dernier mois, j’ai pas tout compris…).

La bouffe

On va pas faire dans le compliqué, c’est selon chacun. On peut manger assez pour pas trop cher mais faut oublier la qualité… Et oui, ça se paie de bien manger. Et oubliez le fromage !

On peut raisonnablement partir sur un budget de 60/80 dollars pour nourrir deux ou trois personnes pour une semaine.

A vous de juger.

L’alcool

Achetable seulement dans les Liquor Store ou les Off Licence, si vous êtes majeurs et jusqu’à minuit.

Douze dollars le pack de 6 bières locales et entre 8 et 40 dollars pour le vin.

Les alcools forts se vendent forcement plus chers. Comptez 30 dollars pour un whisky honnête.

Les cigarettes

Si vous êtes fumeurs, gaffe à votre portefeuille !

12 dollars minimum le paquet de 20 cigarettes… Ca monte à 18 dollars la nuit quand tout est fermé.

Vaut mieux oublier ou faire marcher le duty-free.

Les sorties

Prix moyen de la pinte de Yukon Red et/ou bière locale: 5 dollars

Prix moyen d’un hamburger: 10 dollars (monstrueux et super bons, aucun équivalent en France)

Prix moyen d’un Ciné: 9.90 dollars (trop cher mais pop corn inclus tout les Monday)

Prix moyen d’un billard: de rien à 2 dollars.

Prix moyen d’une entrée en boite de nuit: Y en a pas à WH !

Prix moyen d’un café/thé glacé en terrasse d’un café (existe pas ici…): entre 2 et 3 dollars

Voila. Fin de cet article économique. Les chiffres ne mentent pas et j’espère avoir apporté du concrêt à mes histoires.

Sachez cependant que je vis tranquillement avec mon salaire et mes 30 heures hebdomadaires, suffisament pour tout payer et m’offrir des extras (comme ce soir avec le Chicken BBQ Burger et la soirée avec Sandrine et les potes canadiens…).

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Ma France à moi

Par , 13 avril 2009 7 h 08 min

Après l’étranger dans le post précédent, petit retour en noir et blanc sur ce qu’est pour moi mon pays… Ma France.

La Bretagne. Annecy et les Alpes. La Normandie. Le Gard. Le Var. J’énumère tranquillement quelques un de mes lieux de prédilection.

A une époque où ma mémoire n’était pas encore sélective, il parait que je me baignais dans les cours d’eau du Loir et Cher. Un hérisson et du camping familial. La région ne m’inspire rien d’autre. Juste cela. Un hérisson qui venait boire du lait. Une photo aussi. Moi, blondinet innocent faisant mumuse dans une rivière. Souriant.

Plus tard, j’ai découvert la Bretagne. Plezevet. Une vie à la ferme. Aller chercher des oeufs le matin. Jouer dans un champ de coquelicot. Etre un enfant dans la nature. J’y suis retourné bien longtemps après. Porspoder et les années adolescentes. Brest et la rue du Siam. Les voiliers et les balades à Melon.

Les Alpes, chez Tata Joelle. Les longues randonnées en compagnie paternelle. La Tournette et le Parmelan. Simple prélude aux excursions plus aventures sur les flancs du Cervin ou de quelques bourgades helvétiques… J’aime Annecy. Il y fait bon vivre. La ville est calme, le lac invite à la détente. Nous avions l’habitude d’y aller en famille et de pique-niquer toujours au même endroit, près d’un rocher plat que je m’attribuais d’office.

Encore une fois, mes pas m’y ont ramené, en solitaire cette fois-ci. Des vacances. Du temps pour moi. J’y ai retrouvé ce que j’y avais laissé et ce que je ne compte jamais perdre.

Les Alpes, ce sont aussi les stations de ski. Les Karellis et Saint Jean de Maurienne, été maternel, hiver paternel. J’ai appris à y skier et y ai fait mes premières armes de travailleurs… Lamentable ! Je conserve un souvenir précieux de cette station pour des raisons qui n’appartiennent qu’à moi.

Mes pas m’ont mené vers l’Alsace, autant pour le travail que pour les vacances. Masevaux, patrie natale d’un certain Thierry. Strasbourg et sa cathédrâle, sa vieille France et ses canaux. Je garde en mémoire une cigogne volant dans le ciel et un super écomusée avec des loutres.

Reims et la Champagne chez une autre Tata, Colette. La Cathédrale et le Jardin des Cordeliers. C’était une expédition, avec la DS, pour y aller. Je savais que nous arrivions quand se dessinaient au loin les flèches religieuses du monument déique. L’appartement était immense, avec des bandes dessinées de partout, un gentil bazar sentant bon l’ancien temps. Nous allions aux nouvelles Galeries puis mangions de temps à autres une Galette achetée dans une boulangerie. Des excursions, aux Faux de Verzy. Dans les caves environnantes.

Nice et Monaco, le temps d’un week-end.

La Charente et l’accent le plus aberrant de toute la contrée, pays royaliste dont l’Histoire trempe dans le sang.

Brouzet les Alès, lieu de villégiature d’une famille Journiac fort hospitalière. Des sangliers croisés nuitamment et de longs après-midi à jouer à la pétanque non loin du café de France.

Les plages de la Normandie, Trouville et Deauville. Moments précieux.

Tout cela est bien beau. Notre pays regorge d’endroits tellement différents, d’une variété extraordinaire dans les paysages…

Mais…

Paris.

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Une journée à Extra-Nourritures

Par , 8 avril 2009 6 h 37 min

Vous vous rappellez des livres dont vous êtes le héros ? Et bien je renouvelle le concept de manière absolue (ou presque…). La, ça va être du Vis ma vie de travailleur syndiqué à Whitehorse, Yukon, Canada.

Je résume l’endroit: Xtra Foods. Un supermarché classique, à la lutte avec Wallmart de Canadian Store mais avec un CA et des ventes en progression de 49% depuis l’année dernière. En France, ça se situerait entre le Leader Price et l’Atac grosso modo.

Mes journées commencent à 9.00 et se terminent à 17.30, payées 11.35 dollars canadiens de l’heure, avec deux breaks d’un quart d’heure et une demi-heure pour manger en sus.

8.00

Le réveil sonne. Je dormais. Rebellion et rendormage pour 9 minutes supplémentaires. Oui, mon portable se relance uniquement de 9 minutes. Me demandez pas pourquoi, c’est comme ça… J’ouvre les yeux puis les rideaux (la formule stylistique employée ici est un zeugma). Je me lève, allume le PC et vais faire le café en me grattant une partie indécente de mon anatomie (les cheveux bien sur, il ne viendrait pas à l’idée de me gratter les rastacougnettes avec une paspeurdesours rodant dans l’appartement). Je lance ma cafetière à 5 dollars de la Salvation Army, prépare deux toasts à la confiture, un verre de céréales, une pomme et éventuellement de la compote de pomme. C’est en général à ce moment-la que ma chère colocataire part au travail. Je suis encore légèrement abruti donc mon salut du matin se résume à un bororygme vagissant.

8.30

Je bois mon café et consulte les nouvelles du jour. Checke les mails et les offres d’emploi, sait-on jamais. Je me dirige vers la salle de bain, me fous un seau d’eau froide sur la tronche, me lave les dents, me passe de l’eau dans les cheveux pour me rendre une gueule humaine et enfile mon pantalon noir avec ma chemise blanche. Oui, je suis déguisé en pingouin pour travailler. On a la classe ou on l’a pas.

8.45

Je m’en vais, cinq minutes de marche pour arriver au boulot, le temps de manger une pomme en essayant de pas me casser la tête sur le verglas. J’entre dans le magasin, dis bonjour/Mornin’, How are ya ? Not so bad. Je rentre dans l’arrière stock, monte l’escalier, dépose mon pull et mets mon badge “Cedric Grocecy”. Sous titré: President Choice, How can I help ? Je descends l’escalier, pointe n’importe comment comme d’habitude, tape deux bouts de discut’ avec l’équipe de nuit qui m’oriente sur le boulot de la journée. En général, des palettes de marchandises à foutre en rayon… Je choppe un gros chariot (les petits, c’est mal vu et c’est pas pratique.)

9.00-11.00

Je fais des aller retours avec mon gros chariot entre les différents rayons. Je coupe les cartons avec mon cutter, fous les trucs dans les étagères adéquates, mets les emballages vides sur le dessous de mon chariot et ainsi de suite. Quand je suis de bonne humeur, ça me prend une bonne heure pour vider l’intégralité d’un chargement. Faut juste que je fasse gaffe à bien choisir des petits trucs bien chiants à foutre en place, genre les épices ou les fruits de mer en conserve. Très bien ça pour occuper une matinée de réapprovisionner le rayon Canned Seafood.

11.00

Je prends ma première pause, monte dans la Staff Room et mange une pomme en buvant un café. Y a pas grand monde et je regarde la télé un quart d’heure. Après, je pars me recoiffer, vérifie que ma chemise est bien dans mon pantalon, souris à la jolie caissière qui prend sa pause à 11.10 et retourne bosser.

11.15-14.00

Même histoire que le matin. Je cherche toujours les trucs chiants et prends bien mon temps pour charger et décharger. Le rayon pates est cool pour ça, avec les 3000 sauces différentes… Quand je vois un boss passer (Bill, Michael ou Marc), je fais genre je gère trop et arrête de faire mumuse avec mon cutter.

14.00-14.30

Pause repas. J’achète pour 3 dollars un plat microondable et deux barres de mars. Et basta. Je mange une pomme aussi. Je souris toujours à l’autre jolie caissière qui prend sa pause à 14.15. Je pointe quand j’arrive et je repointe quand je pars, comme d’habitude, n’importe comment.

14.30-16.30

La même chose que précédemment. Rien de neuf. Peu de monde dans les rayons, ils n’arrivent que vers 15.00. Donc quand je range pas les rayons, je range les caddies. Par six, comme les packs de bière. Ou je passe un p’tit coup de balai. En souriant aux deux jolies caissières.

16.30

Deuxième break de la journée, l’occasion de manger une pomme. Sans sourire aux caissières qui ne sont pas la. Donc du coup, je parle soit italien avec ma copine caissière sympa, soit français avec ma copine boulangère québécoise, soit anglais avec les p’tits jeunôts qui bossent en Part Time.

16.45-17.30

L’art de ne rien faire sans le montrer. C’est le moment de réorganiser le stock intérieur, de vider les montagnes de cartons emmagasinés dans la journée, de sourire à la demoiselle de la charcuterie, de parler avec mon pote des fruits et légumes, d’essayer de gratter des jours de congés supp’ avec mon boss (Marc, trop cool…). Bref, en faire le moins possible. Normalement, dans ces horaires-la, je suis du côté de la Cool Room à ranger le lait et les oeufs par date de fraicheur. Pas trop dur. Vers 17.20, je monte me changer (mettre mon pull par dessus ma chemise et mon manteau par dessus mon pull), dis au revoir à tout le monde (les p’tits jeunôts en pause), pointe en partant. Et faire quelques courses tant qu’à faire. Cheddar, pain de mie, cookies, petits écoliers et Kit Kat Black Chocolate Intense Flavour.

17.30

Fin de la journée et retour à la maison… Mais la c’est une autre histoire que je vous raconterai surement tantôt (entre piscine, jacuzzi, bar, sorties, hockey…).

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Whitehorse Sunday Times

Par , 6 avril 2009 8 h 29 min

Uhuh. Hi Folks. It’s times to speak english today/tonight.

It has been a long time I haven’t tried my english with you. Up to me. Up to you.

So, what’s up in my wonderful life of new Whitehorse Living inhabitant ?

Erf. Not that much. Just enjoying my day-off. Have a little walk on a false trail above a First Nations cimetary and near of the Airport.

Oh. Something exciting. We had the honour with my room-mate (notafraidofthebearsbutafraidbysomethingelsebigger) Virginie to receive some friends of ours, Agnes and Audray, a long time arrived Yukonner. They shared some tea with us, had a piece of chat about the heary leg ( OMFG… into my house…). They loved our decoration. Cool uh ?

Anyway, tomorrow is a new day (logical…) and I gotta be back on work. Lifting and ordering again and again the shelves. Spices, mustards, pasta, god stuff. Dunno if I love it but it’s ok for the moment. Just making me earning some money. And I just keep doing my job, trying to get involved in the shop life, smiling at customers and singing from times to times.

To end this piece of bravery… I would like to wish a very happy birthday to my closest friend:

My PVT.

Two months today !

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Le rateau de l’Abbé Duse

Par , 3 avril 2009 4 h 32 min

La très glorieuse, estimée et honorée Famille Journiac (bénis soient-ils dans l’infini divin des voutes célestes) m’excusera par avance de l’emprunt honteux, impardonnable et totalement méprisable du jeu de mot copyrighté faisant office de titre de cet article.

Ne pouvant trouver expression plus appropriée pour entamer ce texte quotidien, je plagie donc bassement les inventions d’autrui. Je me fouetterai avec des cornes de caribous en repentance. Tout ça pour ça.

Juste pour placer le terme caribou dans la phrase et ainsi enchainer sur le sujet qui me vient à l’esprit… Le travail. Et pas celui du caribou. Car le caribou ne travaille pas. Il erre. Il se balade gaiement avec sa p’tite famille, en attendant de se faire photographier par le touriste moyen. Tel une Mélanie par exemple. Qui a squatté notre canapé hier soir. Avec d’autres personnes, ce qui fait que sa faute est pardonnable.

Virginie, Moi, Nicolas, Mélanie, Morgan et Oliver. 6 personnes et une fondue. Et de l’alcool. Et  des jeux de cartes venus tout droit de la Normandie. Ils savent boire par la bas apparement. Mél’ nous a appris le tarot magique. Idiot, stupide et sans intérêt autre que celui de faire boire. Néanmoins, c’est pratique. Ca évite de se justifier quand on se sert  un verre.

On a passé ce que des gens appelleront pudiquement “une putain de bonne soirée”. Et de nos jours, le succès d’une “putain de bonne soirée”, ça se mesure à une chose: le nombre d’albums photos postés sur Facebook. Laissez-moi vous dire qu’avec certains des Pvtistes du coin, on a des sacrés clients…et que ces personnes ont l’air d’avoir adoré la soirée.

Et puis moi, courageux comme le caribou précité, je suis allé me coucher dans ma tanière antre chambre.vers minuit. Pendant que les autres faisaient la fête. Parce que moi, m’sieurs, m’dames, je travaille. Et je rigole pas avec le travail.

Aujourd’hui d’ailleurs, grosse journée “produits laitiers”. Des sensations fortes assurées. J’ai du ranger au moins 450 morceaux de cheddar, 500 plaquettes de beurre, une cinquantaine de litres de lait, des yaourts, de la crème… Bref, du lait sous toutes ses formes.

Ceci étant dit, je ne dois pas oublier que demain, je retourne aux produits laitiers. Ranger. Ranger et encore ranger. Avant il y avait Walker Texas Ranger.

Maintenant il y a Cedric Yukon Rangeur.

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Yukon prends pas tout.

Par , 25 mars 2009 6 h 10 min

Il est beau ce titre la hein ? Dans la lignée des autres. Patrimoine génétique, héritage culturel… Tout ce que vous voulez mais ne m’incriminez pas si vous n’êtes pas satisfaits de mes entêtes.

Si vous venez ici, c’est que vous le valez bien après tout. Je t’aime ô mon beau lectorat qui a battu hier le record de fréquentation quotidien de ce lieu. 58 visites. Mon (notre ?) Everest blogesque. A ce rythme-la, on fera bientôt le tour du monde ensemble.

Bon, fin des louanges. Revenons à nos quadrupèdes bêlants à blanche toison. Ceux-là mêmes qui nous donnent de si bons fromages, si spécifiques à notre cher pays…  Ces mêmes fromages hors de prix ici. Je suis en manque. Je tourne en rond dans l’appart’ en grognant. Et quand je me balade au supermarché, je pousse le hurlement barbare du primate grognon devant le rayon laitier.

Camembert, pyrénées, morbier.
Vous me manquez.

Roquefort, bleu, raclette.
C’est pas de la moquette.

Gouda, mimolette, tomme
J’en veux des tonnes.

Vous comprendrez ma douleur. Mon état de désespoir avancé. Quand j’écoute le “composteur des lilas”, j’pense à du gruyère. Avec des trous. Du coup, pour combler mes envies, je me rabats sur le cheddar. Et lui, il prend cher. Du paquet de 8, je suis passé à 48. Je l’accomode à toutes les sauces. Partout. Des patates aux nouilles. Passe partout le cheddar.

(Sylvie, si tu lis ces lignes, pense à moi, pense à moi aaaaaaahaaaaa)

Autrement, sur des plans beaucoup plus prosaïques… Entretien fort enrichissant à l’annexe du Tourisme du Yukon. Plein de papiers récupérés, des demandes de financement, des contacts… Je me donne une ou deux semaines pour boucler le dossier et le soumettre au responsable du coin.

Dépôt de Cv, encore et toujours. J’élargis le cercle de mes recherches aux Hôtels et magasins divers. Résultats attendus dans les jours prochains.

Ce soir, grand évènement qui fera causer dans les chaumières. Virgie m’a expliqué (mais ne le savais-je pas déjà ? Je ne pense pas) le principe du truc du machin chouette sur le four qui fait que la température est autogérée par un refroidissement latéral du circuit alternatif bimodulaire compensé par un bidule ultra… Bref.

Je m’étonnais que le four semble éteint alors qu’un sublime gratin de macaronis (Ehhhh Macaronis !) cuisait. En fait, c’était une ruse du ladit four car il était trop chaud. La preuve, le voyant s’est rallumé après. Ebahi je fus. Pauv’ paspeurdexpliquercommentmarchentlesthermostatsdefour. Des fois, elle doit se demander dans quel monde je vis.

Ceci étant dit. Je ne vois guère plus de choses à vous raconter. Ah si. J’ai acheté une cafetière. A 5 dollars cinquante. Donc tous les matins, je serais tranquille. Très tranquille. Plus de lavasse bouillante.

Du vrai café.

Du pur café…

Canadien…

(Sylvie… Ajoute du Carte Noire à ma commande…)

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