If you wanna quoi ?

Par , 25 janvier 2012 9 h 41 min

You wannaka !

Bien sur que cette blague est drôle, je ne vous permets même pas de vous poser la question, vous sentant venir de bien loin, bande de petits lecteurs indiscrets.

Je vous fais grâce de par avance du récit des mes escalades du coin, sachant que j’ai gravi des pentes d’au moins 90 degrés pendant 3 heures pour pouvoir profiter du délicieux panorama local et obtenir des photos à peu près aussi jolies que celle-ci:

Gné bô

Vous remarquerez que les paysages des alentours sont constitués pour 99% de montagnes et de lacs et que ceux-ci sont agencés d’une façon à faire rugir l’âme du premier poète venu.

Pour ceux qui auraient envie de faire la même randonnée, bien verticale et casseuse de chaussures, ça se passe de par ici (et ça s’appelle Roy Peak).

Cela étant dit, écrit et certifié et tandis que je me vois ma chambre se faire envahir par un drakkar de suédois (notez bien le masculin de la chose), je me bouge dès demain sur Te Anau et Milford Sound, histoire de faire un peu le touriste et de profiter du pays.

Pour conclure, je vous annonce que je suis le nouveau détenteur du tournoi de Killer Pool du Base de Wanaka, titre remporté hier soir et qui m’a vu gagné 30 dollars de consommations que j’ai aimablement partagé avec de girondes canadiennes (et de gironds brésiliens aussi).

A tantôt !

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Une auberge In

Par , 23 janvier 2012 10 h 42 min

Me sentant d’humeur jardinière, comme le montre le petit titre ci-dessus, je m’interroge pour savoir sur quel cimetière indien/maori/aborigène a bien pu être bâti l’auberge où je squatte en ce moment du côté de Wanaka, vu le merdier que c’est depuis hier.

Tout d’abord, aucun souci à l’arrivée et je récupère pour 3 nuits une charmante chambre dont le numéro n’est autre que le 111 et dont je suis le seul locataire.. Je m’aventure ensuite dans la ville, fort sympathique, avec un beau lac et tout le tralalala.

C’est en allant dans la cuisine que le doute s’est légèrement immiscé, petit à petit et devenant vraiment moins petit au fur et à mesure de mon avancée dans ce milieu hostile: des hordes de jeunes se massant autour de quelques plaques noircies et jonchées de dizaines d’allumettes éteintes, des frigos dont les portes ne ferment pas (ou plus) et une bataille rangée pour pouvoir profiter du sel et du poivre cachés par un petit plaisantin (et dont j’apprendrais plus tard qu’ils n’étaient nullement destinés à être partagés…).

Après avoir bravement réussi à mener à bien mon opération Spaghettis and co, je suis descendu au bar, ai bu deux bières, fini 5ème du tournoi de billard local avant de remonter dans la douce solitude de ma chambre.

Que nenni, que nenni !

Celle-ci avait été, en mon absence, envahie par une horde de Huns malodorants dont les affaires dispersées un peu partout ont instantanément agresser mes capacités olfactives: les pauv’ jeunes gens revenaient de 4 jours de Trek et ne s’étaient pas lavés depuis… l’Antiquité, au moins !

Après une courte nuit passée essentiellement en apnée, j’ai retrouvé ma quiètude et mon repos vu que la Horde est partie empester une autre auberge et c’est avec un bonheur non dissimulé que j’ai comaté jusque midi avant d’aller bouffer des frites au fromage en guise de petit déjeuner (détail essentiel non ?)

Une ascension de Mount Iron plus tard et un beau détour de 5 bornes non programmé, je retourne gentiment dans l’Antre pour trouver, ce coup-ci, deux hollandaises d’une vingtaine d’années endormies sur les lits, avec une magnifique corde à linge pendue au milieu de la pièce et sur laquelle repose moult vêtements typiquement féminins ( des calecons, pour les esprits mal placés).

J’aurais pu croire que tout irait bien et que l’histoire s’arrêterait là.

Mais non ! Alors que j’écris ces lignes, ces deux charmantes demoiselles ont ramené dans la chambre 3 adolescents probablement allemands (ou assimilés), qui semblent vouloir établir des contacts corporels très rapprochés ce soir mais dont je sens qu’ils ne vont pas aller loin: l’un a oublié que la Tektonik n’existait plus, l’autre est appuyé sur le lit desdites demoiselles avec la gueule d’un hamster dépressif et le dernier n’arrive à décrocher son regard qui semble rivé sur les appâts mammaires de Marieke (je viens de la baptiser ainsi).

Bref, ça boit, ça borborygme à en crever et je sens que je vais dégager tout ce gentil monde dans pas plus tard que pas longtemps, vu que je me suis programmé 6 heures de randonnée demain et que ce n’est pas un complot germano-hollandais qui va m’en priver !

PS: J’ai aussi pété mes belles lunettes de soleil en fermant la fenêtre. Maudit je vous dit !

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Dix trucs cools, dix trucs pas cools

Par , 21 janvier 2012 6 h 33 min

Petit top des machins chouettes et des machins pas chouettes de ce côté-ci du monde

Gné cool:

1) La facilité à voyager dans tous les sens en faisant du hitchhiking.

2) Le nombre de fermes disponibles via le HelpX ou le Woofing.

3) La nature omniprésente dans tous les les sens.

4) Une faune sympathique sans aucune bestiole venimeuse.

5) La meilleure capitale du monde: Wellington

6) Douze façons différente de faire le café.

7) La Summit: ça vaut au moins une Yukon Red.

8) La gentillesse généralisée des gens.

9) Le temps pris pour vivre, loin de la furie nationale.

10) Les pingouins aux yeux jaunes !

Gné pôkool :

1) La crise de l’emploi pour les WHVers.

2) Un accent un peu surprenant des fois.

3) Le prix abusé de certaines randonnées en NP (Milford, Stewart)

4) Les hordes d’allemands.

5) Rouler à gauche.

6) Le prix du glouglou (mais des fois seulement)

7) L’internet hors de prix.

8) La baisse du nombre de moutons par habitant.

9) Ceux qui confondent Helper et Worker (qui a dit Auberge ?)

10) Les boulets qui embêtent les pingouins aux yeux jaunes.

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Pas d’opticien à Athol

Par , 20 janvier 2012 8 h 40 min

Il était obligatoire que je cassasse ce triste jeu de mots en ouverture de ce post, histoire de ne pas déroger à la tradition bien connue de par ici.

Ceci étant fait, et bien fait, il se trouve que par le plus grand des miracles depuis la Création, je n’ai quasiment aucune matière pour écrire un fabuleux récit à propos du temps passé à Riverview (le nom du truc où je squatte), étant donné que l’activité locale est comparable à celle d’une moule en phase post-coïtale.

Je bosse le matin de 8.30 à 1.00, avec une pause de temps, utilisant mon capital corporel pour porter des sacs de sable, balayer des feuilles mortes, couper des troncs et construire ce que je pensais être un bac à sable mais qui s’avère être le fondement d’une terrasse dont je ne garantis pas la longévité à long terme.

En parallèle de cette vie professionnelle surdéveloppée, je me suis fait embarquer hier soir dans une excursion vers le seul pub dans un rayon de 20 bornes – à Garston – pour ce qui fut une plongée dans la Nouvelle Zélande rurale, avec une faune composée d’ouvriers agricoles suintant la testostérone, tous tatoués de haut en bas, barbus et musclés, se jaugeant du regard, se broyant les doigts à la moindre poignée de main et parlant avec un accent surement pas entendu depuis les errances d’Alexandre le Grand himself.

Je programme toujours aussi peu mon itinéraire à venir, ayant une vague envie d’aller voir à quoi peut bien ressembler Wanaka tout en demandant si je dois aller du côté de Lumsden bosser (pour de vrai) dans une exploitation agricole dédiée à la vache laitière (a dairy farm), idée qui m’enthousiasme autant que d’aller désanusser des porcs dans un abattoir québécois.

Alors que cela fait maintenant 5 mois que je suis ici, j’envisage de commencer bientôt ma remontée vers le nord (de l’ile du sud), dès que j’aurais vu Milford/Te Anau et risqué ma vie à quelques activités physiques intéressantes (Skydiving ? Bungey Jumpping ?).

Pour conclure et respecter une autre tradition d’ici, je souhaite à mon WHV un très bel anniversaire !

PS: Avec moult retard, les photos des Catlins dans la sempiternelle même section super éponyme.

 

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Athol ou à cri

Par , 18 janvier 2012 6 h 33 min

Perdu dans l’immensité des montagnes, le charmant bled d’Athol, constitué de deux cafés, d’un magasin de pêche et d’une caserne de pompiers est probablement l’endroit le plus improbable où j’ai pu mettre les pieds depuis trois mois.

En effet, qu’est ce qui a bien pu me pousser à accepter l’offre faite par l’HelpX local d’aller bosser chez eux pour quelques deux semaines ? Pourquoi ai-accepté ce contrat démoniaque qui semblait si attractif ?

Il est vrai que me contacter en chantant mes louanges et en insistant fortement sur le fait que mes talents de bucheron étaient urgemment requis est probablement le meilleur moyen de me voir débarquer dans la minute, surtout quand je suis bloqué dans Queenstown la démoniaque, l’expensive, la maudite et qui a réussi à me faire claquer une somme indécente en seulement 4 jours.

Toujours est-il que j’en suis donc à mon quatrième jour de par ici et que je ne me suis jamais autant emmerdé dans un HelpX so far. J’en ai effet eu l’insigne et indicible privilège d’exercer depuis lundi un travail hautement qualitatif, absolument passionnant et définitivement ajoutable à mon CV:

  • Ratisseur de feuilles mortes.

Et je peux vous dire que ces satanées feuilles, comme dans la chanson éponyme, se ramassent vraiment à la pelle, à la brouette, à la remorque. Nous n’en voyons pas la fin avec mon rosbeef de collègue, jeune helper qui découvre ici les joies du travail non-rémunéré.

Heureusement, l’accomodation est plutôt acceptable avec un grand bâtiment tout de bois vêtu, une belle cuisine (sans ampoule) et une vue vraiment pas dégueulasse sur le décor environnant. De même, les hôtes, Liz et John, quand ils ne se foutent pas sur la gueule (verbalement parlant), sont de charmants personnages tous les deux sauf un, le John, plus porté sur la bouteille que sur le boulot, parlant avec un accent aberrant et se planquant pour fumer (après XX² années de voyage).

Bref !

Je ne passerai ici qu’une semaine, retournant sur les routes de la NZ et montant probablement vers Wanaka, trimballant avec moi cette solitude grasse qui me colle à la peau, pellicule cutanée dont j’ai le plus grand mal à me débarrasser mais qui est quelque part ma signature et mon envie de vivre, loin des hordes touristiques que j’abhorre et qui sont, de toute façon, vouées aux gémonies éternelles et à la damnation assurée !

 

 

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L’an bigu

Par , 14 janvier 2012 0 h 00 min

Bloqué à Queenstown la suceuse de fric, j’attends que le ciel daigne s’éclaircir pour pouvoir m’échapper un peu des pompes à monnaie que sont tous ces magasins, commerces et business à touristes, promettant de vous offrir des merveilles inégalées dans le monde entier.

Ce n’est pas que la ville n’est pas jolie, bien au contraire. Elle dispose d’un certain charme, encastrée au pied d’un lac et entourée de bien belles montagnes ne demandant qu’à être gravies à la première éclaircie.

Par contre, j’ai un poil plus de mal avec les hordes de car et de bus envahissant régulièrement le lieu, dégueulant des flots de portefeuilles sur pattes, caméra autour du cou et parlant tellement de langues que je me surprends à essayer de voir Babel au loin.

Idem avec aussi avec tous ces jeunes germanophiles (sans distinction aucune) venus ici apparemment simplement pour se coller la plus belle race possible, se baladant nu la nuit et coursant les palmipèdes dans un but probablement sodomites.

Queenstown, tant vantée de par toute la Nouvelle Zélande, est comme une pièce de monnaie et se découvre à pile ou face.

D’un côté, tout invite à la nature, à la découverte et au repos de l’âme. De l’autre, voir des jets-boats ou des steamers remplis ras la gueule et envahissant mon espace pictural privé dès que j’aspire à tenter la moindre photo à caractère artistique.

Bref, ce n’est pas encore aujourd’hui et ici que je vais poser mes sacs et aspirer à la détente et au repos (que je ne recherche absolument pas de par ailleurs…), tout ce fut le cas dans les riantes bourgades de Dunedin ou d’Invercargil.

Faisant fi de tout ça, je repars dès demain couper du bois et réparer des clôtures du côté d’Athol, à une heure au sud d’ici-même pour ce qui sera mon 8ème HelpX so far avant d’aller jeter un oeil à Milford Soud/Te Anau et de commencer tout doucement ma remontée vers le Nord et de réfléchir à la suite à donner à ce WHV néozélandais qui entame son sixième mois !

 

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La solitude de l’autostoppeur

Par , 12 janvier 2012 8 h 32 min

Bloqué au milieu de nulle part dans l’Otago, je scrute désespérément l’horizon rectiligne de la route que je longe, cherchant à apercevoir au loin un quelconque véhicule qui pourrait me sortir du marasme pluvieux dans lequel je me trouve.

Bien souvent, je n’ai à attendre qu’une poignée de minutes avant que ne s’arrête une voiture ou un camion, disposés à m’embarquer pour dix, vingt, cent ou trois cents bornes, selon la destination et l’envie commune.

Ma stratégie est bien rodée: positionné à la sortie du bled, m’assurant d’avoir assez d’espace pour que mon futur conducteur puisse stationner proprement, je dispose bien en vue mon cher sac à dos recouvert de son drapeau canadien, en appui sur le second sac contenant mon stuff technlogique.

Mise en pratique

 

Ensuite, j’arbore un air confiant et dégagé, les lunettes relevées et le sourire aux lèvres, jaugeant du regard tout ce qui s’approche de moi et faisant à chaque fois un petit signe de la main au chauffeur, qu’il se soit arrêté ou non, juste pour montrer aux autres que je suis quelqu’un de gentil, de sociable et indubitablement worth of picking up.

Dans certains cas, je n’ai même pas besoin de me signaler. Il me suffit juste de rester l’air pensif et triste auprès de mon sac tout en jetant de long regards attristés vers le ciel dégagé. A la simple idée qu’un backpacker puisse mourir déshydraté sous le soleil local, bon nombre de personnes s’arrêtent pour éviter le Cédricide inévitable.

Il arrive aussi qu’après deux minutes, je simule des crampes lorsque je tends le bras, gémissant et m’étendant, feignant ainsi d’être en place depuis de longues et douloureuses heures.

Mise en pratique 2

Jusqu’à présent, toutes les rencontres sont heureuses. Que ce soit un chauffeur de camion texan, un dignitaire fidjien, une famille de français ou un simple kiwi, je passe de bons moments à raconter sempiternellement mon discours désormais bien rodé, à raconter mes excursions de ferme en ferme, à expliquer le concept du WHV, à clamer mon amour de la NZ et tout le toutim.

Il arrive par contre parfois que nous n’ayons rien d’autre à nous raconter que des platitudes saisonnières. J’ai ainsi passé deux longues heures à parler de la pêche à la truite dans les rivières du Canterbury avec un jeune sauvageon australien ou bien encore de la sécheresse terrible qui frappe le pays en ce moment-même avec le proprio d’un troupeau de 20 000 têtes.

Parfois cependant, l’aide apportée peut-être pire que celle espérée: je ne compte plus les fois où je me suis retrouvé lâché au plein milieu de nulle part, comme l’a fait cette charmante francophone à la sortie d’Omaru, pensant m’indiquant un spot pépére mais qui m’a en fait amené à un carrefour entre quatre départementales sous-fréquentées et où j’ai glandé une heure et demie avant d’être secouru par deux girondes demoiselles.

Ce fut quasiment la même histoire hier où le sympathique driver allant vers Te Anau m’a déposé sur la Highway to Queenstown alors que tombaient les premières gouttes de pluie depuis 3 semaines. Je n’ai du mon salut qu’à un sympathique berger escorté de son chien et tractant un bateau qui m’a embarqué aussi sec vers le sec.

Toujours est-il qu’au final, j’en suis aujourd’hui à quelques 2600 bornes voyagées dans les voitures d’autrui et que je compte bien battre un jour mon record établi dans les Catlins:

5 voitures, 5 nationalités !

PS:
Agrandir le plan

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Journal des catlins

Par , 4 janvier 2012 9 h 24 min

Petit exercice de style aujourd’hui puisque je vous livre des textes bruts, écrits pendant mon séjour à Surat Bay et que je n’ai pas relu jusqu’ici.

Journal des catlins, Volume XXX

Après mes errances fermières dans l’hospitalier pays du Southland, j’ai pris la décision un peu surprenante de revenir du côté de Dunedin pour Xmas, histoire de ne pas me retrouver bloqué à Torrisdale, endroit bien charmant mais absolument situé dans le trou du cul du monde, chose qu’apprécie hautement Barry, le fermier local et gay de son état (il y a une blague à caractère sexuel dans la dernière phrase…).

Dunedin donc où j’avais déjà eu la chance de rester une dizaine de jours du côté du Ramsey Lodge, sympathique auberge tenue par des backpackers pour des backpackers, où la responsable est anglaise, les helpers japonais et américains et où les réveillons de noël sont placés sous le double signe de l’Allemagne et de la boisson, comme de bien entendu.

Sans revenir en détail sur le déroulement de la soirée, force m’est de constater que les compatriotes de Goethe n’ont pas usurpé leur réputation de gros buveurs. La joyeuse ribambelle présente ce soir-là commençait déjà à être sérieusement entamée lorsque j’ai débarqué et ce fut de mal en pis au fur et à mesure de l’avancée de la soirée. Carburant à des boissons de moins en moins licite, ce fut, sur la fin, une espèce d’orgie assez crade, avec des jeunes teutons ne maitrisant guère plus leurs hormones, cherchant dans les moindres recoins de la pièce quelque chose à picoler et tout en clamant de gutturaux chants à la gloire du Bayer Leverkusen.

J’ai pour ma part abandonné la joute les coups des trois heures et demie et me suis réveillé affublé d’un mal de tête assez démoniaque, du genre de ceux qui vous font tenter de communiquer avec le petit bonhomme qui joue du gong dans votre caboche pour le supplier d’aller taper dans celle du voisin.

Brève fut donc cette journée du 25, dans une Dunedin endormie et envahie par des hordes de touristes du troisième âge, venus probablement évacuer eux aussi leurs excès du soir passé.

Le 26 du mois de décembre fut une journée bien plus passionnante et placée sous le signe ambigu des gémeaux schizophréniques puisqu’elle a allié en l’espace d’une dizaine d’heures shopping en milieu hostile le matin et rando/baignade l’après midi, du côté de Tunnel Bay, ce qui fera l’objet de l’article de demain !

29 décembre 2011

Une nouvelle journée passée dans mon auberge située en bord de mer, avec la vue sur les sealions locaux, aimant à paresser aux soleils pour se reposer de leurs errances maritimes.

Pour la première fois en trois jours, je ne suis pas parti explorer les environs. En effet, le couple de gérants fraichement arrivés ici m’ont demandé de leur donner un coup de main pour déplacer des matériaux de construction. Ils me proposent en parallèle de rester quelques jours de plus avec des nuits offertes en échange de quelques heures de travail quotidien.

Si je n’ai pas encore avalisé ma décision, il faut dire pour autant que l’offre me tente bien. Je ne sais foutrement pas où passer les réjouissances de la saint sylvestre et n’ai plus forcément envie d’atterir comme une bouse à Invercargil pour aller me bourrer la tronche dans un rade local avec une ribambelle d’inconnus à tendance probablement germanophiles.

En parallèle de tout ce bordel, je commence à m’interroger sur la suite à donner à ce voyage. Doi-je squatter encore l’ile du sud quelques mois, voir les coins présumés touristiques ? Dois-je commencer tranquillement à entamer une remontée vers le nord ?

Sachant que mon avion décollera de Wellington fin mars, je n’ai encore rien décidé. Ni sur le fait de rester plus longtemps ni sur la possibilité de repartir en temps prévu.

Je laisse le chemin suivre son cours et n’attends pas trop de savoir où mes pas me guideront tantôt.

En dehors de ces considérations plutôt mystiques, je sens l’habituelle lassitude des fêtes me gagner. J’ai toujours, dans ces moments de fin d’année, une certaine fatigue, sans que je puisse lui attribuer une origine distincte.

Pour ce qui est de la suite du programme, ce sera demain, avec le prochain article, si Dieu le veut !

30 décembre 2011

Toujours planqué dans mon auberge où j’exerce présentement des fonctions de jardinier à temps très partiel ! Armé de ma débrouillardise et de ma débroussailleuse, j’ai passé l’après-midi (enfin deux heures) à couper encore et encore tout ce qui ne ressemblait pas de près ou de loin à une plante ayant sa place dans un jardin d’apparat. Sont passés à la broyeuse un nombre infini de trucs verts piquants/découpants/urticants mais ne faisant pas le poids face à la violence de la technologie moderne.

Sinon, j’ai encore vu des lions de mer, pour la XXXème. Toujours le même je crois. Un gros mâle venant se vautrer comme une vache fatiguée sur la plage, à  n’importe quelle heure du jour (et de la nuit surement) et qui prend un malin plaisir à ramper vers moi dès que je franchis le cercle fatidique des dix mètres de proximité. Ce soir, il s’est même permis de faire un bond (si tant est qu’un phoque-like puisse bondir) d’une taille surprenante pour un si gros bestiau. De même, il semble pourvu d’un système dentaire fort conséquent et qui ne manque pas de me faire reculer dès que sa gueule s’entrouvre dessus.

Après moult délibérations, j’ai décidé, en accord avec mes français de patrons, de lever le camp le 3 janvier au matin, vers une destination qui s’appelle Inconnue et pour une durée pas loin d’indéfinie. Reste à savoir où mes pas vont me mener:

Invercargil
Stewart Island
Une nouvelle ferme
Wanaka
Queenstown

Je n’en sais toujours foutrement rien et comme d’habitude, c’est exactement cela que je recherche !

3 janvier 2012 – Catlins, Surat Bay Lodger

Fin de ma période de jardinage du côté de ma baie paumée au milieu de nulle part, avec ce couple de français fraichement émigrés dans ce coin de paradis situé au sud du sud et probablement le plus éloigné possible de l’amère patrie natale.

Le 31 décembre a été une soirée assez délicieuse, bien loin des clichés nationaux habituels: foin de réveillon et de cotillons mais bel et bien un barbecue partagé en une aimable compagnie constituée des inhabituels égarés: une famille de néo calédoniens (dont deux gamins charmants, avec un Pitchoune Like), un israelien tout droit sorti du service militaire, une instit’ suisse de 27 ans, indubitablement gironde et charmante, mes deux hôtes et donc moi-même.

Nous buvâmes moult liqueurs alcoolisées, refîmes le monde à maintes reprises et ne nous arrêtâmes de déblatérer que vers les deux heures et demies du matin, alors que la planète entière commençait à peine à entamer les célébrations rituelles.

J’ai donc passé ici une pleine semaine imprévue, ai vu plein de wildlife (pingouins et autres sealions), exercé de glorieuses fonctions de jardinier et me prépare maintenant à entamer la suite de l’aventure, sans pour autant savoir, comme d’habitude, de quoi demain sera fait !

Je vous laisse donc jusqu’au prochain épisode, qui ne saurait tarder à venir car il se pourrait que la prochaine destination soit pour le moins… exotique !

C’était Cedric, pour le Journal des Catlins, texte surement jamais publié mais écrit quelque part dans une auberge géniale, sise au milieu de nulle part et pourvue d’une merveilleuse cheminée et d’un feu de bois, en plein été.

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Une année en douze photos

Par , 3 janvier 2012 10 h 47 min

Une année en douze mois et douze photos… pour mieux débuter 2012 !

Janvier

La Maurienne

Février

Un bureau d'amour

Mars

Gné bô

Avril

Le centre en couleur

Mai

Ca coule de source

Juin

Clermont Ferrant un dimanche matin

Juillet

Lisse Land

Août

C'est écrit.

Septembre

Wellington mi amor

Octobre

Champions du monde !

Novembre

De bèhles bêtes.

Décembre

Koitavutoa ?

 

 

 

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Bonne année le monde

Par , 30 décembre 2011 0 h 22 min

J’avais prévu de rédiger un bel article bien comme il faut mais je me retrouve piégé par une connexion foireuse dans mon coin des Catlins où je squatte présentement.

Il faudra donc attendre quelques jours de plus, que je me sois évadé de mon paradis de Surat Bay, avec sa mer, ses Sea lions et ses couchers de soleil pour que je vous en dise plus.

En attendant, une bonne et heureuse année 2012 à tous les égarés de passage ici !

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