Karamea

Par , 3 février 2012 23 h 39 min

Je suis planque a Karamea, au fin fond de l’ile du Nord, apres une journee de dix heures de voyage, de douze voitures et d’un poussage de ma chance dans ses ultimes limites a certains moments, vu les endroits paumes ou j’attendais.

Bref, tout ca pour dire que j’ai du détourner un satellite, kidnapper le patron des telecoms locaux et prendre en otage l’ordi de l’auberge pour écrire ce truc et que donc ca va etre un tantinet complique de donner des nouvelles fraiches pendant les prochains jours.

A bientot donc !

 

 

Share

Clichés d’ici

commentaires Commentaires fermés
Par , 31 janvier 2012 9 h 19 min

C’est une auberge sans réelle classe, une de celles dont on croise le même modèle, cent, mille fois peut être au détour des pays traversés, comme ces motels photocopiés les uns sur les autres et qui s’étendent à perte de vue le long des highways américaines.

Une fois le bureau franchi, une fois les formalités d’accueil dument remplies et accréditées par les charmants Cerbères locaux, le voyageur fatigué de son long voyage se voit remettre l’éternel sésame: la clé de la chambre où il pourra sans vergogne reposer son corps meutri par les kilomètres accumulés.

La chambre elle-même n’a aucun intérêt: c’est un quelconque placard à dormir, doté de deux lits superposés, avec tout juste l’espace nécessaire pour entreposer les amoncellements de bagages, sacs à dos et autres pochettes qui ne manquent jamais de s’entasser dans le plus absolu des désordres.

Comme d’habitude, les murs sont peints d’une couleur neutre, sans fantaisie, sans risque. L’ensemble en lui-même est chaleureux mais ne déparerait pas dans un quelconque service hospitalier.

La fenêtre, dotée de quatre battants, s’ouvre sur une arrière cour où se reposent trois chaises et un barbecue, encadrés par deux parasols à moitié cassés.

La faune de l’hôtel est assez disparate: une famille, des jeunes, des anglais, des bourrés et des pas bourrés, quelques allemands, un écossais de passage, une charmante blondinette et des mecs à lunettes, planifiant les voyages à venir.

Pendant que j’écris ces lignes, deux demoiselles attendent, assises le long du mur, de pouvoir accéder aux ordinateurs  et à l’internet gratuit..

Au dessus d’elles, un vaste puzzle constitué de réclames publicitaires vantant les activités du coin, « New Zealand Most Awesome Tandem Skydive », «  From the mountain to the sea », «  Welcome to our slice of paradise » et autres « South Westland Horse Trek ».

A leur gauche, directement peint sur le mur, une petite touche de fantaisie avec une carte du pays réalisée de façon enfantine, avec moults renforts de petits bonhommes, de drapeaux et d’animaux probablement imaginaires (comme les Kiwis, par exemple).

Devant cette carte, et assise sur la seule chaise disponible de l’endroit, je discerne le dos d’une autre jeune femme, aux cheveux longs, tombant sur les épaules, une bière posée à côté d’elle, regardant quasi-fixement un jeu de puissance 4 arrivé ici sait-on comment.

Doucement ce soir, chacun regagnera sa chambre une fois l’heure venue, le DVD regardé, les boissons bues et les joints fumés.

Le bruit s’atténuera et viendra le silence, seulement entrecoupé par les sons de la nuit.

Ce sera une nuit de plus passée loin de chez soi, une nuit de plus à rêver, une nuit de plus à insomnier, une nuit de plus à…

Share

Brut de décoffrage

Par , 29 janvier 2012 8 h 34 min

Wanaka, le 29 janvier de l’an de grâce 2012

Encore une journée de voyage dans l’Otago, dans cette région qui me voit vadrouiller depuis maintenant 3 mois au travers des fermes et des auberges, sans savoir où mes pas me mènent.

Si le voyage aller fut une longue agonie, déjà contée de par ici, j’ai eu l’impression aujourd’hui que la main d’Hermes s’est posée sur moi, tellement ce fut facile et rapide de me faire embarquer par les véhicules.

Aurais-je dégagé un quelconque charme spécial ? Paraissais-je de bonne compagnie ? Fut-ce donc mon drapeau qui attira aussi bien l’attention que les intentions ? Ou bien était-ce la fête nationale des autostoppeurs, avec pour objectif pour chaque automobiliste d’en transporter quelques uns ?

Mon voyage a été inauguré par un Kiwi fort bavard puis par un couple de suisses, poursuivi par une famille avec ses deux enfants et enfin achevé par un charmant koweitien étudiant à Dunedin.

A chacun de ses lifts, je n’ai qu’à poser sur la voiture arrivant un regard venu du plus profond de mon âme, déchirant la carrosserie et atteignant le conducteur en plein coeur. Je semblais communiquer au-delà de l’enveloppe charnele, directement d’esprit à esprit, en mode Wifi cérébral.

Pour preuve, alors que je patientais depuis 3 minutes au large de Crownwell, j’ai décidé, en voyant un bolide arriver, que ce serait celui-ci qui me prendrait et non pas un autre.

Et que croyez-vous donc qu’il arriva ? Ce fut ce char qui s’arrêta !

L'arrêt décisif

Au-dessus de ces considérations métaphysiques, force m’est de constater que mon compréhension du patois local a enfin atteint le niveau souhaité, sans même que je m’en fusse rendu compte. A force de baigner dans un environnement uniquement anglophone, à force de tenter d’esquiver les coins trop francophones, mon anglais s’est affûté d’une façon fort remarquable, qui parvient même à m’attirer des compliments de la part des rudes travailleurs agricoles, pourtant peu porté sur la flatterie, surtout envers les français de voyage.

Il m’a été demandé de par ailleurs  par un charmant Dal’ de passage, quelle pouvait bien être  la signification de cet étrange drapeau érablé dont mon sac à dos se trouve affublé et si cela sous-entendait que je reniais quelque part mes chères racines hexagonales ?

Que nenni, que nenni !

Il faut savoir que la Nouvelle Zélande est le paradis du HitchHiking et que la demande est bien souvent plus élevée que l’offre.

Ainsi, pour me dégager des masses laborieuses et peu originales, j’ai eu l’idée un tantinet saugrenue d’accrocher sur mon dear backpack ce beau drapeau visible de loin, me démarquant ainsi des autres, des pas beaux, des poilus et des puants.

De plus, cela me donne des occasions de pratiquer un humour quelque peu douteux  puisque, lorsqu’on me demande si je suis canadien, je ne trouve rien de mieux à répondre que « Non, je suis chinois » (ou autre nationalité dont la pensée me vient à l’esprit).

Ironie, ironie puisqu’avant d’être français, canadien ou même néozélandais, je ne suis que ce que je prétends être: un simple Cedric errant, citoyen du monde et habitant de la Terre !

Share

Carnet de route

Par , 28 janvier 2012 8 h 15 min

Votre mission, si vous l’acceptez, sera de parcourir le chemin reliant Wanaka à Te Anau sans bourse délier en utilisant au maximum les ressources locales, favorisant se faisant les rencontres et l’immersion dans un milieu purement anglophone (ou germanophone, c’est selon).

Vous passerez obligatoirement par Queenstown, Athol et Mossburn, sans aucun autre chemin possible.

Si vous veniez à être baladé dans un endroit imprévu, nous nierons avoir connaissance de vos activités.

Ce message ne s’autodétruira pas.

Wanaka. Le nom sonne océanien et évoque des idées de rugby, de Maoris et de montagnes. La petite soeur de Queenstown m’a accueilli 4 nuits, dans son atmosphère démentiellement mortelle une fois la nuit tombée, dans la chaleur crade d’un été sans pluie, sous les auspices hypocrites de l’exploitation outrancière des Workers for accomodation, devant récurer sans jamais faillir les amoncellements de merde déposés là par les touristes enivrés.

Je pars pour Te Anau, là où j’aurais pu, où j’aurais du aller 15 jours auparavant mais dont je me suis éloigné pour une de ces raisons stupides appelée bassement Connerie, Tourisme, Vacances.

Posté en bord de route, c’est un tapissier qui s’arrête en premier et me donne un lift de 3 kilomètres pour me déposer en dehors de la ville, à un croisement poussiéreux où convergent les routes et les destins, certains allant vers l’ouest, d’autres vers le sud. Je prends pour ma part la voie du bas, repoussant à plus tard l’appel Légolasien de l’Amer.

 

Arrêt 1

Quinze minutes passant, c’est un charpentier en goguette et tout de salopette vêtu qui m’embarque dans sa camionnette à destination de Crowmwell la déserte. Nous devisons de la bonne marche du monde, des concours de chiens de berger et des perspectives de sa journée de travail dont la fatigue à venir se lit déjà dans son regard, teinté d’un voile opaque dont je ne sais pas trop s’il est du aux effluves de ses produits ou à une surconsommation de substances prohibées.

Arrêt 2

Vite déposé sur le parking d’un marché pas super, hanté par des cohortes de touristes nippons, j’observe et j’attends, patiemment posté le long de la Highway, qu’une voiture daigne s’arrêter pour que je continue ma quête intérieure, ma randonnée intime, mon chemin de Croa, comme disent les grenouilles.

Après une grosse quarantaine de minutes, c’est un Alpha sans roméo qui m’alpague et nous casent, moi et mes sacs, dans une petite voiture déjà remplie de deux charmantes asiatiques, malaisiennes de leur état. L’Alpha en question s’avérant être un collègue de la Verte Erin, notre discussion s’engage vite sur le pays, le voyage, la vie. Nos amies bridées nous regarde d’un air goguenard, mi-moqueur et mi-sérieux, tout en s’échangeant de temps à autre une bordée de mots incompréhensibles pour nous autres (mais qui s’avéreront être, après explications, des détails sur le paysage nous entourant).

Arrêt 3

Lâché à Queenstown selon mes désirs, dans cette ville où l’argent règne en roi, Dallas de l’Otago, et où le tourisme fait office de Derrick à Dollars, je me dépêche de m’enfuir, effrayé par les suceuses de flouzes que sont les réclames publicitaires, prêtes à me faire dégorger jusqu’à la dernière petite goutte de semence financière pour un simple envol au premier ciel ou un chute élastique au fond d’un abime.

Arrêt 4

Alors que je pensais être pris dans la minute comme à ma dernière tentative, c’est ce coup-ci une heure que j’attends, recouvert de la poussière soulevée au gré des roues, balayé par le vent des poids-lourd et maltraité par mon égo, me demandant si ma face hirsute d’homme chevelu et barbu fait peur aux Al Locaux des Tavernes locales.

Arrêt 5

C’est de facto une charmante quinquagénaire pas bulgare qui m’a recueilli alors que je commencer à sombrer dans la dépression du voyageur bloqué. Et il s’est avéré que cette vigoureuse pré-retraité, ancienne fermière de son état, a parcouru lors de sa jeunesse, au siècle précédent, les routes bitumées du Yukon et de l’Alaska à la tête d’un convoi d’une quarantaine de RV, chose dont je me suis extasié à voix haute et honni dans ma tête. Plus fort encore, elle a reproduit le même schéma ici-même, faisant se rallier à Auckland une folle bande de tracteurs amenés tout droit depuis Invercargil et ayant voyagé ainsi à travers les deux iles.

Heureux de la rencontre, c’est pimpant que je me retrouve buvant un café à 5 Rivers, dans la dernière ligne droite avant Te Anau.. Seul souci: les nuages accumulés, non pas au dessus de ma tête, mais bel et bien dans le ciel soudain ténébreux d’HobbitLand et ayant décidé brusquement de déverser leur trop plein de liquide au moment exact de ma sortie du lieu.

Maudissant et jurant de plus belle, dressant un point vengeur et insultant Taranis comme le Gaulois moyen, mon salut est venu de l’absolument pas gironde serveuse qui m’a proposé fort galamment, au sortir de sa journée de turbin, de m’amener jusque Mossburn d’où les probabilités de trouver un lift et un shelter étaient acceptables.

Arrivé au lieu idoine, sous la pire averse subie en 5 mois, c’est en courant que je me réfugie dans ce qui ressemble très vaguement à un arrêt de bus, profitant des 3m² sec pour poser mon foutoir et tenter de faire s’arrêter une voiture sans me mouiller (c’est le cas de le dire).

Arrêt 6

A mon grand étonnement, l’attente fut aussi courte qu’un zigouigoui de palmipède et ce fut avec une joie non-bornée que je pris place dans un espace encore plus exigü que ma cachette précédente, sur la banquette arrière d’un truc ayant probablement fait le tour du monde quinze fois, dépourvu de la moindre amélioration technologique mais présentant l’immense avantage de rouler plutôt vite et d’être conduit par une délicieuse institutrice d’Invercargil accompagnée de sa sympathique Mama.

C’est donc après 7 heures et quelques minutes que je suis – enfin – arrivé dans mon auberge de Te Anau, accueilli dans ma chambre par une bande de soiffards irlandais dont la consommation individuelle de bière aurait fait peur à un clandé au temps de la Prohibition.

Mais pour cela et bien plus encore, ce sera pour la prochaine fois !

Share

If you wanna quoi ?

Par , 25 janvier 2012 9 h 41 min

You wannaka !

Bien sur que cette blague est drôle, je ne vous permets même pas de vous poser la question, vous sentant venir de bien loin, bande de petits lecteurs indiscrets.

Je vous fais grâce de par avance du récit des mes escalades du coin, sachant que j’ai gravi des pentes d’au moins 90 degrés pendant 3 heures pour pouvoir profiter du délicieux panorama local et obtenir des photos à peu près aussi jolies que celle-ci:

Gné bô

Vous remarquerez que les paysages des alentours sont constitués pour 99% de montagnes et de lacs et que ceux-ci sont agencés d’une façon à faire rugir l’âme du premier poète venu.

Pour ceux qui auraient envie de faire la même randonnée, bien verticale et casseuse de chaussures, ça se passe de par ici (et ça s’appelle Roy Peak).

Cela étant dit, écrit et certifié et tandis que je me vois ma chambre se faire envahir par un drakkar de suédois (notez bien le masculin de la chose), je me bouge dès demain sur Te Anau et Milford Sound, histoire de faire un peu le touriste et de profiter du pays.

Pour conclure, je vous annonce que je suis le nouveau détenteur du tournoi de Killer Pool du Base de Wanaka, titre remporté hier soir et qui m’a vu gagné 30 dollars de consommations que j’ai aimablement partagé avec de girondes canadiennes (et de gironds brésiliens aussi).

A tantôt !

Share

Une auberge In

Par , 23 janvier 2012 10 h 42 min

Me sentant d’humeur jardinière, comme le montre le petit titre ci-dessus, je m’interroge pour savoir sur quel cimetière indien/maori/aborigène a bien pu être bâti l’auberge où je squatte en ce moment du côté de Wanaka, vu le merdier que c’est depuis hier.

Tout d’abord, aucun souci à l’arrivée et je récupère pour 3 nuits une charmante chambre dont le numéro n’est autre que le 111 et dont je suis le seul locataire.. Je m’aventure ensuite dans la ville, fort sympathique, avec un beau lac et tout le tralalala.

C’est en allant dans la cuisine que le doute s’est légèrement immiscé, petit à petit et devenant vraiment moins petit au fur et à mesure de mon avancée dans ce milieu hostile: des hordes de jeunes se massant autour de quelques plaques noircies et jonchées de dizaines d’allumettes éteintes, des frigos dont les portes ne ferment pas (ou plus) et une bataille rangée pour pouvoir profiter du sel et du poivre cachés par un petit plaisantin (et dont j’apprendrais plus tard qu’ils n’étaient nullement destinés à être partagés…).

Après avoir bravement réussi à mener à bien mon opération Spaghettis and co, je suis descendu au bar, ai bu deux bières, fini 5ème du tournoi de billard local avant de remonter dans la douce solitude de ma chambre.

Que nenni, que nenni !

Celle-ci avait été, en mon absence, envahie par une horde de Huns malodorants dont les affaires dispersées un peu partout ont instantanément agresser mes capacités olfactives: les pauv’ jeunes gens revenaient de 4 jours de Trek et ne s’étaient pas lavés depuis… l’Antiquité, au moins !

Après une courte nuit passée essentiellement en apnée, j’ai retrouvé ma quiètude et mon repos vu que la Horde est partie empester une autre auberge et c’est avec un bonheur non dissimulé que j’ai comaté jusque midi avant d’aller bouffer des frites au fromage en guise de petit déjeuner (détail essentiel non ?)

Une ascension de Mount Iron plus tard et un beau détour de 5 bornes non programmé, je retourne gentiment dans l’Antre pour trouver, ce coup-ci, deux hollandaises d’une vingtaine d’années endormies sur les lits, avec une magnifique corde à linge pendue au milieu de la pièce et sur laquelle repose moult vêtements typiquement féminins ( des calecons, pour les esprits mal placés).

J’aurais pu croire que tout irait bien et que l’histoire s’arrêterait là.

Mais non ! Alors que j’écris ces lignes, ces deux charmantes demoiselles ont ramené dans la chambre 3 adolescents probablement allemands (ou assimilés), qui semblent vouloir établir des contacts corporels très rapprochés ce soir mais dont je sens qu’ils ne vont pas aller loin: l’un a oublié que la Tektonik n’existait plus, l’autre est appuyé sur le lit desdites demoiselles avec la gueule d’un hamster dépressif et le dernier n’arrive à décrocher son regard qui semble rivé sur les appâts mammaires de Marieke (je viens de la baptiser ainsi).

Bref, ça boit, ça borborygme à en crever et je sens que je vais dégager tout ce gentil monde dans pas plus tard que pas longtemps, vu que je me suis programmé 6 heures de randonnée demain et que ce n’est pas un complot germano-hollandais qui va m’en priver !

PS: J’ai aussi pété mes belles lunettes de soleil en fermant la fenêtre. Maudit je vous dit !

Share

Dix trucs cools, dix trucs pas cools

Par , 21 janvier 2012 6 h 33 min

Petit top des machins chouettes et des machins pas chouettes de ce côté-ci du monde

Gné cool:

1) La facilité à voyager dans tous les sens en faisant du hitchhiking.

2) Le nombre de fermes disponibles via le HelpX ou le Woofing.

3) La nature omniprésente dans tous les les sens.

4) Une faune sympathique sans aucune bestiole venimeuse.

5) La meilleure capitale du monde: Wellington

6) Douze façons différente de faire le café.

7) La Summit: ça vaut au moins une Yukon Red.

8) La gentillesse généralisée des gens.

9) Le temps pris pour vivre, loin de la furie nationale.

10) Les pingouins aux yeux jaunes !

Gné pôkool :

1) La crise de l’emploi pour les WHVers.

2) Un accent un peu surprenant des fois.

3) Le prix abusé de certaines randonnées en NP (Milford, Stewart)

4) Les hordes d’allemands.

5) Rouler à gauche.

6) Le prix du glouglou (mais des fois seulement)

7) L’internet hors de prix.

8) La baisse du nombre de moutons par habitant.

9) Ceux qui confondent Helper et Worker (qui a dit Auberge ?)

10) Les boulets qui embêtent les pingouins aux yeux jaunes.

Share

Pas d’opticien à Athol

Par , 20 janvier 2012 8 h 40 min

Il était obligatoire que je cassasse ce triste jeu de mots en ouverture de ce post, histoire de ne pas déroger à la tradition bien connue de par ici.

Ceci étant fait, et bien fait, il se trouve que par le plus grand des miracles depuis la Création, je n’ai quasiment aucune matière pour écrire un fabuleux récit à propos du temps passé à Riverview (le nom du truc où je squatte), étant donné que l’activité locale est comparable à celle d’une moule en phase post-coïtale.

Je bosse le matin de 8.30 à 1.00, avec une pause de temps, utilisant mon capital corporel pour porter des sacs de sable, balayer des feuilles mortes, couper des troncs et construire ce que je pensais être un bac à sable mais qui s’avère être le fondement d’une terrasse dont je ne garantis pas la longévité à long terme.

En parallèle de cette vie professionnelle surdéveloppée, je me suis fait embarquer hier soir dans une excursion vers le seul pub dans un rayon de 20 bornes – à Garston – pour ce qui fut une plongée dans la Nouvelle Zélande rurale, avec une faune composée d’ouvriers agricoles suintant la testostérone, tous tatoués de haut en bas, barbus et musclés, se jaugeant du regard, se broyant les doigts à la moindre poignée de main et parlant avec un accent surement pas entendu depuis les errances d’Alexandre le Grand himself.

Je programme toujours aussi peu mon itinéraire à venir, ayant une vague envie d’aller voir à quoi peut bien ressembler Wanaka tout en demandant si je dois aller du côté de Lumsden bosser (pour de vrai) dans une exploitation agricole dédiée à la vache laitière (a dairy farm), idée qui m’enthousiasme autant que d’aller désanusser des porcs dans un abattoir québécois.

Alors que cela fait maintenant 5 mois que je suis ici, j’envisage de commencer bientôt ma remontée vers le nord (de l’ile du sud), dès que j’aurais vu Milford/Te Anau et risqué ma vie à quelques activités physiques intéressantes (Skydiving ? Bungey Jumpping ?).

Pour conclure et respecter une autre tradition d’ici, je souhaite à mon WHV un très bel anniversaire !

PS: Avec moult retard, les photos des Catlins dans la sempiternelle même section super éponyme.

 

Share

Athol ou à cri

Par , 18 janvier 2012 6 h 33 min

Perdu dans l’immensité des montagnes, le charmant bled d’Athol, constitué de deux cafés, d’un magasin de pêche et d’une caserne de pompiers est probablement l’endroit le plus improbable où j’ai pu mettre les pieds depuis trois mois.

En effet, qu’est ce qui a bien pu me pousser à accepter l’offre faite par l’HelpX local d’aller bosser chez eux pour quelques deux semaines ? Pourquoi ai-accepté ce contrat démoniaque qui semblait si attractif ?

Il est vrai que me contacter en chantant mes louanges et en insistant fortement sur le fait que mes talents de bucheron étaient urgemment requis est probablement le meilleur moyen de me voir débarquer dans la minute, surtout quand je suis bloqué dans Queenstown la démoniaque, l’expensive, la maudite et qui a réussi à me faire claquer une somme indécente en seulement 4 jours.

Toujours est-il que j’en suis donc à mon quatrième jour de par ici et que je ne me suis jamais autant emmerdé dans un HelpX so far. J’en ai effet eu l’insigne et indicible privilège d’exercer depuis lundi un travail hautement qualitatif, absolument passionnant et définitivement ajoutable à mon CV:

  • Ratisseur de feuilles mortes.

Et je peux vous dire que ces satanées feuilles, comme dans la chanson éponyme, se ramassent vraiment à la pelle, à la brouette, à la remorque. Nous n’en voyons pas la fin avec mon rosbeef de collègue, jeune helper qui découvre ici les joies du travail non-rémunéré.

Heureusement, l’accomodation est plutôt acceptable avec un grand bâtiment tout de bois vêtu, une belle cuisine (sans ampoule) et une vue vraiment pas dégueulasse sur le décor environnant. De même, les hôtes, Liz et John, quand ils ne se foutent pas sur la gueule (verbalement parlant), sont de charmants personnages tous les deux sauf un, le John, plus porté sur la bouteille que sur le boulot, parlant avec un accent aberrant et se planquant pour fumer (après XX² années de voyage).

Bref !

Je ne passerai ici qu’une semaine, retournant sur les routes de la NZ et montant probablement vers Wanaka, trimballant avec moi cette solitude grasse qui me colle à la peau, pellicule cutanée dont j’ai le plus grand mal à me débarrasser mais qui est quelque part ma signature et mon envie de vivre, loin des hordes touristiques que j’abhorre et qui sont, de toute façon, vouées aux gémonies éternelles et à la damnation assurée !

 

 

Share

L’an bigu

Par , 14 janvier 2012 0 h 00 min

Bloqué à Queenstown la suceuse de fric, j’attends que le ciel daigne s’éclaircir pour pouvoir m’échapper un peu des pompes à monnaie que sont tous ces magasins, commerces et business à touristes, promettant de vous offrir des merveilles inégalées dans le monde entier.

Ce n’est pas que la ville n’est pas jolie, bien au contraire. Elle dispose d’un certain charme, encastrée au pied d’un lac et entourée de bien belles montagnes ne demandant qu’à être gravies à la première éclaircie.

Par contre, j’ai un poil plus de mal avec les hordes de car et de bus envahissant régulièrement le lieu, dégueulant des flots de portefeuilles sur pattes, caméra autour du cou et parlant tellement de langues que je me surprends à essayer de voir Babel au loin.

Idem avec aussi avec tous ces jeunes germanophiles (sans distinction aucune) venus ici apparemment simplement pour se coller la plus belle race possible, se baladant nu la nuit et coursant les palmipèdes dans un but probablement sodomites.

Queenstown, tant vantée de par toute la Nouvelle Zélande, est comme une pièce de monnaie et se découvre à pile ou face.

D’un côté, tout invite à la nature, à la découverte et au repos de l’âme. De l’autre, voir des jets-boats ou des steamers remplis ras la gueule et envahissant mon espace pictural privé dès que j’aspire à tenter la moindre photo à caractère artistique.

Bref, ce n’est pas encore aujourd’hui et ici que je vais poser mes sacs et aspirer à la détente et au repos (que je ne recherche absolument pas de par ailleurs…), tout ce fut le cas dans les riantes bourgades de Dunedin ou d’Invercargil.

Faisant fi de tout ça, je repars dès demain couper du bois et réparer des clôtures du côté d’Athol, à une heure au sud d’ici-même pour ce qui sera mon 8ème HelpX so far avant d’aller jeter un oeil à Milford Soud/Te Anau et de commencer tout doucement ma remontée vers le Nord et de réfléchir à la suite à donner à ce WHV néozélandais qui entame son sixième mois !

 

Share

Panorama Theme by ** PLEASE DESCRIBE THIS IMAGE **

© 2011 Voyage Yukon !. Tout droits réservés.