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A l’Est de l’Ouest

J’ai enfin pu aller cet après-midi, grâce à la diligence d’une couchsurfeuse locale, explorer Cape Spears, qui était l’une de mes raisons pour viendre à Terre Neuve.

J’ai donc bouffé de la vague énorme, des gros rouleaux se fracassant sur les récifs acérés de la côte septentrionale canadienne (Voyage-Yukon: 2 – 0 Chateaubriand !).

Une espèce d’atmosphère assez démente avec cette mer déchainée, semblant vouloir envoyer paitre l’innocent bateau de pêche que nous distinguions au loin, moi et mes deux pas super girondes acolytes. Juste au-dessus de nous, un phare et quelques restes de bunker de la seconde guerre.

Et pas un chat à l’horizon – excepté celui dont je tolère exceptionnellement la présence dans ma chambre ce soir.

Affûtée comme pas deux, notre Alési locale nous a ensuite amené du côté Petty Harbor, un petit village de pecheurs tout ce qu’il y a de plus néofinnois: son port, ses bateaux, ses vieilles maisons penchées, son pub et… ses phoques !

Oui. Des phoques. Des Harp Seal (ou phoques du Groenland).

L’un des bestiaux qui manquait à mon bestiaire canadien.

Telles de grosses larves, Madame et son petit végétaient/digéraient allongés de tout leur long, battant lamentablement des nageoires et nous regardant d’un air incontestablement bovin.

J’en déduis donc par la présente que le Phoque est à la mer ce que la Vache est à la terre. Un gros bestiau super inoffensif mais qui attire immanquablement la sympathie des touristes de passage (moi par exemple !).

J’ai donc mitraillé les deux bestiaux à coup de Phoque You et d’appareil photo.

Puis tout dans ce bas monde ayant un terme (sauf les impôts en ayant quatre paraît-il), nous avons du nous en retourner vers Saint John’s.

Bilan de la journée: des gros bestiaux, un lieu de plus à mon atlas canadien et un bon gros hamburger que je me suis ingurgité au Follys ce soir pour me faire plaisir.

Vous pourrez profiter de la petite galerie de photos que j’ai ajouté – toujours au même endroit !

Pour conclure ce bien bel article animalier, veuillez prendre note d’une probable absence de nouvelles en ce lieu for a couple of days, cela du à un gros bordel ambiant à coup de billets d’avions et de transit montréalien futur.