Au Nord, c’étaient les moutons

Retour à l’écriture en ce lieu alors que le vent souffle à décorner des boeufs et que je suis réfugié en Couchsurfing dans une colloc’ péruvio-chilio-suisse de la riante cité portuaire de Picton.

Que s’est-il donc passé depuis mon départ de Wellington ? Qu’ai-je fait pendant ma semaine à Wilson Bay ? Où-vais-je donc aller maintenant ?

Tout cela et bien plus encore, à lire de suite ici-même (en plusieurs épisodes !)

Havelock et ses moules vertes

Après une traversée épique en ferry, qui m’a vu comater pendant 3 heures et errer comme une âme en peine sur le gros bateau, c’est avec mon gros sac sur le dos que je me positionne le long de la Queen Charlotte Drive, délicieuse autoroute sinuant le long de la côte et où j’espère bien être pris en stop par une quelconque voiture.

Il se trouve en effet que je dois prendre un bateau pour me rendre dans ma super nouvelle maison à moutons et que ledit bateau ne part que d’Havelock que certains jours dans la semaine (les mardi, jeudi et vendredi pour être précis) et que nous sommes présentement un jeudi. J’ai donc planifié, avec mon souci du détail habituel, de squatter deux nuits là-bas avant d’embarquer pour l’aventure.

Dix minutes d’attente m’ont suffi pour être ramassé par Chris, un joyeux allemand de 37 ans, prof d’anglais de son état et tourdumondiste absolu. Nous passons une grosse demie-heure ensemble à parler du monde, de la vie, des voyages, du Zimbabwe et de la Namibie, où il a eu la chance de se faire courser par un lion affamé et attaquer par un requin (entres autres). Rencontre heureuse et agréable qui se conclut par un café commun et un souhait réciproque de bon voyage.

Je suis donc à Havelock, avec son port, sa rue principale, son supermarché et ses deux bars (je les ai compté !). Je suis frappé par un petit détail: il y a des moules vertes partout et même sur le toit des restaurants. Il se trouve en effet que je suis arrivé, sans le savoir, dans la Capitale Mondiale de la Moule aux Lèvres Vertes, ce qui ne manque pas de me laisser dans état de béatitude absolue (pour le moins). Je repère vite fait une auberge du type YHA, allonge 50 bucks pour deux nuits et part fissa fissa en balade, balade qui se termine en eau de boudin vu que le chemin entamé n’a jamais été terminé par les autorités locales…

C’est donc fatigué (paie ta nuit blanche) que je cours me réfugier dans mon lit pour une sieste salvatrice avant d’aller me péter le bide à coup de frites et de bières dans un rade adjacent où le patron, étonné de voir une tête pas connue, est venu s’enquérir de ma personne tout en disant qu’il ne m’avait jamais vu, qu’ici, c’était un petit village et qu’il espérait que je ne m’embêtais pas…

Havelock

Second jour dans la ville rue principale et strictement rien à faire: temps pourri jusqu’à la moelle, vent, pluie, orage et tout le toutim qui me font décider que mon lit est un endroit particulièrement propice à la reflexion et la détente. Je fis donc acte et squattais un long moment devant le pc, cherchant à vous raconter des trucs mais ayant une flemme terrible de le faire !

Après la pluie, ne vint pas le beau temps, ce qui m’empêcha d’aller bouffer de la moule et me fis dire que, décidément, on ne devrait jamais (ou presque) quitter son pieu !

A suivre dès tantôt: le bateau, l’ile et les moutons

4 thoughts on “Au Nord, c’étaient les moutons

  1. Au nord c’était les moutons,pluie , vent, bière, frites, moules… Tu ne nous aurais pas escroqué? Avoue que tu es quelque part dans le nord pas de calais…

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