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Aventures Yukonaises

Bien le bonsoir à l’intégralité de mon fidèle et hautement estimable lectorat. Fin de la période de disette sur le blog avec le compte rendu des trois dernières journées, hautement actives et instructives.

De jeudi à samedi soir, récit exhaustif.

Jeudi donc, départ de Virgie pour Dosaune, histoire de bénévoler avec les toutous de la Yukon Quest. Seul comme un hibou sur sa branche, je fais concurrence et pars bénévoler moi aussi chez les locaux. Comprenez que je m’inscrit sur les listes pour le Volunteer Work du Rendez Vous Festival. Je passe voir l’ami Bruno, m’assure qu’il peut toujours me loger le lendemain soir et enregistre un rendez-vous pour le soir même, pour regarder un match des Habs au Golden Rush. J’y vais, tout joyeux, rencontre plein de monde bien sympa, parle (trop, mais beaucoup trop) français, tchatche avec un couple belgo-québecois en instance de départ, m’inscrit officiellement au Club de foot local (ils ont des maillots de Lyon en vente… ô rage.) et bois des bières. Je rentre tranquillement vers dix heures.

Vendredi matin dans la vie sauvage. Il neige. Sans vent, soit, mais il neige. Mon portable sous le bras, mon sac sur le dos, et un Johny yukonais à mes côtés. Ce charmant monsieur est un mec un peu fou, qui revient à WH voir ses gamins et divorcer de sa femme (après quinze de mariage… Ca doit être un seuil critique. Je dis ça mais je dis rien.). Je repasse voir Bruno, fonce chez lui à l’autre bout de WH, croise sa colocataire et laisse mes affaires chez lui. Après ses courtes formalités et ayant perdu mon Johny, je vais donc bénévoler avec les bucherons du coin. On m’accueille avec le sourire et on m’envoie faire du snow fancing. Autrement dit, du cloturage. J’ai cloturé pendant trois heures tout ce qui était cloturable avec des papys locaux. Et j’ai bien rigolé. Ils sont cools les papys du coin. Après, j’ai été transféré au portage de gros trucs. Et quand je dis gros, c’est pas une blage. Deux cents kilos à trois. On a souffert. Mais on l’a fait. La suite se passe dans le coin réservé aux bénévoles. J’ai dépouillé leur stock alimentaire. Et j’ai piqué un calendrier de l’armée canadienne (c’est le centenaire de l’aviation militaire canadienne. Promis Papa, je garde le calendrier pour toi… Y a même un Spitfire en photo…). Ensuite, goutage d’un truc super chelou: le sirop d’érable fondu/glacé sur baton en bois. Ca colle aux dents.

Quelques détours plus loin, on me retrouve au Golden Rush en train de savourer ma bière locale, la Yukon Red. La, par pur inadvertance, je croise une fille rencontrée à l’auberge quelques jours avant. Je tape la discut’ pépére style, elle me propose de se joindre à elle. J’accepte et la… boum ! Je tombe sur un super joli brin de fille qui est sa soeur et qui se prénomme Liz. Les deux habitent Vancouver et m’invitent quand je veux. Cool. Bilan de la soirée: beaucoup de bières, des écossais joueurs de cornemuse, des danseuses de french cancan (prononcez cane cane en anglais), des inuits bourrés, des jeux à la con avec une pièce de vingt cinq cents, de la dragouille, un bisou, des adieux dans la rue à trois heures… et un échouage à la Amoco Cadiz dans le canapé de Bruno (Loué soit son Nom dans l’infini temporel). Grosse satisfaction: mon anglais a super bien tenu la route et a recu l’approbation générale. Youpi, pour une fois qu’il y avait pas francophones dans l’entourage.

Réveil à onze heures ce matin, légèrement comateux. Je me réveille, récupère mes affaires et retourne à mon auberge préférée. Je mange mes éternelles nouilles chinoises, mes favorites, squatte un peu le net et m’en vais joyeusement à mon bénévolat. Mais j’ai pas bénévolé, y avait plus rien à faire. Donc j’me suis baladé tranquillement, ai piqué une casquette à l’armée canadienne, regardé des épreuves de jeu sur glace, piqué un deuxième calendrier à l’armée de l’air, regardé des chiens tirer deux cents kilos de farine sans succès. Puis été faire des courses (des nouilles chinoises pour changer). Ce soir, petite sortie au Flipper avec un collègue Pvtiste. Rencontre d’autres collègues Rpistes (résidence permanente, l’eldorato du pvtiste moyen), notamment Sandrine, nimoise exilée super cool. Retour de Simon et Guillaume. Cool aussi. Audrey. Cool. Des inuits bourrés, moins cool. Un bon groupe de folk yukonais. Hype over chébran.

Intense moment de bonheur avec le nouveau passage des french cancaneuses. Nouveau déballage de jambes. Je commence à les connaitre, notamment Vanicious Vanessa et Malicious Melanie. Choc terrible quand ces demoiselles quittent le bar: l’Adriana Karembeu locale me fait un bisou sur la joue en passant. Je ne me laverais plus jamais cette partie du visage. Pour finir en beauté, je me suis retrouvé à danser le rock avec la miss Sandrine. Ca ne m’était plus arrivé depuis longtemps mais apparement j’ai bien fait rigoler le Mamie Club du coin qui m’a félicité après.

J’aime Whitehorse et le Yukon. Suite et fin des aventures demain soir.